NetEase x Blizzard : les dessous du désaccord évoquent le rachat par Microsoft

Une histoire d’argent
Cette semaine, la suite du rachat d’ABK par Microsoft était centrée sur l’approbation du Japon vis-à-vis de la transaction ainsi que sur la déclaration faite hier par Bobby Kotick. Néanmoins, nous nous tournons aujourd’hui vers la Chine et plus précisément le géant NetEase qui serait au cœur d’un différend assez important avec Blizzard.
NetEase aurait menacé Blizzard de s’appuyer sur le gouvernement chinois pour influencer le rachat
Après 14 ans de partenariat, le groupe chinois NetEase et Blizzard ont rompu l’an passé faute de renouvellement d’un accord. Mais alors qu’ABK est aujourd’hui concentré sur le rachat par Microsoft, des sources proches de Blizzard et NetEase ont évoqué les dessous des négociations entre les deux géants au New York Times.

Nous découvrons donc que NetEase souhaitait modifier son contrat avec Activision Blizzard pour s’adapter au durcissement des restrictions imposées par le gouvernement aux jeux vidéo en Chine (limite hebdomadaire de trois heures imposée aux jeunes notamment). Pour ce faire, NetEase aurait donc demandé à Activision de divulguer ses revenus annuels et d’autres détails aux autorités de régulation chinoises, ce qu’Activision aurait refusé.
Plutôt que de trouver un terrain d’entente, NetEase aurait ensuite demandé à Activision de concéder plusieurs licences afin de les gérer et de les adapter aux restrictions chinoises. Activision aurait une nouvelle fois refusé car NetEase aurait, selon eux, exploité cette « excuse » pour obtenir un meilleur accord.
Les négociations se seraient ensuite envenimées. Selon les mêmes sources, les dirigeants d’Activision pensent que William Ding, PDG de NetEase, a menacé Bobby Kotick, PDG d’ABK, en expliquant que NetEase pourrait influencer les régulateurs chinois pour approuver ou bloquer l’acquisition par Microsoft, tout cela en fonction de l’issue des négociations concernant l’accord de licence.
NetEase dément tout cela en arrondissant les angles et en affirmant qu’ils ont juste voulu faire comprendre que si le rachat par Microsoft aboutissait, la firme de Redmond serait confrontée aux mêmes négociations avec NetEase tôt ou tard. Alexandru Voica, porte-parole de NetEase, a déclaré que Blizzard continuait à « harceler et à narguer les entreprises et les autorités de régulation dans le monde entier » et que William Ding n’avait jamais menacé qui que ce soit.
Enfin, les sources nous apprennent aussi qu’Activision a proposé d’accepter l’accord de licence si NetEase payait environ 500 millions de dollars d’avance, ce qui a poussé NetEase à qualifier les conditions du groupe « d’illogiques sur le plan commercial ».
Pour retrouver tous les points clés de l’affaire Activision Blizzard et Microsoft, nous vous conseillons d’aller regarder notre vidéo récapitulative pour tout comprendre des enjeux entourant le rachat d’Activision-Blizzard par Microsoft, ainsi que notre dossier complet sur le sujet.
Encore aujourd’hui, la fin de l’accord prive plus de trois millions de joueurs chinois de l’accès à des jeux tels que World of Warcraft.
Le fantasme du marché chinois
Encore heureux que les développeurs occidentaux ne cèdent pas aussi facilement au chantage économique de la Chine. La solution pour que les jeux soient diffusés est pourtant simple : il faut arrêter, ou au moins alléger, ces restrictions ridicules. En attendant, 3h par semaine ça permet quand même de jouer, c’est l’intérêt d’avoir des sauvegardes :/ L’aternative, c’est quoi ? Du fast-food ?
Oula, si tout est vrai je trouve ça très mauvais de la part de NetEase. Les types savent qu’ils sont le ticket d’entrée pour un grand marché et ça fait très racket puis chantage/menace. Même si AKB est loin d’être tout blanc, c’est littéralement une relation commerciale ultra-toxique