Preview – Section 8 : Prejudice

Quelques idées
C’était le 18 janvier dernier, nous étions invités dans un hôtel londonien pour tester le FPS Xbox Live Arcade Section 8 : Prejudice, la suite de Section 8 (jeu boite) sorti fin 2009. Il ne s’agissait pas d’une présentation faite par une agence de presse, mais par le studio texan Timegate lui-même qui s’était déplacé pour l’occasion.

Nous avons d’abord eu droit à une présentation des nouveautés de cet opus par Adel Chaveleh, président du studio, puis, le plus important, nous avons pu essayer le jeu puisque plusieurs PC et Xbox 360 étaient mis à disposition. Bien sûr, c’est sur la version Xbox que nous nous sommes penchés. Déception d’abord, nous n’avons pas pu tester la partie online du jeu, mais une partie de la campagne solo ainsi que du multi avec des bots (personnages non-joueurs). De quoi quand même se faire une idée sur le potentiel du titre.

C’est à peu près 1h de campagne que nous avons pu faire, en commençant par le classique tutoriel qui nous apprend à tirer et à manier le personnage, son jetpack et ses armes. La durée de la campagne est estimée par le studio à 5h, avec 9 environnements différents à parcourir. Autant le dire tout de suite, la première heure ne nous a pas donné envie de continuer davantage. Aller rejoindre un personnage à un point A, rencontrer des ennemis et les éliminer, se rendre ensuite à un point B et à nouveau liquider des ennemis… bref, une campagne pas des plus passionnantes mis à part peut être l’espèce de jet ski terrestre disposant d’un boost (ou si vous préférez, l’équivalent du ghost dans Halo) qui apportait un peu de piquant au gameplay, mais sans plus.

Nous avons ensuite pu mettre la main sur le mode multi du jeu mais comme dit plus haut, uniquement contre des bots faute de réseau. Nous avons ainsi découvert le mode conquête dans lequel il faut contrôler des zones et le mode Swarm dans lequel il faut vaincre des vagues d’ennemis à 4. Chacun des modes est jouable en ligne contre d’autres joueurs ou avec des bots. A noter que le jeu disposera de serveurs dédiés (ce serait le premier jeu XBLA de la sorte apparemment) et qu’on pourra créer des clans sur le site du jeu.

C’est avec le mode conquête jouable jusqu’à 32 qu’on a commencé et les bases sont simples: on est en équipe, et il faut aller maîtriser des territoires sur la carte. La particularité, c’est qu’en plus d’avoir ces objectifs de conquête, un système de missions annexes a été mis en place et si on les réussit, on pourra gagner plus de points qui permettront de désigner un vainqueur. Dans la pratique, cela peut ajouter un peu plus de piquant à la partie que d’aller escorter quelqu’un alors qu’on est au coude à coude avec l’équipe ennemie, mais le problème, c’est que les parties n’étaient pas vraiment intéressantes à la base, la faute à une I.A. des plus ordinaires (on rappelle qu’on était contre des bots). Quoi qu’il en soit, sachez qu’après avoir choisi sa classe de personnage parmi 5 (les classiques ingénieur, recon, etc) on peut se faire larguer sur la carte à partir d’un véhicule volant à chaque début de partie (et après avoir été tué) et qu’on peut ainsi rejoindre n’importe quel point de la carte. Se faire larguer au beau milieu des lignes ennemies est par contre synonyme de suicide, d’autant plus si une tourelle nous attend à l’arrivée.

C’est une seconde particularité de ce FPS : on peut acheter des véhicules ou des objets et les placer sur la carte en temps réel. En ayant accumulé suffisamment de points après avoir tué quelques ennemis et/ou avoir rempli des objectifs, on pourra donc déployer une tourelle en haut d’un point stratégique ou bien faire apparaître un tank ou le fameux jet-ski terrestre au bruit étrange de mobylette en face de nous.

C’est là que ça devient un peu plus amusant, et les développeurs aiment parler de “FPS qui rencontre Tower Defense”. Et c’est vrai qu’après avoir contrôlé un secteur, il vaut mieux le protéger avec des tourelles couvrant les points les plus exposés. C’est d’autant plus vrai en mode Swarm dans lequel des vagues d’ennemis arrivent les unes après les autres. Et bien sûr, une limite de véhicules/bâtiments à déposer sur la carte est là pour ne pas que ce soit trop le bordel au final. Le système de dépense est également là pour qu’on ne se retrouve pas trop vite avec des tanks en début de partie. Pour donner un exemple, chaque ennemi tué rapporté 5 dollars et il fallait en amasser 180 avant de pouvoir faire venir un tank.

Au final, Section 8 : Prejudice dispose d’idées intéressantes comme celle de pouvoir déposer des objets sur la carte après les avoir achetés, mais le gameplay suit difficilement, du moins dans les parties avec bots. Quant au design de l’ensemble, que ce soient les couleurs ou la tronche des personnages, on ne peut pas dire que ce soit franchement séduisant de prime abord. Il faudra essayer le jeu en ligne avec d’autres vrais joueurs pour voir si la sauce peut réellement prendre mais en tout cas, les développeurs promettent un suivi du jeu après le lancement. On nous a parlé de nouveaux modes de jeu et de nouvelles cartes par exemple. Le jeu sort pour la seconde moitié du semestre et sera proposé à 1200 points.