Le personnage IA de Razer est de retour à la GDC, avec d’autres outils pour les développeurs

En janvier dernier, Razer dévoilait Project AVA lors du CES, un compagnon IA pensé pour vous suivre toute la journée. Dans le cadre de la GDC, la marque présente de nouveaux outils basés sur l’intelligence artificielle destinés à aider les développeurs.
Razer mise sur l’IA pour aider les développeurs
Lors de son showcase « Future of Play », Razer a mis en avant trois outils formant une infrastructure de développement unifiée alimentée par l’IA, couvrant les logiciels, le matériel et l’immersion multisensorielle.
Selon Quyen Quach, vice-président software chez Razer, ces outils aident les équipes à passer plus rapidement de l’idée à l’implémentation, « tout en préservant la touche artisanale qui rend les jeux si mémorables ».
Quyen Quach / Vice-président software chez RazerL’IA devrait amplifier la créativité humaine, pas la remplacer. Cette conviction façonne tout ce que nous fabriquons au niveau du matériel, des logiciels et des services. Nous créons des outils IA pratiques qui placent les développeurs en position de contrôle total, aidant les équipes à passer plus rapidement de l’idée à l’implémentation tout en préservant la touche artisanale qui rend les jeux si mémorables. Des compagnons agentiques à une QA sans friction en passant par une immersion multisensorielle adaptative, notre objectif est simple : aider les studios à travailler plus vite, à étendre leur champ d’action et à offrir des expériences plus riches et engageantes.
Le premier de ces outils est AVA, le compagnon IA holographique qui possède une personnalité dynamique qui apprend et se développe au fil de vos interactions. À la GDC, la marque explique qu’AVA inaugure un système agentique étendu « qui transforme l’intention de l’utilisateur en workflows structurés multi-étapes, faisant passer l’expérience de simples réponses textuelles à une véritable exécution de tâches ».
Points clés :
- Propulsé par le nouveau plan de contrôle d’inférence de Razer : les requêtes sont aiguillées intelligemment entre les modèles, en local comme sur le cloud. La latence est plus faible, la continuité multi-étapes est plus fluide et l’exécution reste efficiente à mesure que les tâches se complexifient.
- Intégration d’applications et de services tiers : capable de s’interfacer avec les services compatibles, les plateformes de messagerie et des applications comme Spotify pour agir au nom de l’utilisateur, tout en proposant des réactions de compagnon en temps réel.
- Workflows agentiques : planifie et exécute des tâches en plusieurs étapes de manière autonome, transformant votre intention en réalisation concrète à travers l’ensemble des outils connectés.
- Coordination entre compagnons : permet une communication d’agent à agent afin que les compagnons AVA puissent coordonner des tâches de bout en bout entre plusieurs utilisateurs, notamment pour proposer des créneaux de réunion, réserver des créneaux et confirmer des horaires.
Razer QA Companion-AI

En plus d’AVA, Razer a présenté son QA Companion-AI, un outil d’assurance qualité automatisé qui s’intègre directement aux pipelines de développement sans nécessiter de plugins ou de modification du code.
Grâce à l’analyse visuelle et à la génération automatique de cas de test, il identifie les bugs, produit des rapports détaillés et permet aux équipes de QA de se concentrer sur les tests les plus créatifs et critiques. L’objectif est de réduire les frictions tout en accélérant le processus de validation des jeux.
Points clés :
- Déploiement sans intégration : fonctionne d’emblée sans SDK, plug-in ou modification du code.
- Générations de tests par l’IA : génère des cas de test fonctionnels, négatifs et poussés à leurs limites à partir des requêtes du testeur ou de documents de game design facultatifs, le tout en quelques minutes. Adaptable aux différents jeux en production.
- Détection de bugs basée sur la vision : analyse les vidéos de gameplay, identifie les problèmes visuels comme les problèmes avec la physique et les collisions, ou encore le rendu et l’animation. Puis génère des rapports de bugs complets, avec les étapes de reproduction et une illustration vidéo.
- Agents de gameplay IA : des agents autonomes, conscients du gameplay, qui exécutent les tests sélectionnés, s’adaptent aux modifications de game design et fournissent des résumés de réussite ou d’échec, le tout sans aucun scripting.
- Onboarding facile : un processus simple grâce à l’installation d’une application passerelle unique, sans aucune dépendance vis-à-vis de logiciels tiers.
Razer Adaptive Immersive Experience

Enfin, la marque a également dévoilé Razer Adaptive Immersive Experience, qu’elle décrit comme « un nouveau runtime multisensoriel qui associe une bibliothèque d’effets plug-and-play à une gestion adaptative de l’haptique et de l’éclairage ambiant ».
Concrètement, il s’agit d’un système capable d’ajuster en temps réel les vibrations, l’éclairage et l’audio du jeu pour créer une immersion plus riche et réactive. Les développeurs peuvent ainsi intégrer rapidement des effets multisensoriels sans alourdir la production, tout en conservant l’intention créative originale du studio.
Points clés :
- Effets générés en temps réel : les effets haptiques et l’éclairage ambiant adaptatifs sont générés automatiquement par le runtime, réduisant le scripting manuel et le réglage des cas particuliers, tout en préservant l’importance des effets créés par les designers.
- Bibliothèque d’effets plug-and-play : une bibliothèque d’effets haptiques et Chroma prête pour la production, validée sur des titres déjà commercialisés et entièrement compatible avec Unity et Unreal Engine.
- Intégration native Wwise : intégration directe de Sensa HD Haptics et THX Spatial Audio+ dans les flux de travail audio Wwise, pour une adoption fluide.
Attendu à partir du premier trimestre 2026, Razer Adaptive Immersive Experience promet de renforcer l’immersion du joueur tout en offrant aux studios un moyen plus rapide et évolutif de créer des expériences multisensorielles cohérentes sur n’importe quel jeu.
De manière globale, on espère évidemment que ces outils aideront réellement les développeurs à s’affranchir d’un travail fastidieux au profit de la créativité.