X Story : Forza Motorsport
Il faut bien commencer !
Forza Motorsport a débarqué sur Xbox en 2005, et est la manifestation évidente de la volonté de Microsoft de ne pas botter en touche avec sa console.
En effet, depuis quelques années déjà, seul Gran Turismo est considéré dans la catégorie « simulation » de bagnoles. Il faut dire que le premier opus a été une révolution sur PS1, laissant peu de place à la concurrence. Des voitures en pagaille, de nombreux circuits, et surtout une approche « technique » de la conduite tranchant avec tout ce qu’on connaissait. Chaque épisode a assis encore un peu plus la domination de la série, domination sans partage laissant derrière elle les cadavres de ceux qui ont cherché à s’y frotter (Sega GT, dans le fossé, s’en souvient encore). La réputation de Gran Turismo est tellement forte que ce titre rejoint le cercle très fermé des jeux « qu’on n’a pas le droit de critiquer », et qui sont de fait « inégalables ».
Si j’ai passé un bon paquet d’heures sur le premier GT, je dois dire que je n’ai pas vraiment été convaincu par ses deux suites. Par contre, Gran Turismo 4, le contemporain de Forza, me faisait furieusement de l’œil, et je ne manquais pas une occasion d’y jouer. N’étant pas non plus un fan, je suis toujours resté très critique sur ce GT4, ayant un peu de mal avec ses circuits feintant avec les décors pour éviter de se frotter à une distance d’affichage un peu trop profonde. Un peu de mal aussi avec la médiocrité de l’IA, minable, et la conduite parfois surprenante avec des voitures qui braquent tellement peu qu’elles n’auraient aucune chance d’entrer dans mon garage. Mais bon, je ne vais pas faire semblant, même avec ces réserves, GT4 était le symbole de ce que je n’avais pas sur Xbox.
Autant dire que j’ai acheté Forza Motorsport dès sa sortie ! Et là… Le choc. Après une première heure de jeu pas évidente, le temps d’assimiler le gameplay de cette nouvelle franchise, je n’ai pas décroché de Forza, oubliant immédiatement le concurrent. Au niveau de la réalisation, c’est l’animation de FM qui fait son effet, plus que des graphismes qui ne m’ont pas donné l’impression de mettre la PS2 à l’ouest. Mais surtout, la conduite ! Turn 10 a fait preuve d’une intelligence redoutable en ne cherchant pas à singer GT, mais au contraire en développant sa propre vision de la simulation. Le bonus, inestimable, se trouve au niveau de l’IA et de la gestion des dégâts. C’est ce qui a placé FM au top de la simulation, rappelant que dans GT on doublait en s’appuyant sur des adversaires suivant un rail ou sur les barrières…
Seulement voilà, on ne s’attaque pas au patron Gran Turismo comme ça ! La presse, et une partie des joueurs (en tout cas ceux qui n’ont jamais touché une Xbox), n’ont pas « osé » installer FM au même niveau que le chef proclamé. Il était encore moins question de le mettre au-dessus. Peu importe, les joueurs, au fil du temps, ont installé Forza tout en haut. Les choix faits sont malins : on ne peut pas dire qu’une des deux franchises est bonne et l’autre non. La conduite est différente, et c’est chacun sa sensibilité.
L’intérêt déclinant du publique pour ce type de jeu fait que les deux licences ne se battront peut-être plus de la même façon. Dommage, il n’y a rien de tel pour pousser au progrès !
visuellement impressionnant, encore aujourd’hui, un gameplay toujours crédible, Forza est LE JEU de simulation auto de cette gen !