Publicité

Test – Skylar & Plux : Adventures on Clover Island

Test – Skylar & Plux : Adventures on Clover Island
R
Par
Le 30 juin 2017
Le 30 juin 2017

Prenez de la hauteur

Partager cet article :

Évacuons tout de suite la question : Oui, visuellement, Skylar & Plux fait beaucoup penser à la série Ratchet. Ce n’est pas forcément une bonne chose, d’autant moins quand le testeur n’a aucune affinité pour cette série ! Mais après tout, des jeux qui s’inspirent d’autres jeux, il y en a des milliers, et ce n’est pas pour autant qu’ils ne sont pas intéressants ! Alors laissons sa chance à ce Skylar !

Mignon power

Saloperie de robot !

L’histoire de Skylar présente un intérêt très mineur et relève plus de l’habillage qu’autre chose. On prend le contrôle de Skylar, une chatte humanoïde, capturée par un grand méchant qui veut lui effacer la mémoire pour en faire une sorte de super-héroïne (enfin, je suppose, ce n’est pas très clair !). Heureusement, elle s’échappe, et débarque sur la planète voisine où elle va faire la connaissance de Plux, un oiseau bavard dont la seule utilité est…qu’il est bavard. Il va nous expliquer que cette planète est en danger et que ses habitants ont été faits prisonniers par le grand méchant et son armée de robots. Immédiatement, parce que c’est comme ça, Skylar va tout mettre en œuvre pour libérer les opprimés et pour botter le cul du tyran !

C’est parti pour un jeu de plateformes avec un peu de beat’em all. Le gameplay est très classique, avec tout ce qu’on a déjà vu 2000 fois : saut, double saut, quelques attaques différentes. Pas besoin de tutoriel, on sait déjà jouer avant même de commencer. Heureusement, les capacités spéciales de l’héroïne se débloquent lors de sa progression dans les trois mondes pour renouveler un peu tout ça. C’est d’abord le grappin qui fait son apparition, puis la capacité à ralentir le temps, et enfin l’attraction magnétique. Et ça fonctionne plutôt bien ! Alors que le début du jeu part sur des bases d’une banalité à hurler, peu à peu quelques originalités s’invitent à la fête. Certes, ce ne sont pas les idées de l’année, mais l’utilisation de ces capacités est bien vue (on ralentit des plateformes qui tournent sur elles-mêmes, on crée des plateformes en attirant des débris…), celles-ci se cumulant pour un résultat plaisant et efficace.

Le jeu est très court (environ 3-4 heures de jeu), mais se parcourt avec un vrai plaisir, d’autant plus que la difficulté, pratiquement absente au début du jeu, vient légèrement se corser dans le troisième monde pour donner juste ce qu’il faut de challenge. Entre les couleurs vives, les personnages mignons, et cette difficulté qui rend le jeu très accessible, il est bien évident que le public visé est probablement les jeunes joueurs. Mais cela n’empêche pas qu’on prenne plaisir à le parcourir !

Là-haut sur la plateforme

Pose classe en hauteur

Techniquement, Skylar pourrait être qualifié de « suffisant ». Il n’y a aucune prouesse à l’écran, mais pas non-plus de faiblesses, si ce n’est quelques bugs mineurs qui n’entachent pas l’impression générale. Tout est correct, sans plus, y compris les musiques. On regrettera juste, mais ce n’est pas négligeable, un design des personnages bien faiblard, l’ensemble manquant définitivement de personnalité. À l’inverse, on peut souligner un point qui est une réussite : le level design. Bien que le trajet soit globalement balisé, il y a juste ce qu’il faut d’idées pour donner une impression de grandeur. Mais surtout, le titre a été conçu pour exploiter au maximum la verticalité, dans une grimpette permanente qui nous mène à des hauteurs enivrantes. Regarder du sommet tout le chemin parcouru donne un sentiment de satisfaction évident, en particulier dans les deux premiers mondes. Ce n’est pas forcément suffisant pour faire de Skylar & Plux un titre inoubliable, mais à la fin du jeu, on se surprend malgré tout à regretter qu’il ne soit pas plus long, ce qui est le signe qu’on a passé plutôt un bon moment.

Le Bilan

On a aimé 

  • La verticalité des niveaux
  • Gameplay classique mais efficace
  • La progression de la difficulté.
  • Un chara design sans personnalité
  • C’est très court
  • Peu d’originalités

Conclusion du test de Skylar & Plux: Adventure on Clover Island

Agréablement ordinaire
Skylar & Plux fait partie de cette catégorie de jeux qu’on pourrait qualifier de «pas désagréables sans être marquants». Il y a bien quelques éléments qui sont au-dessus de la moyenne, mais tout autant qui sont en dessous. Même dans cette catégorie, il y a les titres qu’on n’a aucun intérêt à faire et ceux qui se révèlent en fin de compte plutôt agréables et qui remplissent leur office de passe-temps. C’est le cas ici, avec un jeu qui fait oublier ses faiblesses (sa durée de vie, l’absence de charisme de ses personnages) grâce à de véritables qualités : des niveaux bien conçus, un gameplay qui fonctionne et une difficulté progressive accessible.

R
Je suis le doyen des jeux vidéo d'internet ! Mon boulot pour Xboxygen, c'est me prendre la tête tous les mois sur un sujet tordu dans mes éditos, et tester tous les jeux qui me passent entre les mains.
Partager cet article

Skylar & Plux: Adventure on Clover Island

Développeur : Right Nice Games
Éditeur : GRIP Digital

commentaires

2 Commentaires
B
bangy78
1 juillet 2017 21h02

On attends une baisse de prix pour ce rachet like

K
kalud
2 juillet 2017 0h13

J’en avais pas entendu parler mais en période creuse je me laisserais tenter.

Accueil » Tests » Test – Skylar & Plux : Adventures on Clover Island