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Pénurie de DRAM jusqu’en 2028 ? Ce que Micron révèle sur l’impact de l’IA

Pénurie de DRAM jusqu’en 2028 ? Ce que Micron révèle sur l’impact de l’IA
TiousPar
Le 12 janvier 2026
Le 12 janvier 2026
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Entre flambée des prix et potentielle remise sur le marché d’anciens modèles de matériel, vous n’êtes assurément pas sans savoir que le monde est frappé par une pénurie de DRAM. Ce n’est pas un secret que le principal coupable est la croissance de l’intelligence artificielle, mais un représentant de Micron a tenu à démystifier certains points à ce sujet. Il a aussi affirmé que la pénurie pourrait durer jusqu’en 2028.

Une pénurie mondiale amplifiée par l’explosion de l’IA

Micron figure parmi les plus grands fabricants de mémoire au monde et se retrouve aujourd’hui en première ligne face à la pénurie de DRAM. Lors d’un entretien accordé à Wccftech, Christopher Moore, vice-président marketing de la division Mobile et Client, explique que l’idée selon laquelle les fabricants abandonneraient les consommateurs au profit de l’intelligence artificielle ne correspond pas totalement à la réalité. Selon lui, l’entreprise continue de servir les marchés PC et mobile à grande échelle, tout en répondant à la demande massive des centres de données.

Eh bien, tout d’abord, je souhaiterais essayer d’aider tout le monde à comprendre que la perception n’est peut-être pas totalement exacte, du moins de notre point de vue. Je ne voudrais jamais dire à quelqu’un quoi penser ni affirmer qu’il a tort, mais notre vision est que nous cherchons à aider les consommateurs dans le monde entier. Nous le faisons simplement par le biais de différents canaux. Nous conservons une activité très importante sur les marchés des clients et du mobile. Nous servons également, bien entendu, nos clients des centres de données.

Et ce qui se passe actuellement, c’est que le TAM et le segment des centres de données connaissent une croissance absolument considérable. Nous voulons nous assurer que, en tant qu’entreprise, nous contribuons également à répondre à ce TAM.

Christopher Moore / Vice président du marketing de Micron pour la division Mobile et Client Business Unit

Il rappelle que la croissance du marché adressable des data centers est désormais spectaculaire. La part de ce segment, qui représentait autrefois environ 30 % du marché, atteint aujourd’hui 50 à 60 % des besoins globaux en volume de mémoire. Cette hausse fulgurante entraîne une tension généralisée sur l’offre, car « il n’y a tout simplement pas assez d’offre pour l’ensemble du secteur », Micron compris, malgré des efforts constants pour alimenter l’ensemble des clients.

Christopher Moore insiste également sur le fait que Micron n’a pas tourné le dos aux consommateurs. Même après la fin de la marque Crucial, l’entreprise conserve une position majeure grâce à son modèle OEM. Elle fournit directement des modules comme la LPDDR5 à des acteurs tels que Dell ou ASUS, qui les intègrent ensuite à leurs propres machines. Cela permet à Micron de rester au cœur de la chaîne grand public.

Pourquoi l’augmentation des capacités ne suffit pas

Selon Micron, accroître la production ne consiste pas simplement à ajouter de nouvelles machines dans les usines. L’un des principaux freins actuels réside dans la variété des densités demandées par les clients. Lorsque certains partenaires réclament simultanément des modules de 8, 12 et 16 Go, les lignes doivent être reconfigurées. Cela provoque mécaniquement une baisse des volumes produits.

Christopher Moore illustre la situation en expliquant que l’arrêt, puis la reconfiguration d’équipements pour un autre type de silicium, entraînent une perte de rendement. Micron cherche donc à limiter le nombre de références produites afin de maximiser l’efficacité industrielle. L’entreprise travaille directement avec ses clients pour stabiliser la demande, car « ces évolutions de capacité entraînent une baisse directe de notre production », précise-t-il.

Cette stratégie confirme des tendances observées chez les fabricants de PC et de smartphones, qui réduisent désormais le nombre de configurations mémoire proposées. À court terme, cette approche permet de sécuriser les rendements. Toutefois, l’essor de l’IA impose aussi des transitions plus fréquentes entre générations de DRAM, ce qui rend les ajustements industriels encore plus complexes.

Des délais longs et une concurrence assumée

Interrogé sur l’impact des nouvelles usines, Christopher Moore se montre très clair. Les investissements actuels ne produiront pas d’effets significatifs avant 2028. Il rappelle que Micron a lancé la construction de son site ID1 dans l’Idaho il y a 3 ans et que celui-ci entrera en service à la mi-2027. Toutefois, la production réellement exploitable n’arrivera qu’après les phases de qualification et d’acceptation par les clients. Cela repousse l’échéance à l’année suivante.

Dans ce contexte, les pénuries de DRAM risquent de durer encore plusieurs années pour le grand public, tant que la demande liée à l’IA restera aussi élevée. Les fabricants multiplient les projets d’extension, mais les contraintes techniques et industrielles allongent systématiquement les délais de mise en production.

Enfin, Micron ne semble pas inquiet face à la montée en puissance des acteurs chinois comme CXMT, souvent présenté comme le quatrième fabricant mondial de DRAM. Christopher Moore affirme accueillir la concurrence, quelle que soit son origine, estimant qu’elle pousse l’entreprise à s’améliorer. Selon lui, cette dynamique concurrentielle bénéficie aussi aux clients, même si le marché reste durablement sous tension.

Dernièrement, Samsung a précisé que les prix des téléviseurs, des appareils électroménagers et même des smartphones devraient également être impactés dans les prochains mois. Enfin, Insider Gaming affirmait récemment que cette conjoncture pousserait les fabricants de consoles de jeux vidéo à envisager un report de la prochaine génération, initialement attendue entre 2027 et 2028, dans l’espoir que les producteurs de RAM parviennent d’ici là à augmenter leurs capacités et à faire baisser les coûts.

Tious
J’ai rejoint Xboxygen en 2020 sur un coup de tête et j’y travaille désormais à plein temps, entre mes sessions de jeu sur PC. Eh oui, je n’ai plus de console Xbox aujourd’hui, mais après tout, le PC est désormais une Xbox !
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commentaires

5 Commentaires
Tomchoucrew
Administrateur
Tomchoucrew
12 janvier 2026 11h36

Ca fais un peu peur pour la prochaine génération de consoles tout ça !

Thom B.
Thom B.
12 janvier 2026 12h14

j’i upgrade mon pc et celui de ma chérie ne prévision.
La ram, les ssd, les carte graphique ont toute augmenté.
bientôt les tv, smartphone… ça devient n’importe quoi

tout ça pour que jean Philibert puisses demander à l’ia d’y calculer 2+2 :’)

X
Xx FuLGoR xX
12 janvier 2026 15h10

Mais ils ne captent pas que si tout devient cher, que plus personne ne pourra ou ne voudra acheter, donc leur nouvelle infrastructure ne serviront à rien si on ne peut plus les utiliser.

BANDIT 34
BANDIT 34
12 janvier 2026 19h04

Si ils savaient à quel point une grande partie de la population sans bat les cacahoutètes de l’IA, et même la fuit.

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Utilisateur supprimé
12 janvier 2026 19h11
Réponse à  BANDIT 34

Message supprimé

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