Il était une fois…Nebulus
La p’tite bête qui monte, qui monte…
Nebulus a été édité en 1987 par Hewson et US Gold (suivant les supports) sur tout ce qui existait à ce moment-là : Spectrum, Amstrad, C64, Archimedes (un ordinateur familial peu connu chez nous), Atari 7800, Amiga, Atari ST, PC, Game Boy et NES ! Et oui, rien que ça. La simplicité du concept fait que le jeu fonctionne très bien sur tous les supports, n’étant pas très gourmand en ressources techniques.
On y contrôle une petite bestiole verte dont le but est de gravir et détruire 8 tours qui se trouvent dans l’océan. Qui est-il ? Pourquoi vouloir les détruire ? Qu’est-ce que c’est que ces tours ? S’il y a une raison à tout ça, je l’ai oubliée, et le jeu ne nous éclaire pas vraiment à ce sujet. Et oui, à cette époque, on ne s’embarrassait pas de détails, le concept du jeu se suffisait à lui-même. Divers créatures habitent les lieux, et chaque contact fera tomber notre héros d’un étage. Comme il y a un temps limité pour atteindre le sommet, c’est un véritable contre la montre qui nous attend. Enfin, entre 2 tours, on se déplace en sous-marin dans une sorte de shoot simplifié qui fait office de niveau bonus.
L’escalade se fait par l’extérieur de la tour, qu’on traverse de part en part de temps à autre, ce qui est l’idée forte du jeu, puisque c’est le personnage qui est l’axe et qui reste toujours au centre de l’écran : c’est la tour qui « tourne » au gré des déplacements. L’idée est toute bête, mais redoutablement efficace. En partant de ce simple principe, le jeu complique graduellement les niveaux, avec des ennemis qu’il faut éviter au pixel prêt, des plateformes mouvantes, des chemins à découvrir. Ainsi, pour gravir la dernière tour, il faut faire preuve d’un sens du timing parfait, et cela demande de nombreux essais avant de bien piger l’enchainement d’actions à accomplir. Un titre comme celui-ci, à l’époque, était considéré comme « normal », alors qu’aujourd’hui il n’aurait pas sa place sur une console de jeu, même avec une réalisation à la page. Heureusement, on retrouve l’esprit de ces titres, simples et basés sur une idée forte, sur les tablettes et téléphones. Ce revival du passé nous sert à garder en tête que les jeux vidéo, ce n’est pas forcément des titres avec des mondes ouverts, où on est censé pouvoir tout faire. Le joueur curieux, par le biais de l’émulation s’il n’a plus les anciennes machines (on peut trouver celui-ci sur la console virtuelle de la Wii) découvrira qu’on s’amusait tout autant avec beaucoup moins qu’aujourd’hui.
Comme dirait Baloo, « Il en faut peu pour être heureux ».
je ne l’ai pas connu celui là !
autre chose aussi ! avec les jeux de “l’époque” on se déplaçait, sortait de chez nous, pour voir chez les copains d’autres plateformes, d’autres jeux et y jouer à plusieurs etc.
Que de bons souvenirs sur ce petit NEBULUS, je l’avais adoré sur mon Commodore 64.
L’effet de la tour qui tournait sur elle même me fascinait techniquement 🙂