Test – Deadpool

Chimichangas !
Une majorité du grand public pense que Spiderman est le personnage comique de l’Univers Marvel. Mais ils se trompent lourdement. Il est certes souvent confondu avec l’alter ego de Peter Parker, mais il n’en est ri..
-Hey ! Toi le scribouillard ! Qui est ce naze qui croit que je suis ce geek de Peter Parker, que je le découpe en dés ?! Allez dégage, c’est moi, Deadpool, qui prend le contrôle de ce test pour réparer cette injustice et parler de mon méga jeu !
-Mais…
-Discute pas et vas me préparer des chimichangas le temps que je fasse le meilleur test pour ce site minable !
-Mais, Monsieur Deapool, qui va s’occuper de vos fans à gros seins en attendant ?
-Tu as raison ! Elles ont besoin de moi pour survivre ! Écris-moi un super truc pendant que je vais me sacrifier a prendre du plaisir avec ces beautés.
Mer il et fou !

Deadpool est le personnage de Marvel bien trop délaissé comparé aux éternels Spiderman, X-Mens, et autres Avengers. Et pourtant son histoire est à la fois passionnante et profonde. Alors que son film traîne depuis un bon moment, sa seule représentation sur le grand écran était plus qu’irrespectueuse vis à vis du personnage. Rappelez-vous : le film X-Men Origins : Wolverine, où Wade après 1 minute au total à l’écran sur tout le film, ne devient rien de plus qu’un pantin sans âme sur la toute fin (Oups ! Spoiler !).
Avant de nous pencher sur le jeu, découvrons un peu qui est Deadpool afin de comprendre qui est cet énigmatique personnage, et de voir si le jeu est fidèle au modèle en comics.
Le mercenaire connu aussi sous le nom de Wade Wilson était un méchant adepte des pistolets et des sabres. Jusqu’au jour où les médecins lui ont diagnostiqué un cancer au stade terminal. Se sachant condamné, il tenta son dernier espoir de survie : rentrer dans le programme Weapon X, celui qui cherche à créer des super soldats et a fourni les griffes à Wolverine. Les scientifiques injectèrent donc le facteur de guérison de Wolverine sur Wade. Cette injection a eu plus d’effet que ce qui était escompté, puisque le facteur de guérison à littéralement déchiqueté le cancer, et au passage le corps de Wade. Mais comme le facteur de guérison fonctionne, aussitôt détruit, aussitôt régénéré. Ce cercle de mort et de résurrection continue indéfiniment dans le corps de Wade, la douleur ne cessant ainsi jamais. Il est devenu après cette procédure, non seulement immortel, mais aussi totalement déglingué du ciboulot à cause de cela, et cela ne va pas en s’arrangeant.

Les vieux diraient qu’il a un petit vélo dans la tête, les jeunes, qu’il est totalement ouf. Mais tous sont en deçà de la vérité, tellement celui qui deviendra peu après Deadpool est fêlé de la cafetière, entre sa schizophrénie permanente, son manque d’empathie envers quoi que ce soit d’autre que des seins (c’est en plus un sacré pervers), son envie permanente de tuer sans discernement, son absence totale de morale, son impulsivité, et ses nombreuses autres excentricités.
C’est ainsi qu’après avoir parcouru le monde des méchants, il se balade quand il le souhaite sur la voie des gentils (même s’il reste le plus souvent sur cette voie). Ce personnage volage est totalement imprévisible, mais également très redoutable, car il est immortel. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne peut pas mourir, puisque selon les dégâts, il restera à peu près mort quelques instants, au mieux quelques heures ou jours. Oui, tu as bien lu cher lecteur, au mieux. En effet, ce type est tellement barge, qu’il est tombé amoureux de La Mort (qui est une femme, donc) elle même et a même réussi le tour de force que ce soit réciproque et ils sont réunis le temps très court de chacune de ses morts.
C’est cet ensemble d’éléments qui font que Deadpool est probablement le personnage le plus indomptable de l’univers des comics toutes maisons d’éditions confondues, mais aussi le plus drôle, tant le cynisme et les sarcasmes sont son lot quotidien.
Et puis je vous avais bien dit qu’il était totalement dingue comme mec, ce qui n’arrange rien à l’histoire.
Boing !

C’est donc naturellement qu’après avoir légèrement encouragé le directeur de la société de développement de jeux vidéo High Moon Studios (une simple bombe a suffi), que ce dernier a accepté de développer un Beat Them All Deadpool. Oui, c’est celui qui est l’objet de ce test, cher lecteur. Tu te dis qu’un truc cloche ? Non, tout cela est normal pour Deadpool, et le 4ème mur sera maintes fois démoli comme il se doit pour le bonheur des joueurs.
La personnalité de Deadpool est bien retranscrite, et le joueur aura entre les mains un jeu totalement fou dans tous les sens du terme : visuellement, auditivement, scénaristiquement (même les partages en couille partent en couille !) mais aussi en termes de gameplay. Au point même que le jeu, par l’intermédiaire de Deadpool, s’amusera avec le joueur (ou l’insultera c’est selon son envie) pour proposer plus qu’un Beat Them All : un jeu totalement nawak avec une phase de plateformes par-ci, un passage de FPS par là, un peu d’infiltration (la démarche de Deadpool y est hilarante)… Les clins d’oeils sont nombreux, tant à l’univers du jeu vidéo qu’au monde des comics (sauras-tu retrouver le clin d’oeil dédié à l’univers Batman ?). Le jeu ne se prend vraiment pas au sérieux, et cela pour le plus grand plaisir des joueurs. Tout est l’occasion de provoquer le rire chez le joueur. Et puis cette variété aide grandement à renouveler régulièrement un rythme déjà bien soutenu.
Techniquement, le titre tient la route, car bien que classique dans le genre Beat Them All, le titre est efficace et plutôt soigné. Peut-être que la gestion de la caméra aurait mérité un peu plus de soin lorsque l’action se trouve devant un mur, mais ce n’est pas vraiment dérangeant, ni même insurmontable avec le joystick analogique droit. Ou même sans, d’ailleurs.

C’est sur une huitaine d’heures de jeu, de déconne non stop, de fous rires, de massacre, de folie indescriptible que le joueur aura la joie de contrôler cet énergumène et ses deux voix dans sa tête avec qui il discute fréquemment (et ils sont rarement d’accord). Saut, double saut, trancher, tirer, téléporter seront le lot quotidien du mercenaire accroc aux tacos et aux chimichangas. Et pour ce faire, il aura accès à un petit arsenal customisable au fil des ennemis tués avec chacune des armes, et des points DP (c’est la « monnaie » du jeu, ça s’invente pas). Tout d’abord, il faudra tuer des ennemis avec une certaine arme, pour progressivement débloquer des améliorations. Ensuite, il faudra les acheter avec les DP. Et il vous en faudra énormément. Heureusement que les choses sont bien faites, puisque vous en remporterez en ramassant certains bonus, en tuant des ennemis, et en effectuant des combos (faut pas se faire toucher pour empocher) et autres actions spéciales (Momentum), afin d’en remporter encore plus qu’à l’accoutumée.
A noter que les capacités de Deadpool peuvent également être boostées.
Deadpool étant un personnage qui se téléporte, cette fonction lui servira d’esquive et de contre-attaque, permettant de mettre rapidement fin à la vie d’un adversaire si vous avez pu créer une ouverture juste avant. Et ce n’est pas parce qu’il est immortel que vous n’aurez pas l’utilité de cette fonction, puisque si la vie de Deadpool tombe à zéro, ce sera renvoi au dernier checkpoint, le temps qu’il revienne à la vie/se reconstitue, ou je ne sais quel autre châtiment il aura subi. Mais ce sera après avoir préalablement reçu un commentaire désobligeant ou drôle de notre protagoniste, vis à vis de la manière de jouer du joueur. Et vous n’aurez pas le temps de vous reposer non plus, puisque les ennemis sont des mutants pour la plupart, et donc avec des capacités spéciales.
Banana !

Qui dit Marvel, dit guest stars, et ce Deadpool ne déroge pas à la règle. Subiront ainsi les excentricités de Deadpool : Cable, Rogue, Psylocke, Wolverine, Death (La Mort) et Domino, tandis que Mister Sinister sera aux commandes d’un terrible plan, épaulé de quelques boss Marauders comme Vertigo, Blockbuster ou Arclight, et dans lequel Deadpool viendra mettre le bazar (et c’est rien de le dire !).
Le jeu nous offre une bande son en VO de qualité que ce soit dans les voix, ou les bruitages. Les dialogues et les monologues de Deadpool sont très nombreux au point que la lassitude d’entendre les commentaires du protagoniste n’interviendra pas avant la seconde partie (et encore !). Oui, tu as bien entendu, cher lecteur. Si finir le jeu demande une huitaine d’heures, il est fort peu probable que tu aies fini d’améliorer tout ton équipement et ton personnage en une partie. Il faudra alors recommencer une partie dans un des modes de difficulté supérieurs, histoire de faire monter le challenge et de te faire oublier qu’il existe un mode de jeu avec une tétine pour les débutants.
Le jeu est bien équilibré et progressif, et le joueur fera face à quelques passages retors par moment, histoire d’épiner de temps en temps les choses.

Ceux qui souhaiteraient se la péter devant les potes, devront se diriger vers le mode défi. Huit niveaux défis déblocables en avançant dans l’histoire du jeu demanderont de massacrer quelques vagues d’ennemis avec un temps et une qualité d’ennemis allant crescendo selon la médaille en cours (il faut réussir 3 fois un défi, mais avec des ennemis différents pour obtenir la médaille d’or). Chaque tentative offrira un score. Le meilleur score par défi et difficulté sera mis en ligne pour frimer… ou se péter la honte en fonction de vos exploits.
On regrette que les bonus du jeu se limitent aux hilarantes biographies (celle de Cable est priceless). Pas de costume alternatif sélectionnable pour le mode campagne, il faudra les débloquer dans les défis, et les costumes alternatifs seront disponibles uniquement sur la version Infinity de leur défi respectif. Et c’est bien dommage de ne pouvoir en profiter sur le reste du jeu (même si Deapool est déguisé par moments durant le jeu), car Deadpool ballerine dans un château gonflable (ceux qui auront fait le tuto comprendront)… Probablement le seul point noir du jeu. Heureusement qu’il n’enlève rien au fun !
Le Bilan
On a aimé
- Ce jeu est totalement fou !
- Système de combat fluide et dynamique
- Variété des séquences et des situations
On a moins aimé
- Costumes alternatifs non jouables partout
- On aimerait que le jeu dure plus longtemps
Conclusion du test de Deadpool
Giflons Wolverine !
{{Avec Deadpool annoncé en jeu, on s’attendait tout au plus à un jeu moyen à cause des habitudes sur les jeux à licence. Pourtant quelle n’est pas la surprise de se retrouver avec un titre à la fois solide côté gameplay, très honorable côté technique et un aspect fidèle au personnage. Comprenez par là que l’ambiance totalement folle du titre ajoute un énorme fun au jeu. Probablement le jeu le plus drôle et fun auquel j’ai eu la possibilité de jouer depuis une bonne dizaine d’années (et des jeux comme Sam et Max : Hit the road sont inclus dans cette liste).
High Moon studio a bien bossé en capturant la personnalité du personnage (des kilos entiers de drogue ont dû pas mal aider pour faire le jeu), sans sacrifier la qualité de jeu.
Deadpool est taré et nous emmène dans sa folie avec lui. Les fans du personnage de Marvel n’hésiteront pas à franchir le cap. Quant aux autres, vous attendez quoi pour vous y mettre ? Y’a une fan à gros seins qui vous attend dans le jeu !}}
Autant le coup de cœur pour l’univers déjanté ok, autant 5 manettes qui sont censées représenter les qualités techniques et ludiques du titre c’est vraiment n’imp. Et ne pas me sortir tous les goûts bla bla bla… J’y ai joué et déjà techniquement les persos son corrects, par contre le reste (décor, design) est vraiment médiocre, ponctué en plus de gros ralentissements, mais surtout le gameplay a 1000 ans et est d’une banalité sans nom. Ou j’ai pas compris le système de notation, ou ça devient tout de même un… Lire la suite »
D’accord avec Spyder. Le jeu ne vaut 5 manettes plutôt 3,5. Mais avec le coup de coeur. Au niveau gameplay et technique le jeu est honorable mais sans plus. L’intérêt est vraiment dans le personnage. Perso j’ai pas passé plus de deux minutes sans me taper un fou rire.
Ce test a 3 mois et 8 jours de retard 🙂
Encore un test à la ramasse et à l’opposé de tous les autres.
Ce site^^
«Y’a une fan à gros seins qui vous attend dans le jeu !» Jerry … beaucoup, comme lorsque j’ai fait ce jeu !!! 5 manettes je trouve sa normale personnellement, pour une fois qu’un jeu de ce type arrive à être enivrant au point de ne pas s’ennuyer. Arenae : un test à la ramasse pour toi, sa fait des années que je viens sur ce site, et il arrive à se démarquer des autres sur un point crucial et qui le rends attrayant, ce sont des passionnés qui écrivent… Lire la suite »
Objectivement le jeu ne vaut vraiment pas plus que 3/5 : moi j’ai surkiffé au début mais franchement après avoir fait les 100% on a plus envie de revenir dessus tant les défauts du jeu passent avant les qualités.
en l’occurence le coeur est compréhensible d’un point de vu subjectif. Là vous avez un peu tout mélangé ce n’est pas très professionnel en plus le jeu ne vaut pas du tout un DmC ou Bayonetta et a un gameplay qui concurrence de la PS2 😉