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Test – Reanimal – L’héritage de Little Nightmares encore plus abouti

Test – Reanimal – L’héritage de Little Nightmares encore plus abouti
KatiePar
Le 11 février 2026
Le 11 février 2026
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Après avoir plongé les amateurs de frissons en plein cauchemar dans Little Nightmares I et II, Tarsier Studios revient avec Reanimal. Publiée par THQ Nordic, cette nouvelle aventure horrifique est jouable en solo comme en coopération, que ce soit en local ou en ligne, et autant dire qu’affronter la peur à deux n’est pas un luxe ! Le joueur se trouve à nouveau embarqué dans un monde hostile et dérangeant, peuplé de créatures effrayantes. Mais, cette fois, il n’est plus seul dans l’obscurité !

Les enfants perdus

Reanimal nous entraîne dans le périple périlleux d’un frère et d’une sœur, semblant livrés à eux-mêmes et déterminés à s’échapper d’une île  mystérieuse sur laquelle ils sont retenus captifs. Leur objectif est simple : survivre, s’enfuir et ne surtout pas abandonner leurs amis derrière eux. Ensemble, ils doivent unir leurs forces pour déjouer de nombreux pièges et tenter de trouver une issue.

C’est ainsi que l’on commence l’aventure à bord d’une petite embarcation, naviguant en pleine mer sur les flots, à la lueur à peine perceptible de phares drapés d’un brouillard épais et mystérieux, le début d’un véritable voyage en enfer…

Un retour en terrain familier…

Il est impossible de parler de Reanimal sans évoquer Little Nightmares. En effet, si vous avez déjà joué à un épisode de ce dernier, vous n’allez pas être dépaysés, car Reanimal conserve les mêmes mécaniques de gameplay : exploration, observation, infiltration, combats et résolution d’énigmes. Ainsi, nos deux jeunes héros doivent collaborer afin de surmonter les divers obstacles qui se dressent sur leur route. Pour cela, ils doivent résoudre des petits casse-têtes, actionner des interrupteurs, pousser des caisses, débusquer des clés, détourner l’attention des ennemis et se frayer dans de nouveaux passages. Le joueur peut orienter la caméra pour mieux visualiser les lieux et partir à la recherche des fameux masques disséminés dans les décors, comme à l’accoutumée.

On retrouve avec plaisir les séquences d’infiltration tendues, les courses-poursuites où l’on retient son souffle, les environnements étranges et lugubres, les monstres effrayants en général très particuliers, l’alternance parfois subtile des jeux d’ombres et de lumières et toujours une atmosphère glaçante qui nous happe et nous maintient sous pression. Les développeurs de Tarsier Studios n’ont rien perdu de leur capacité à créer un univers imaginaire sombre et dérangeant, donnant une sensation persistante de malaise, et certaines monstruosités rencontrées, dignes d’un film d’horreur, nous ont vraiment perturbés.

Reanimal peut se jouer seul, le compagnon étant contrôlé par l’IA, mais c’est bien sûr la coopération qui est au cœur de l’expérience grâce au duo fraternel inséparable. On ne progresse pas côte à côte, mais avec l’autre à l’aide d’actions qui exigent une synchronisation précise : sauter ensemble, courir au même rythme, forcer une porte à deux, se faire la courte échelle pour atteindre des endroits en hauteur, détourner l’attention d’un ennemi pendant que notre équipier se faufile, activer des mécanismes en même temps… On fonctionne comme un duo soudé contrairement à Little Nightmares I, où l’on était seul face à l’horreur et où, dans le II, le compagnon était dirigé par l’IA. Si la formule est certes familière, elle gagne ici en intensité, car, cette fois, on ne joue plus seulement pour survivre, mais aussi pour ne pas laisser tomber son coéquipier, ce qui apporte davantage de dynamisme.

Une direction artistique soignée et immersive

Développé sous Unreal Engine 5, Reanimal bénéficie d’une amélioration visuelle évidente. Les graphismes gagnent en finesse procurant une impression de “profondeur”, avec une caméra aux plans fixes ou semi-fixes qui se rapproche aux moments propices, le tout sublimé par des effets de lumière convaincants. On prend ainsi plaisir à arpenter chaque nouvel endroit, tout en restant sur nos gardes, et l’exploration est renforcée par la qualité des textures et la fluidité des animations. 

Dès les premières minutes, on retrouve cette patte si caractéristique de Tarsier Studios, à commencer par ses personnages principaux, des enfants atypiques égarés dans des décors lugubres et inquiétants, entourés de silhouettes effrayantes qui se détachent dans la pénombre, ses monstres étranges et répugnants qui n’existent nulle part ailleurs, et toujours cette ambiance morbide et angoissante qui nous enveloppe.

Fidèle à la formule originale, la narration laisse volontairement libre cours à l’interprétation. Elle ne s’appuie ni sur de longs discours ni sur des cinématiques explicatives. On progresse dans un récit qui suggère, on rassemble des fragments pour les décrypter et c’est précisément ce qui nourrit la curiosité du joueur et l’incite à avancer, malgré l’appréhension et l’épouvante. Cela peut séduire comme rebuter, notamment pour celles et ceux qui n’aiment pas rester dans l’incertitude. On retrouve aussi le thème de l’enfance, qui semble si cher aux développeurs, et des peurs qui lui sont liées. Peurs quasi primales qui se mêlent à la nécessité de survivre, à la loyauté et à la détermination, accentuant les séquences fortes à l’impact émotionnel brut.

Par ailleurs, on savoure le sound design qui s’avère remarquable et, pour la toute première fois, on entend les enfants parler avec, en prime, un doublage en français de qualité. Mais ne vous attendez pas à de longs discours, juste à quelques mots ou phrases bien placées pour nous étonner, amplifiant l’immersion et offrant davantage de personnalité à nos héros. Aussi inattendu que surprenant, tout du moins pour les habitués du genre, cela fonctionne très bien et ajoute une dimension émotionnelle supplémentaire et de l’attachement aux protagonistes. Par ailleurs, nous vous incitons vivement à jouer au casque pour profiter des bruitages et des sons ambiants très efficaces, comme le craquement du bois sous nos pas, les grincements sinistres des portes, la respiration des ennemis… Tout est pensé pour accentuer le stress et nouer l’estomac, décuplant la notion de danger, et certaines scènes, plutôt violentes et sanglantes, sont susceptibles de marquer les âmes sensibles.

Un gameplay plus varié et fluide

Les similitudes entre Reanimal et Little Nightmares sont évidentes et assumées : la direction artistique, si caractéristique avec ses décors énigmatiques qui respirent l’insécurité, la narration environnementale et ses indices visuels, laissant le soin au joueur d’interpréter ce qu’il voit, le gameplay qui conserve les fondamentaux ayant fait le succès de la licence (infiltrations, courses-poursuites, énigmes) et une vulnérabilité propre aux enfants, confrontés à des forces qui les dépassent. Cette sensation d’angoisse diffuse fait tout le charme de Reanimal, qui s’inscrit dans la veine de Little Nightmares I et II, tout en apportant un peu de fraîcheur.

En effet, même si Reanimal reprend une recette proche de celle de Little Nightmares, il s’en distingue sur plusieurs points. Tout d’abord, avec la coopération et la solidarité entre les deux protagonistes. Alors que les deux épisodes originaux misaient sur l’isolement et la solitude, ici on affronte la peur à deux, on se soutient, on protège l’autre et la mécanique de die and retry reste un élément essentiel, rappelant que chaque erreur se paie cash.

De plus, Reanimal bénéficie d’un gameplay plus varié et moins rigide grâce à des déplacements qui nous semblent plus naturels, des interactions plus intuitives et des animations plus souples, ce qui répond clairement à nos attentes. Le titre propose également des situations nouvelles et introduit quelques mécaniques inédites, comme la possibilité de conduire brièvement certains véhicules. Ainsi, on navigue sur les flots, on profite de scènes aquatiques sous-marines bien orchestrées et on alterne avec la terre ferme. Ces moments, plus rares dans la série, brisent la monotonie et apportent un souffle nouveau sans en trahir l’esprit horrifique.

Nous n’avons pas rencontré de bug lors de ce test réalisé avant la mise à jour day one. Il est possible de boucler l’aventure en environ six heures pour les joueurs les plus aguerris, mais cela peut varier entre huit à dix heures pour les novices et selon le temps consacré à la recherche des collectibles.

Le titre sera disponible le 13 février sur Xbox Series X|S, PlayStation 5, Nintendo Switch 2 et PC.

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur



Le Bilan

On a aimé 

  • La direction artistique
  • Le gameplay plus varié et moins rigide
  • Les graphismes et les animations améliorés
  • L’ambiance horrifique
  • L’ajout de paroles en version française
  • Le sound design efficace
  • La coopération locale ou en ligne
  • La durée de vie qui peut sembler courte pour les plus aguerris

Conclusion du test de REANIMAL

Avec Reanimal, Tarsier Studios signe une expérience qui reprend les codes qui ont fait le succès de Little Nightmares I et II : une direction artistique immersive, une narration fragmentée, une ambiance glaçante dans un univers imaginaire toujours aussi glauque et malsain. Mais le studio ne se contente pas de reproduire la formule, le gameplay gagne en variété et en fluidité. De plus, la coopération apporte un dynamisme qui renforce l’émotion et l’entraide. Porté par une réalisation soignée aux graphismes et animations améliorés ainsi que par un sound design remarquable, Reanimal s’avère plus rythmé, plus intense et plus bestial. Les nouveaux venus découvriront un conte horrifique aussi oppressant que déroutant, tandis que les habitués retrouveront des mécaniques familières, sublimées par une ambition plus affirmée. Reanimal n’est pas seulement l’héritage de Little Nightmares, c’est une véritable mue, une évolution qui ouvre la voie à de nouvelles perspectives pour la franchise. Et autant dire que l’on suivra cette transformation avec intérêt.

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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REANIMAL

Développeur : Tarsier Studios
Éditeur : THQ
Date de sortie : 13/02/2026

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2 Commentaires
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<span class="comment-desactive">Utilisateur supprimé</span>
15 février 2026 10h02

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<span class="comment-desactive">Utilisateur supprimé</span>
22 février 2026 12h04

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