Test – Section 8 : Prejudice

FPS + Tower Defense
Difficile aujourd’hui de se faire financer un jeu vidéo à mettre dans tous les rayons, et le studio Timegate a préféré sortir son dernier jeu directement en téléchargement sur Xbox Live Arcade. Section 8 : Prejudice est un FPS disponible pour 15€, et tentera de combler les petits budgets.
Le multi avant tout

Quand nous avions vu le jeu en janvier dernier, le début de la campagne ne nous avait pas vraiment emballés, et nous ne changerons pas d’avis. Avec cinq heures de jeu, ce n’est de toute façon pas l’intérêt du jeu, et sachez qu’après un tutoriel classique, il ne faudra pas s’attendre à des missions très intéressantes.
Section 8 : Prejudice est un jeu pensé pour le multi, et on le comprend dès notre arrivée dans le menu du jeu, avec la possibilité de jouer avec des bots (I.A.) dans chaque mode. Outre le mode campagne, nous avons le mode essaim et le mode conquête. On commence par le mode essaim qui est en fait un mode horde dans lequel des vagues d’ennemis arrivent. Le but est bien évidemment de survivre à tous ces ennemis qui arrivent en masse, toujours plus forts au fur et à mesure des vagues bien évidemment.
Alors oui, on n’a droit qu’à 4 petites cartes différentes mais on prend quand même du plaisir parce que Section 8 Prejudice n’est pas un FPS comme on a l’habitude d’en voir. Dans le jeu, en plus d’avoir les habituelles et classiques armes telles que les mitrailleuses, lance-roquette, pistolet et autres grenades, il est possible d’acheter des objets. Chaque ennemi vaincu rapporte par exemple 5 dollars, ou 4 quand on a aidé un partenaire à le vaincre par exemple. Et c’est avec ces dollars qu’on peut ensuite acheter des objets en plein milieu de la bataille.

Que ce soit un simple dépôt de munitions, une tourelle minigun ou une tourelle lance-missiles, ces achats se font sans interruption de la partie et on peut poser ces objets à peu près où on veut. C’est là que le jeu devient bien plus stratégique. Acheter une tourelle lance-missile à 40 dollars et la poser en haut d’une plate-forme avec une très bonne vue sur les ennemis qui arrivent sera bien sûr beaucoup mieux que de la poser derrière un rocher. Puis il faudra choisir, parce qu’acheter une tourelle mini-gun est pas mal, mais pourquoi pas également attendre d’avoir un peu plus pour s’acheter une espèce de moto volante qui dispose d’un boost et d’une mitrailleuse ? Ou mieux, attendre davantage pour demander un tank, qui est un avantage considérable puisqu’il sera bien plus efficace contre les grosses unités et véhicules ennemis. Bref, ce petit plus ajoute beaucoup au jeu qui serait plus que fade sans cette petite et bonne idée.
A la conquête des bases ennemies

Le second mode de jeu multijoueurs s’appelle conquête, et comme son nom l’indique si bien, il s’agit d’aller récupérer des territoires, et de les conserver autant que possible. Chaque joueur se lance sur la carte quand la partie commence. Comme dans le mode essaim, on commence dans un vaisseau et on choisit où se larguer sur la carte. A ce sujet, on a droit aux 4 environnements du mode essaim, mais divisés en différentes parties pour coller aux grandes ou petites équipes. Chaque environnement peut être joué dans sa totalité (c’est la plus grande carte) ou dans une seule de ces zones au nombre de trois par environnement, ce qui fait 16 cartes possibles en tout, mais aux environnements tout compte fait très similaires.
Au début de partie en mode conquête, on ne peut évidemment pas choisir d’atterrir juste au-dessus d’un territoire à prendre. Il faut donc choisir le point disponible le plus proche et foncer autant que possible en activant la course rapide du personnage avec le clic sur le stick gauche. Une fois arrivé sur une base, on pirate une machine et on attend que le virus se propage avant qu’un ennemi ne vienne désamorcer la machine. Une fois la base conquise, on pourra ensuite être largué dans notre zone terrestre si on a la malchance de mourir sur le terrain. Mais l’ennemi peut lui aussi être largué pratiquement où il veut sur la carte. Et là encore, le petit côté stratégique du jeu entre en ligne de compte puisqu’il est possible d’acheter des tourelles antiaériennes et de les placer sur le terrain. Les joueurs largués de leur vaisseau ne pourront alors pas atterrir à proximité d’une de ces tourelles. Il s’agit donc de bien les placer, mais qu’elle ne soient quand même pas trop mises à l’écart puisqu’elles sont malgré tout fragile et peuvent être facilement explosées en 3 coups de roquettes.
Une autre particularité de Section 8 vient se greffer dans ce mode conquête, et ça a été baptisé MCD, mis pour “Mission de Combat Dynamique”. Il s’agit tout simplement des missions qu’on peut activer alors même qu’on doit s’occuper de défendre sa base ou d’aller attaquer celle à l’autre bout de la carte. L’ennemi pourra faire la même chose, et le but est de gagner plus de points, points qui détermineront le vainqueur à la fin de la partie. Ces missions dynamiques sont simples, et vont de l’escorte d’un VIP en lieu sûr à une élimination pure et simple de cible en passant par la récupération de débris de véhicule ou de capture de point spécifique. C’est un élément du jeu qu’il faut prendre en compte puisque réussir une de ces missions peut faire pencher la balance des points d’un côté ou de l’autre.

Plus on cumule de parties, et plus notre personnage évolue, ainsi que les objets qui se déverrouillent (une quarantaine en tout, et surtout des armes et armures). En plus des 6 classes de personnages disponibles que sont assaut, ingénieur, agent infiltré, reco, gardien et artillerie, il sera donc possible de se créer sa propre classe perso en attribuant des points dans les attributs qu’on souhaite. Blindage, générateur de bouclier plus rapide, possibilité de réparer les objets plus rapidement… libre à nous de mettre l’accent selon le style de jeu choisi, et de partir au front. Heureusement, il sera possible de changer de classe quand on le souhaite par la suite.
Le Bilan
On a aimé
- Les combats dynamiques
- Graphismes qui tiennent la route pour un jeu XBLA
- Le côté stratégique des objets à acheter et poser
- La possibilité de jouer avec des bots pour remplir les parties
On a moins aimé
- Seulement 4 environnements
- Design parfois douteux
- Seulement 2 modes multi (un autre arrive en DLC)
Conclusion du test de Section 8 : Prejudice
Y’a de l’idée
Pour un jeu vendu à 15€, Section 8 Prejudice mérite qu’on s’y attarde puisqu’il tente d’apporter un petit plus que n’ont pas les autres FPS avec ce système d’achat d’objets à placer sur la carte. Les missions de combat dynamique ne sont, elles, pas des plus passionnantes mais on peut prendre ça comme un bonus et davantage s’attarder sur la défense d’une base. En fait, le principal regret vient du faible nombre d’environnements proposés et des deux seuls modes de jeux en multi. Si le design global, et surtout celui des personnages, n’est pas des plus originaux, le gameplay et la dynamique des combats rendent le jeu assez intéressant quand on a compris le principe, et il y a de quoi passer un agréable moment en sa compagnie.
Très bon test merci.
Il a l’air d’être sympas
Je vais tester le jeu à l’instant, merci pour le test 🙂