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Test – The Hip Hop Dance Experience

Test – The Hip Hop Dance Experience
Le 10 décembre 2012
Le 10 décembre 2012

Si tu kiffes le Rexona, gars, tu lèves bien haut les bras

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En marge de sa série phare Just Dance, Ubi se spécialise avec la franchise « The Experience ». On a déjà eu Michael Jackson, The Black Eyed Peas, et cette fois ce n’est pas un artiste qui est mis à l’honneur, mais un style, avec le Hip-Hop. Autant dire qu’on peut s’attendre à des chorégraphies qui bougent, en tout cas plus que si le jeu s’était appelé « Slow de fin de soirée, The Experience ».

L’air de rien, c’est un peu une mise à jour interactive de l’émission légendaire animée par Sydney…Alors on y va : « H-I-P….H-O-P… »

A l’Ouest, rien de nouveau

La première chose que tout amateur de hip-hop va faire, c’est bien entendu de parcourir la tracklist et ses 40 titres, et comme on pouvait s’y attendre c’est une certaine vision du Hip-hop qui est représentée. Sans doute pour le plus grand bonheur des auditeurs de Skyrock, c’est le style Côte Ouest qui est sur-représenté. Même les artistes venant d’ailleurs sont représentés par des morceaux de leur période West Coast (traduire : pour se faire plus de blé ils sont allé à la facilité, et c’est ce qu’ils ont fait de moins bon). Malheureusement, pas un seul morceau en Français ne viendra égayer la tracklist.

Les grosses bagnoles, un cliché respecté

Chris Brown, Da Brat, Lil Wayne, Pitbull, Snoop Dog…Voilà un florilège de noms qu’on retrouve ici. Pour se donner bonne conscience, on écoutera Run DMC (It’s Tricky) et le classique Rapper’s Delight, mais il ne faut pas espérer croiser un Smiff’n Wesson ou un Mobb Deep et leurs beats qui claquent, Un Wu-Tan Clan pêchu de la bonne époque, ou bien un flow ragga de KRS-One sur une piste d’un album de BDP…Pas non plus de morceaux de la grande époque Native Tongue (A Tribe called quest, De la Soul, Jungle Brothers, Leaders of the New School, Black Sheep). Pourtant, un bon vieux Say No Go aurait de l’allure et pourrait permettre des chorégraphies complexes. On oubliera également toute la nouvelle vague plus actuelle de rappeurs qui n’hésitent pas à mixer les styles et à injecter une bonne dose de rock dans leurs morceaux (Non Phixion avec Necro et Ill Bill en particulier, Cage et Special Teamz…). Pas non plus un seul morceau des Beasty Boys, alors que dans n’importe quelle soirée leurs plus gros tubes font se lever tout le monde.

A la place, du R’n’B, et même de la dance avec LMFAO.

On ne va pas s’étendre, l’appréciation d’une tracklist étant forcément très subjective. Vous aurez bien compris que ce n’est pas la tasse de thé de votre serviteur. Que voulez-vous, quand je vois Hip-Hop, je regrette qu’on réduise cela à ce qu’il y a de plus commercial. Pour d’autres, j’imagine que cette tracklist sera excellente, puisqu’après tout elle offre des beats qui permettent de bien bouger quand même. C’est juste dommage que le titre ne soit pas un peu plus précis pour indiquer ce qu’il contient vraiment : Le Hip-hop est tellement vaste qu’on s’attend forcément à ce que toutes ses variantes soient représentées.

Just Dance, Yo

Il n’y a pas pléthore de modes de jeu, juste l’essentiel. Après la sélection de la chanson souhaitée, on choisit le niveau de difficulté (avec soin, nous allons y revenir), et c’est parti.

Comme pour le jeu Black Eyed Peas, on fait face à un danseur, et notre avatar est représenté de dos. Le principe est excellent, facilitant grandement la lecture des mouvements. Chaque pas à venir apparaît sous forme d’une icône, comme dans tous les jeux de danse, mais cette fois elle est animée, ce qui est à nouveau une excellente idée, puisque cela permet de nettement mieux l’appréhender, surtout quand on lance une chanson pour la première fois.

Décor plus psyché que Hip-Hop

La grande difficulté du jeu est le sujet traité : le Hip-Hop n’est pas exactement la danse la plus abordable. Contrairement à la Dance où on peut trouver de nombreux pas accessibles à des débutants, pour le Hip-Hop on arrive vite à des pas à la limite de l’acrobatie. C’est également un style dont le principe de base est la fluidité dans les enchaînements. Des trois modes de difficulté, on favorisera fortement le « normal », même s’il demande déjà pas mal d’efforts à l’apprenti danseur. En effet, en Novice, les pas sont simples (et très caricaturaux des poses de rappeurs), mais mécaniques : on n’a pas vraiment l’impression de danser le Hip-Hop. En difficile, les chorégraphies sont bien meilleures, mais il faut déjà avoir un sacré niveau pour suivre ! Seule la difficulté intermédiaire offre un bon compromis, avec des chorégraphies qui commencent à ressembler à quelque chose, et une difficulté accessible (avec de l’entraînement tout de même !). Cela restera sportif, d’ailleurs le jeu vous demandera à mi-chanson de vous reposer un peu en regardant le danseur s’éclater à l’écran. Si vous arrivez à assurer dans ce niveau de difficulté, vous pourrez sans problème flamber en boîte !

Sucker MC

Il est probable que l’essentiel du budget de développement de ce jeu soit allé dans l’achat de droits d’exploitation des morceaux présentés, car par ailleurs la réalisation n’est pas d’un très haut niveau.

La force du jeu est de s’appuyer sur le moteur maison, largement maîtrisé avec tous les jeux de danse déjà sortis. On a donc droit à une très bonne animation, et à une détection équivalente à ce qu’on a sur Just Dance, c’est-à-dire tout à fait convenable et permettant de s’amuser sans problèmes. Elle est juste assez pointilleuse pour ne pas laisser le joueur faire n’importe quoi devant sa télé.

Pour le reste, c’est le service minimum. La navigation dans les menus avec Kinect fait un retour en arrière par rapport aux jeux dernièrement sortis, et il n’y a pas de reconnaissance vocale, qui serait pourtant très pratique pour la sélection des morceaux. Après une série de jeux intégrant très bien la voix, je dois avouer que j’ai fait plusieurs tentatives ridicules en invectivant ma console de plus en plus fort (« X-BOOOOOOOX »), avant de me rendre à l’évidence.

Graphiquement aussi, c’est le service minimum. Contrairement à Black Eyed Peas qui avait bénéficié d’une mise en scène et de graphismes élaborés, ici on a un habillage simpliste, les images des clips en fond, et des danseurs au look souvent discutable et peu en relation avec le double H. Si on ne demande pas à un jeu de danse de briller techniquement d’un point de vue graphique, l’univers du Hip-Hop est largement assez riche pour donner matière à des décors plus élaborés.

Naturellement, rien à dire sur le son, efficace, ce qui tombe bien puisque c’est bien ça qui est le cœur du jeu.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le principe de jeu thématique
  • Les icônes animées
  • Le danseur vu de dos
  • La tracklist seulement orientée West Coast et R’n’B
  • Réalisation minimaliste
  • Navigation basique avec Kinect

Conclusion du test de The Hip Hop Dance Experience

Cause you can’t, you won’t and you don’t stop
C’est un peu par provocation que je mets une citation de Sure Shot des Beasty en titre de cette conclusion, car c’est l’illustration de ce qui manque à ce titre pour proposer un panorama complet du style traité. Il faut donc le savoir, le jeu s’appelle Hip-Hop Dance The Experience, mais il devrait en fait s’intituler « Hip-Hop West Coast and R’n’B dance the experience ». Si c’est le son que vous aimez, alors vous passerez outre le service minimum de la réalisation pour retrouver des sons et des chorégraphies qui vous correspondent.

L
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The Hip Hop Dance Experience

Développeur : Ubisoft
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 15/11/2012

commentaire

1 Commentaire
K
kereros
10 décembre 2012 18h19

Oula, moi qui pensais m’y connaitre un peu en hip hop, j’ais été ridiculisé par le paragraphe 3 de la page 1. Les plus vieux que je connais son sugarhill gang.

Mais sinon je pense me le prendre en ocaz quand j’aurais trouver un moyen de faire assez de place dans ma chambre ^^.
Y a déjà dance central 2 qui prend la poussière depuis le déménagement u_u

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