Test – Vanquish Remastered, toujours aussi bon même réchauffé ?

«La crème fraîche des jeux d’action» , - 1 réaction(s)

10 ans déjà... C’est que ça pousse vite ces bêtes là ! On joue, on joue et en un rien de temps c’est déjà en version remasterisée ! Comment qui ça ? Vanquish voyons ! Mais si, Platinum Games, Shinji Mikami, shooter ultra nerveux… Bon, ben si tu connais pas, je m’en vais te rafraîchir la mémoire !

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Sam, attends ! L’élastique !

C’EST PAS DE LA TARTE

Qui zi viennent !
Qui zi viennent !

Il est vrai qu’il y a 10 ans de cela, Platinum Games était une jeune équipe qui avait le vent en poupe. Après Madworld et surtout Bayonetta, l’annonce de la collaboration entre le studio et un certain Shinji Mikami avait fait péter pas mal de braguettes. Vanquish n’est pas, comme son nom l’indique, une simulation de vente de tarte aux lardons mais plutôt un shooter survitaminé qui peut faire passer n’importe quel épisode de Gears of War pour un point’n click. Pourtant, malgré un bon succès critique et des ventes correctes, le soufflé est assez vite retombé sans qu’aucune suite ne soit envisagée, du moins jusqu’à présent.

Vas-y Chewie ! Euh... nan, rien.
Vas-y Chewie ! Euh... nan, rien.

Pour ceux qui seraient donc passés à côté du titre à l’époque, faisons un petit rappel du contenu. Comme l’histoire est un éternel recommencement, la relation entre les U.S.A. et la Russie a fini par se dégrader ; à tel point qu’un groupe de radicaux soviétiques baptisé Russian Star s’est emparé d’une arme capable de canaliser l’énergie solaire, qu’il utilise pour rayer San Francisco de la carte. Même Roland Emmerich a trouvé ça abusé. La Présidente Américaine envoie donc son meilleur agent à la rescousse, Sam Gideon, sorte de Solid Snake en armure augmentée, avec la lourde tâche de sauver le monde. Pas besoin de s’attarder plus longuement sur le scénario, tant il ne représente que 10% de l’intérêt du jeu. À y regarder de plus près, il peut vraiment faire penser à du Metal Gear en un peu plus nanar. Nanar somme toute assumé, quand on voit Sam allumer une clope à la moindre occasion, ou son acolyte Burns (un swap color de Barret de FFVII) meugler absolument toutes ses répliques, ce qui donne à Vanquish un côté série B pas déplaisant.

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Oui, vos semelles sont très propres

GRATINÉ À SOUHAIT

Ce ne sont donc pas la VF abusée ou la direction artistique monochrome qui ont valu les louanges de la presse spécialisée, mais sans aucun doute son gameplay assorti d’une action non-stop. La trouvaille majeure de Vanquish est sans nul doute l’ARS, à savoir l’Augmented Reaction Suit, ou la Combinaison de Réaction Augmentée pour les amateurs de Google Trad. Développé par la DARPA (coucou Metal Gear), cet exosquelette permet, en plus de donner un look de ninja métallique néo-futuriste (re-coucou Metal Gear), d’effectuer tout un tas de cabrioles et de ralentir le temps. En effet, juste après une roulade ou une glissade, viser avec son arme déclenche un bullet time bien utile pour dézinguer tout ce qui bouge un peu trop vite. Et Dieu sait qu’il y en a des machines à défoncer dans les 5 actes de l’aventure !

Séance stretching
Séance stretching

Il est rare encore aujourd’hui de retrouver autant d’action bourrine et continue dans une production récente, à part peut-être chez… Platinum Games. Véritable marque de fabrique du studio, force est de constater que le cocktail fonctionne toujours aussi bien. Tout s’enchaîne frénétiquement, à tel point que la faible durée de vie (un peu moins de 10 heures) n’est pas foncièrement un défaut. Car si il fallait le double d’heures de jeu pour venir à bout de Vanquish, ce serait avec une hémorragie des globes oculaires en prime. La difficulté provient surtout du nombre d’ennemis à abattre et de la quantité de projectiles qu’on se mange en pleine poire, notamment dans les combats de boss. Niveau visibilité, ça peut vite ressembler à une bouillie de gris béton et d’explosions si on ne plisse pas un peu les yeux, tout en abusant du mode ralenti. Fort heureusement, Vanquish possède encore certaines qualités techniques appréciables !

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T’en penses quoi du quartier ?

Y’AURA PAS DE RAB

Ta cote a baissé, Argus !
Ta cote a baissé, Argus !

Car oui, déjà à l’époque, le soft avait été acclamé pour sa fluidité à toute épreuve, même dans les missions les plus pétaradantes. En 2020, la maîtrise du moteur Havok force encore le respect. Le Remaster affiche fièrement sa 4K et ses 60 fps, renforçant ce qui était déjà très propre en 2010. Comme dit précédemment, le jeu possède une direction artistique composée majoritairement de variantes de gris, donc ne vous attendez pas à prendre de nouvelles couleurs plein les mirettes. En revanche, la modélisation des personnages, la précision des arrière-plans et la résolution des textures ont significativement gagné en définition. Bizarrement, il n’y a que dans certaines cutscenes que l’on déplore des ralentissements, alors que le moteur in game reste fluide à toute épreuve. Niveau contenu, vous aurez stricto sensu le même jeu que la galette 360, garni tout de même des quelques armes supplémentaires sorties en guise de DLC.

Le coin des chasseurs : Il faut être un joueur chevronné et adepte du scoring pour obtenir les 50 succès / 1000G de Vanquish. Outre les principales récompenses de fin de mission et de fin de jeu, la plupart des autres consistent à tuer un nombre assez conséquent d’ennemis, de finir le jeu en Difficile (bon courage) ou de tirer sur toutes les statuettes de Pangloss, bien galère à repérer dans le feu de l’action !

Bilan

On a aimé :
  • Joli remaster à la fluidité exemplaire
  • L’action frénétique
  • La combinaison ARS
  • Le duo Vanquish et Bayonetta
On n’a pas aimé :
  • Quelques ralentissements étranges lors des cutscenes
  • Parfois bien bordélique
  • Pas de bonus, d’artwork ou de contenu inédit
C’est dans les vieux plats qu’on fait les meilleures quiches

En 2010, Vanquish était un cocktail survitaminé d’action et de shoot, nerveux et bien dosé. Dix ans après, la recette a toujours autant de goût, grâce à la saveur toute particulière des productions de Platinum Games. Ce remaster propre, d’une fluidité exemplaire, ne révolutionne en rien le titre original mais reste le meilleur moyen pour les néophytes de découvrir le meilleur des titres du studio japonais. D’autant plus qu’il a l’avantage d’être accompagné du remaster de Bayonetta, pour un prix raisonnable. Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai bien envie d’une quiche maintenant !

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Bayonetta & Vanquish 10th Anniversary Bundle

Bayonetta & Vanquish 10th Anniversary Bundle
PEGI 18 Langage grossier Violence

Genre : Action

Editeur : SEGA

Développeur : PlatinumGames

Date de sortie : 18/02/2020

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4

1 reactions

krapice

14 mar 2020 @ 09:36

Toujours aussi bon, dommage que l’optimisation one x ne soit pas aux petits oignons ! Et bayonetta reste une tuerie a faire, et en plus on profite d’un fort jolie steelbook pour accompagner le tout !