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Test – Killer Klowns From Outer Space : The Game – Cirque mortel, entre rires et larmes

Test – Killer Klowns From Outer Space : The Game – Cirque mortel, entre rires et larmes
KatiePar
Le 16 juin 2024
Le 16 juin 2024

Un multijoueur asymétrique qui a plus d’un joker !

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Les clowns, mystérieux et intemporels, exercent une fascination ou une terreur qui ne laisse personne indifférent. Véritables figures emblématiques, ils suscitent aussi bien le rire que l’effroi. Au cinéma, ils sont souvent dépeints sous des traits maléfiques, à l’instar du célèbre film d’horreur “Ça”, basé sur le roman de Stephen King.

Killer Klowns From Outer Space est une adaptation du film américain éponyme sorti en 1988. Développé par Illfonic Teravision Games et édité par Illfonic Publishing (connus notamment pour Friday The 13th The Game et Ghostbusters Spirits Unleashed), il est le fruit d’une collaboration avec les créateurs originaux du film. Dans ce long métrage, des extraterrestres tentent de conquérir la Terre, sous l’apparence de clowns, avec l’intention d’éradiquer l’humanité. Malgré son statut de film de série B, il s’est toutefois démarqué par son originalité et est devenu culte. Avec l’accès anticipé aimablement proposé par l’éditeur, le moment est venu de faire tomber les masques ! Saurez-vous réveiller le clown qui sommeille en vous ?

Sous le chapiteau de l’horreur : clowns à la coupe

Killer Klowns From Outer Space : The Game est un jeu multijoueur coopératif à la troisième personne qui oppose trois clowns aliens à sept humains. Tout comme dans le film du même nom, l’action se situe dans la petite ville américaine de Crescent Cove, et mêle science-fiction, horreur et comédie. La mission des clowns consiste à “récolter”, c’est-à-dire à chasser et exterminer la race humaine, tandis que les terriens tentent d’échapper à leurs envahisseurs. Les affrontements se déroulent en sessions de quinze minutes, au terme desquelles le pouvoir suprême et mortel des clowns, la “klownpocalypse”, est inévitablement déclenché.

L’arène des bouffons, à en mourir de rire ?

Le choix du mode de jeu a un impact significatif sur l’expérience globale dans Killer Klowns From Outer Space : The Game. Illfonic propose plusieurs alternatives, des parties privées, des sessions solo contre des bots, entre amis et le mode “quickplay” pratique pour rejoindre des parties publiques.

Jouer contre des bots peut sembler peu stimulant en raison d’une intelligence artificielle basique, mais c’est un excellent moyen de s’entraîner avant de se mesurer à d’autres joueurs. Le jeu autorise également le crossplay, avec la possibilité de le désactiver, et comble automatiquement les places vacantes avec des bots si le nombre de joueurs n’est pas suffisant.

Le terrain de jeu est composé de cinq cartes, assez spacieuses. En session privée, on peut choisir la carte souhaitée, mais en public, la sélection des map est aléatoire. Il en va de même pour l’attribution des rôles, laissant le hasard décider si on incarne un humain ou un clown, quel que soit le mode de jeu.

Jongler avec la mort : les clowns assassins

Lorsqu’on endosse le rôle d’un clown, on profite d’un gameplay amusant et varié. Leur arsenal, inspiré de l’univers du cirque, comprend des armes loufoques comme un pistolet à rayon de barbe à papa, un fusil à pop-corn, un maillet pour étourdir les adversaires, et cela n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend. Quand un clown est tué, il n’est pas fini, car il revient à la vie après un délai de quarante-cinq secondes.

Chaque clown peut s’équiper de deux armes et est doté de capacités spéciales appelées les “klownalitées”. Une fois ces habiletés activées, il bénéficie d’un avantage considérable. Le saut du clown, par exemple, permet de bondir rapidement d’un point à l’autre sur la carte, idéal pour poursuivre un fuyard ou pour explorer au plus vite l’environnement. Le leurre hypnotique attire les survivants tandis que des ballons en forme de chiens pistent les fuyards. Ces compétences se rechargent avec le temps, prêtes à être déployées à nouveau.

Il existe cinq classes distinctes de clowns (où d’archétype) : Ranger, Pisteur, Trappeur, Tank et Bagarreur offrant chacune des options de configurations spécifiques et un style unique. La personnalisation va au-delà des armes et des compétences avec des cosmétiques colorés et rigolos qui apportent une touche d’humour et de fantaisie (maquillage, coupes de cheveux, vêtements…). Ces options s’étoffent progressivement, se débloquant à mesure que l’on gagne en expérience et que l’on gravit les échelons, ce qui se fait assez rapidement.

Une fois les humains piégés, ils sont soit massacrés, soit enfermés dans des cocons sucrés de barbe à papa. L’objectif est de brancher ces cocons à des générateurs, créant ainsi des serviteurs du nom de laquets, qui agissent comme des radars, révélant la position des humains et les prenant pour cible. Lorsque suffisamment de générateurs sont chargés, on peut activer de manière prématurée la “klownpocalypse”, qui précipite la fin de la partie.

Lorsqu’un clown porte le coup fatal à un adversaire, il déclenche une “klownality”, à la façon des célèbres fatalities de Mortal Kombat, dévoilant des séquences animées pleines d’humour qui rappellent celles du film, pour notre plus grand plaisir.

Ensemble, on est plusieurs, ou presque !

Pour les humains, révéler la carte est important pour localiser les issues de secours et optimiser les chances de fuite, qui est le seul moyen de survie. À l’image des clowns, les humains se déclinent en cinq archétypes distincts : Athlétique, Rebelle, Héroïque, Ingénieux, et Endurant. Chacune de ces spécificités influence la santé, l’endurance, l’agilité et la force du personnage. De plus, des skins modifiables offrent un bel éventail de tenues et d’emotes, pour une identité visuelle propre à chaque joueur, tout comme pour les clowns.

L’exploration minutieuse de conteneurs et la visite approfondie des habitations sont vitales pour dénicher divers équipements, allant des trousses de soins, aux armes défensives (couteau) ou offensives (pistolet), sans oublier les composants pour s’échapper (clé, boussole, etc). Cependant, avec un inventaire restreint à seulement quatre emplacements, la sélection d’objets est une stratégie en soi. Il faut aussi considérer la durabilité des armes qui, tout comme celles de Zelda Breath Of The Wild, subissent l’usure et se cassent, et qui nécessitent donc une gestion attentive.

Le titre nous offre plusieurs scénarios d’évasion, parmi lesquels l’ouverture de bunkers, l’activation de portails, le forçage de sorties scellées ou l’échappée maritime, à condition de collecter tous les éléments demandés. Ainsi pour remettre en état un bateau, il est impératif de trouver un jerrican de gasoil et une bougie d’allumage. L’accès à un bunker nécessite un bidon d’essence pour démarrer le générateur et une carte magnétique pour déverrouiller la porte. Ces énigmes matérielles constituent une bonne dose de défi et de réalisme.

À chaque joueur sa tactique, certains privilégient la discrétion et l’autonomie, se cachant dans des bennes à ordures ou se glissant silencieusement par la fenêtre d’une maison, pour se mouvoir sans attirer l’attention. D’autres préfèrent la collaboration, se déplaçant en groupe et combinant leurs efforts pour s’entraider et orchestrer des évasions audacieuses. L’unité et la cohésion sont souvent la clé du succès et demande une communication claire et une stratégie réfléchie pour une synergie de groupe efficace et gratifiante. C’est pourquoi jouer entre amis est si plaisant car la coordination est simplifiée, bien que l’expérience varie en fonction des compagnons de jeu rencontrés.

Lorsque notre personnage succombe, on perd tout notre inventaire et on passe en mode spectateur. Cela nous offre la possibilité, facultative, de participer à des mini-jeux en 2D, tels que le fameux Simon (jeu électronique basé sur la mémoire très populaire dans les années 80, pour les plus jeunes d’entre vous), le tir aux ballons, l’écrase clowns. Gagner ces jeux nous récompense d’une carte bonus que l’on peut soit conserver, soit donner à un équipier encore en lice, lui donnant ainsi un petit coup de pouce. Cette fonctionnalité astucieuse permet de rester impliqué dans le jeu, même après une élimination précoce, et de soutenir notre équipe. Même si cela peut devenir répétitif, c’est une belle manière de rester actif. De plus, l’activation de la machine à résurrection par un joueur donne à tous les humains tués une seconde chance de revenir dans la partie, mais elle ne peut être utilisée qu’une seule fois.

Farces en piste, la magie du cirque

Les décors du jeu, fidèles à ceux du film d’origine, regorgent de charme et d’authenticité. Le parc d’attractions et le chapiteau, en particulier, offrent aux fans un doux sentiment de nostalgie réconfortante, et aux nouveaux joueurs, une exploration intrigante. Les effets de lumière, qu’il s’agisse d’un clair de lune, de l’éclat d’un coucher de soleil, ou de l’aura mystérieuse d’un brouillard, sont particulièrement bien réussis et renforcent une ambiance qui oscille entre le merveilleux et le sinistre. L’attention portée aux détails et les jolis graphismes rendent l’expérience visuelle attrayante et agréable à l’œil.

Les clowns extraterrestres, avec leurs maquillages aux couleurs vives, dissimulent leur nature sanguinaire sous des sourires exagérés et ajoutent une dimension horrifique savoureuse. Les cinématiques, truffées d’humour noir et de “klownalités”, enrichissent considérablement l’oeuvre. La variété du gameplay, dans la peau d’un clown ou d’un humain, est bien pensée et est propice à des heures de complicité entre amis, et répond bien aux attentes de convivialité et d’amusement.

Les effets sonores bien retranscrits contribuent de manière significative à notre immersion. Les bruitages distinctifs, comme les “pouets pouets” annonçant l’approche des clowns, instaurent une atmosphère ludique et inquiétante. Les sons spécifiques produits par les armes et les diverses actions des humains servent non seulement de repères auditifs stratégiques, mais ajoutent également un réalisme appréciable.

La bande-son, interprétée avec brio par le groupe américain The Dixies, insuffle une énergie communicative qui s’accorde à merveille avec le ton excentrique et déjanté du jeu. En reprenant le thème musical iconique de l’œuvre cinématographique, elle évoque la nostalgie des années 80. Ainsi, pour les fans du film, le jeu promet d’être une extension naturelle de cet univers et il y a de grandes chances que vous soyez conquis.

Nez rouge, nuit noire et cauchemars en piste !

Néanmoins, le titre souffre de quelques problèmes techniques avec des personnages qui se retrouvent souvent coincés dans le décor, gênant les courses poursuites. Un manque de fluidité est notable lors de la fouille, en tant qu’humain, en mode furtif (accroupi), on se relève automatiquement. Cela nous oblige trop souvent à réajuster notre position. Parfois, des problèmes d’interaction surviennent avec les objets lorsqu’on tente de les collecter, ce qui peut être pénalisant. De plus, les déplacements des clowns sont un peu lents et manquent de précision, ce qui affecte la dynamique des combats. Enfin, nous avons également noté des soucis de clipping, tels un bras ou une tête de clown qui disparaissent dans une porte.

Par ailleurs, l’équilibre des forces entre les clowns et les humains est un point délicat. Les clowns, dotés d’une force supérieure, semblent avoir le dessus, tandis que les humains, malgré leur agilité, sont défavorisés par leur vulnérabilité et un arsenal limité, ce qui réduit leurs chances de succès. Cette disparité peut engendrer une certaine frustration. De petits ajustements liés aux capacités spéciales, à la vitesse de déplacement ou une meilleure gestion de l’inventaire pourraient être des solutions potentielles.

Par ailleurs, le gameplay actuel manque un peu de fraîcheur et donne une sensation de redite, surtout pour ceux qui ont déjà joué à Dead By Daylight. En somme, le titre ne brille pas par son originalité, ce qui le rend prévisible. De plus, la difficulté accrue lorsqu’on joue un humain en solo tend à restituer une expérience moins motivante. On note aussi l’impossibilité de changer de classe de personnage entre les sessions, sans revenir au menu principal, une contrainte qui nuit à l’immersion.

Enfin, le mode de jeu actuel, bien qu’immersif, peut mener à une certaine répétitivité qui risque de lasser. Des mises à jour incluant des correctifs et des nouveautés sont essentielles pour maintenir l’intérêt des joueurs. Le titre est disponible sur Xbox Series X|S, Xbox One, PC, Playstation 5 et Playstation 4.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur

Le Bilan

On a aimé 

  • Des graphismes assez jolis
  • Le gameplay personnalisé clowns/humains
  • Très fun à jouer entre amis
  • Fidèle au film des années 80
  • Les klownalities
  • Les mini-jeux
  • Quelques bugs techniques
  • De petits ajustements à revoir
  • Revenir au menu pour changer de classe
  • La répétitivité

Conclusion du test de Killer Klowns from Outer Space

Le carnaval sanguinaire fait son show !
Killer Klowns From Outer Space : The Game est une expérience multijoueur asymétrique qui rend hommage au film culte de 1988, mêlant habilement horreur et humour noir. Bien que le jeu ne révolutionne pas le genre et présente quelques soucis techniques, il se distingue par des graphismes séduisants, un gameplay dynamique et des cinématiques clownesques burlesques, un combo parfait pour des soirées entre amis. On espère que des mises à jour fréquentes et conséquentes viendront enrichir cet univers divertissant.

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Killer Klowns from Outer Space

Date de sortie : 04/06/2024

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