Preview – Deus Ex : Human Revolution

Les barbes, c’est la classe
Nous sommes en 2027, c’est une époque de grandes innovations et d’avancées technologiques. Mais c’est aussi une époque de chaos et de conspirations.
Le marché de la génétique en plein boom

Ces paroles extraites d’un trailer du jeu résument bien le monde où évoluera Adam Jensen, héros de ce troisième opus de Deus Ex (mais le premier chronologiquement parlant). Les grandes innovations et l’avancée technologique font bien sûr référence aux augmentations, le transhumanisme (ref Wikipedia : Transhumanisme) étant le thème principal de la série des DX, mais cette incursion de l’homme dans la génétique et l’évolution humaine amène aussi beaucoup de contestations et de clivages dans la société, d’où le chaos et les conspirations engendrées par les grandes multinationales qui veulent toutes s’approprier les revenus titanesques générés par le marché des augmentations. Marché qui regroupe évidemment la vente des augmentations en tant que telles, mais aussi de la neuropozine, produit affreusement cher mais pourtant indubitablement nécessaire pour que les augmentations ne soient pas rejetées par l’organisme. Quand on sait que ce produit doit être pris toute la vie, on comprend mieux les intérêts financiers en jeu.
C’est dans ce contexte un peu tendu que l’on découvre Adam Jensen, un homme à peu près comme les autres, mis à part le fait qu’il est un ancien SWAT, groupe qu’il a quitté suite à une sombre histoire (que l’on découvrira au fur et à mesure du jeu). Travaillant comme responsable de la sécurité pour un grand groupe œuvrant dans les augmentations, Sarif Industries, on le découvre gérant les préparatifs de sécurité d’une présentation toute prochaine lors d’une conférence sur une importante découverte de son (ex-petite) amie Megan Reed. C’est là que les choses se gâtent, puisqu’un commando surpuissant composé de mercenaires augmentés débarquent et laissent Adam pour mort.

Heureusement pour lui, David Sarif, PDG de Sarif Industries lui offre une chance de les retrouver en lui greffant pratiquement toutes les augmentations existantes (faut dire qu’il en avait besoin le pauvre…). Leur nombre justifiera d’ailleurs le fait qu’elles soient toutes bridées au début du jeu pour ensuite les débloquer au fur et mesure de la progression, grâce à des points d’expérience à dépenser dans les augmentations que l’on désire faire évoluer (et il faut bien y réfléchir car les points ne se gagnent pas rapidement). En vrac, citons le fait de pouvoir porter des objets lourds, de pirater des accès de niveau élevé, d’avoir plus d’énergie, de voir à travers les murs, d’être invisible quelques secondes, etc… De quoi faire devenir Steve Austin une véritable antiquité (je ne parle pas du catcheur).
Tout est une question de choix

Et c’est là que le jeu dévoile tout son intérêt, car selon vos choix, aussi bien en matière de développement d’augmentation que la manière dont vous appréhendez une mission, cette dernière pourra être vécue différemment. Vous avez développé le hacking ? Vous trouverez tout ce dont vous avez besoin dans les ordinateurs ou dans les pièces fermées. Vous aimez tout explorer ? La multitude de conduits et autre souterrains vous permettra de contourner les ennemis, de trouver des salles secrètes et vous serez récompensé en expérience à chaque fois. Vous comptez sur la force brute ? Vous pourrez déplacer de lourds objets encombrant le passage, changer l’emplacement des tourelles de garde pour libérer la voie et bien d’autres choses encore (emmener votre frigo par exemple… ce n’est pas une blague.) Une des premières grosses missions du jeu vous proposera de la mener de deux manières différentes : soir furtive, soit brutale. Selon votre choix, vous n’aurez pas les mêmes armes ni la même appréhension de la mission. Sachez également qu’il est possible de faire tout le jeu sans jamais tuer personne ! Même au corps à corps, il est possible de choisir entre tuer ou assommer (les bras cassés ne tuent pas ? Ok, donc tout va bien).
S’il l’on joue de manière furtive, on se retrouve donc avec jeu qui est un gros patchwork d’anciennes gloires tel que Metal Gear Solid, Splinter Cell ou bien encore Hitman. Si l’on choisit de faire parler la poudre, grâce à la variété d’armes toutes améliorables de la crosse au canon, on se retrouve avec un FPS, où l’on peut se cacher en vue à la 3ème personne, mais où l’on meurt très très rapidement. Pas question donc de se la jouer bourrin, du moins tant qu’Adam restera aussi sensible aux balles. Mais ce choix (et bien d’autres encore), il ne tient qu’à vous ! Et ça, c’est une très grand force du jeu.
Une direction artistique digne de ce nom

Au niveau de la partie graphique du titre et de l’ambiance qui y règne, c’est une franche réussite. L’univers cyberpunk de la ville de Détroit est très bien rendu, réaliste, plausible, et chaque rue ou pièce d’immeuble regorge de détails qui rendent l’atmosphère pesante. On sent bien qu’on est à un tournant de l’histoire, où la science a fait de tels progrès que certains sont dépassés, que les clivages entre les différentes populations sont à leurs sommets. Les passants parlent entre eux dans la rue, donnent leur avis sur ces augmentations, et certains donnent des informations précieuses lorsqu’on les questionnent. De même, les panneaux qui jonchent les murs de ces rues un peu sombres nous montrent bien que la science a désormais changé l’existence du monde.
Graphiquement, on pourrait reconnaître Deus Ex Human Revolution parmi 150 autres FPS tant l’équipe de développement lui a donné une âme différente de ce qui se fait d’habitude. Le ton jaune/orangé du jeu lui attribue une identité qui lui est propre, et si ça peut sembler un peu surfait au début de l’aventure, on s’y fait au bout de quelques dizaines de minutes. On regrettera par contre que les textures ne soient pas plus détaillées, du moins sur la version Xbox 360, et que la modélisation ne soit pas non plus au top niveau. Si les cinématiques en images de synthèses sont clairement réussies, les autres réalisées avec le moteur du jeu peinent un peu plus à convaincre, d’autant plus lors de phases de dialogues où les visages ne rendent pas toutes leurs émotions. Le reste tient plutôt bien la route, que ce soit au niveau des effets lumineux ou des détails disséminés un peu partout (journaux qui volent au gré du vent, nombre de personnages dans les rues etc).
Impossible aussi de faire l’impasse sur la bande son qui est tout simplement excellente. On est plongé dans l’ambiance dès la musique du menu, et le reste des premières heures de cette preview est du même acabit. Les musiques futuristes et pesantes à la fois qui sont jouées en fond donnent tout simplement envie de les réécouter en CD ensuite, et les bruitages sont également une réussite. Les dialogues de cette version française sont eux aussi bien joués, et c’est dommage qu’on n’ait pas droit à une synchronisation labiale digne de ce nom parce que l’ensemble est plutôt bien interprété par les doubleurs français.
Ah ! Enfin quelqu’un qui a entendu la V.F du titre !
Avez vous reconnu le doublage d’Adam, qu’on puisse se faire une idée ?
La voix française de Matt Damon ? De Shepard ? De Brad Pitt ? Pitié, dites moi que vous l’avez reconnue 🙂
En tout cas merci pour cette excellente preview comme toujours pour un jeu que j’attend fébrilement depuis 7 ans ( la date de sortie d’Invisible War )
En gros, c’est énorme :o)
Pour que Tomchou se rappelle d’un truc, faut se lever de bonne heure ^^
Et moi c’était en VO que j’y ai joué donc…