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Test – Code Vein 2 – Une proposition peu convaincante face à la concurrence

Test – Code Vein 2 – Une proposition peu convaincante face à la concurrence
Le 6 février 2026
Le 6 février 2026
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Code Vein 2 ambitionne de poursuivre la voie tracée par son prédécesseur, à savoir  proposer une relecture du souls-like à travers une esthétique animée marquée et une narration plus explicite que les standards du genre. Sur le papier, la promesse est séduisante. Le premier Code Vein, sorti en 2019, avait déjà tenté cette synthèse avec des idées intéressantes, mais avec une exécution inégale. Cette suite, plus ambitieuse, adopte une structure en monde ouvert et cherche à corriger les rigidités passées.

Un intérêt en dent de scie

L’intrigue constitue paradoxalement l’un des aspects les plus engageants de Code Vein 2. Le jeu repose sur un concept fort : réparer un présent post-apocalyptique en retournant dans le passé pour modifier des événements clés de l’histoire. Cette mécanique de voyage temporel, risquée sur le plan narratif, est globalement bien maîtrisée. Le scénario évite les paradoxes grossiers et parvient à proposer une histoire cohérente, parfois même poignante, centrée sur le sacrifice, la fatalité et l’injustice.

Le joueur incarne un chasseur chargé d’intervenir auprès de héros du passé, non pas pour les sauver, mais pour abréger leurs souffrances avant que leur sacrifice ne provoque une catastrophe irréversible. Ce postulat cruel confère au récit une tonalité sombre et mélancolique, renforcée par certains personnages réussis, notamment Lou, figure centrale et fragile, dont la tristesse silencieuse accompagne toute l’aventure. Parmi les héros du passé, certains parcours se distinguent, comme celui de Holly, dont l’histoire déchirante fait mouche.

Cependant, la narration souffre de choix de mise en scène discutables. De nombreux moments clés sont relégués à des séquences abstraites, composées de dialogues vagues et de personnages figés. Ces passages manquent d’impact émotionnel et peinent à transmettre l’urgence ou la gravité des situations. Le protagoniste, muet tout au long de l’aventure, renforce ce détachement : dans un récit centré sur la souffrance et le sacrifice, cette absence de réaction verbale nuit clairement à l’implication du joueur.

Les quêtes principales sont solides dans leurs intentions, mais leur développement reste souvent superficiel. En revanche, certaines quêtes secondaires se révèlent bien plus marquantes. Celles qui modifient la chronologie explorent davantage le lore, prennent plus de risques narratifs et offrent aux personnages des moments plus intimes et nuancés. Ces quêtes annexes constituent sans doute le plus gros point positif de l’aspect narratif, au point de surpasser parfois l’intrigue principale. Il est donc d’autant plus regrettable que Code Vein 2 n’ait pas davantage misé sur cette approche.

Malheureusement, le titre peine à s’affirmer comme une référence du genre. Il oscille constamment entre bonnes intentions et frustrations, donnant l’impression d’une expérience inaboutie, incapable de maintenir sur la durée l’élan qu’elle parvient parfois à instaurer. Si le scénario et les quêtes secondaires parviennent à captiver, il y a beaucoup trop de moment creux que le gameplay et le monde ouvert ne parviennent pas à combler.

Un gameplay revisité plus abordable

Manette en main, Code Vein 2 se montre immédiatement plus fluide que son prédécesseur. Les transitions entre attaques, esquives et déplacements sont plus naturelles et l’ensemble du système de combat semble avoir été simplifié pour gagner en accessibilité. Cette volonté de séduire un public plus large est perceptible à tous les niveaux, ce qui constitue à la fois une qualité et un défaut majeur.

Le jeu reprend les fondamentaux du genre souls-like : perte de ressources à la mort, ennemis qui réapparaissent aux points de sauvegarde, combats exigeants basés sur l’observation des patterns. Sur le papier, tout est là. Dans les faits, l’équilibrage pose problème. La difficulté globale est nettement revue à la baisse, au point de gommer presque toute tension. Même les boss, à quelques exceptions près, se révèlent étonnamment permissifs. Les rares morts surviennent davantage par négligence que par réelle mise à l’épreuve des compétences du joueur.

Le début de l’aventure reste très classique concernant la difficulté, mais, dès lors que l’on monte de niveau et à partir du moment où l’on se spécialise et améliore son équipement, le jeu devient très rapidement facile.

Le système de progression repose toujours sur les Codes de Sang, qui déterminent les statistiques, capacités et styles de jeu. Ce système reste toujours aussi efficace, grâce à sa flexibilité et à sa lisibilité. Les Codes permettent de changer de configuration à la volée et leur progression encourage, en théorie, l’expérimentation. En pratique, certains Codes sont si efficaces qu’ils découragent toute remise en question. Une fois une configuration confortable trouvée, il n’y a plus de réelle incitation à explorer des mécaniques plus complexes, comme les altérations d’état ou les synergies avancées. Les bases d’un excellent système sont présentes, mais le jeu ne crée jamais les situations qui obligeraient le joueur à les exploiter pleinement.

Côté équipement, il y a de quoi faire, le jeu laisse le choix aux joueurs de changer d’armes à la volée et leurs améliorations ne sont pas compliquées. Libre à nous de tester plusieurs types d’équipement et de sélectionner celui qui nous convient le mieux. Cette liberté a le mérite de varier les approches et de changer notre façon de jouer dès que nous le souhaitons.

N’est pas Elden Ring qui veut

Le passage à un monde ouvert constitue l’évolution la plus visible de Code Vein 2. La carte est divisée en grandes zones interconnectées, chacune liée à un héros du passé. L’exploration est globalement bien rythmée, du moins au début, avec une progression logique, mais aussi une sensation de vide qui saute aux yeux, accompagnée d’un manque d’intérêt qui arrive très tôt dans l’aventure.

Le concept de temporalité évolutive fonctionne particulièrement bien sur le plan visuel. Visiter un lieu à différentes époques, constater sa transformation et sa dégradation progressive renforce l’impact narratif. Certaines zones, comme la Forêt des Morts-Vivants, illustrent efficacement le désespoir du monde actuel à travers des contrastes visuels marqués.

La direction artistique conserve l’identité animée de la série, avec des personnages soignés et immédiatement reconnaissables. L’éditeur de personnage est toujours aussi riche et gratifiant, permettant une personnalisation poussée.

Cependant, l’exploration, bien que plaisante, manque cruellement de mystère. Les récompenses sont utiles, mais rarement surprenantes. Les donjons et points d’intérêt finissent par se répéter. La lisibilité verticale de la carte pose problème et alourdit clairement la compréhension des zones. Certaines mécaniques liées aux quêtes annexes, comme la nécessité d’avoir un compagnon précis pour activer un objectif, durcissent inutilement l’expérience.

Le point noir des problèmes techniques

Le contenu de fin de jeu prolonge l’expérience sans réellement la renouveler. Le recyclage des boss, déjà perceptible durant la campagne, devient encore plus flagrant, diluant l’impact des affrontements censés être marquants. Certaines versions alternatives de boss parviennent à proposer un défi intéressant, mais l’ensemble donne l’impression d’un manque de ressources et d’inventivité sur la durée.

Les compagnons, bien que mieux intégrés que dans le premier opus, déséquilibrent profondément le jeu. Leur immortalité et le système de résurrection quasi illimitée suppriment trop souvent la crainte de l’échec. Le joueur peut se permettre une approche extrêmement agressive, sachant qu’au minimum une seconde chance est toujours garantie. Cette assistance excessive va à l’encontre de la philosophie du genre et affaiblit considérablement le sentiment d’accomplissement du joueur.

Sur le plan technique, c’est une vraie douche froide, Code Vein 2 montre ses limites. Apparitions soudaines de textures, collisions, chutes de framerate et instabilité générale viennent régulièrement ternir l’expérience. La résolution dynamique est utilisée à outrance dans le monde ouvert et les textures inégales sont monnaie courante. Le titre donne malheureusement l’impression de manquer de finition et de polish.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le concept narratif fort
  • Les quêtes secondaires souvent meilleures que l’intrigue principale
  • Le gameplay plus fluide et plus accessible
  • Le système de Codes de Sang toujours flexible
  • La direction artistique anime toujours marquée
  • La difficulté trop basse qui supprime la tension 
  • Les compagnons beaucoup trop puissants
  • Le recyclage excessif des boss et des mécaniques
  • La narration parfois maladroite dans sa mise en scène
  • Les problèmes techniques récurrents

Conclusion du test de Code Vein 2

Code Vein 2 incarne parfaitement l’idée d’une occasion manquée. Le jeu regorge de bonnes idées : un univers riche, un concept narratif fort, un système de progression flexible et une direction artistique d’anime agréable. Pourtant, à force de vouloir rendre l’expérience plus accessible, il en dilue l’essence même. La difficulté trop basse, les compagnons surpuissants, le recyclage excessif et les problèmes techniques empêchent par moments le titre d’atteindre le minimum syndical. Il en résulte une expérience parfois plaisante, mais souvent frustrante et rarement mémorable. Code Vein 2 reste un jeu solide dans ses fondations, cependant il lui manque la rigueur, la tension et l’audace nécessaires pour s’imposer durablement dans le paysage des souls-like récemment sortis.

Protoxe
Testeur vétéran depuis plus de 10 ans chez Xboxygen. Toujours le même objectif, partager au mieux mon ressenti et faire découvrir de nouveaux jeux.
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Code Vein 2

Développeur : BANDAI NAMCO
Éditeur : Bandai Namco
Date de sortie : 30/01/2026

commentaires

4 Commentaires
Thom B.
Thom B.
6 février 2026 17h06

c’est hélas pas fameux. j’ai bien plus kiffé la démo de nioh 3, alors même que j’ai pas aimé les anciens.
triste pour code vein qui avait du potentiel

Thom B.
Thom B.
10 février 2026 9h07
Réponse à  Protoxe

valait mieux pas… honnêtement, code vein sens plus le jeu indé.
le peut de mobs, l’optimiation, l’ow moyen (pour être gentil) la DA moins sympa que le 1 et sa cathédrale typé anor londo…

le feeling des coups atroce, la roulade aussi lente qu’un homme tronc…
et évidemment le prix, 69€, bien trop cher. même à 40€ j’ai regretté mon chat, c’est dire… bref, merci de ton sacrifice protoxe ! :’)

CaledoniaRob
CaledoniaRob
6 février 2026 17h29

le 1 a la base n’était pas ouf non plus mais ça restait un souls like correct dans son genre.

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