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Test – Little Nightmares III – L’angoisse coopérative sublimée ?

Test – Little Nightmares III – L’angoisse coopérative sublimée ?
KatiePar
Le 18 octobre 2025
Le 18 octobre 2025
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Après deux volets remarquables qui ont su imposer une vision singulière de l’épouvante, Little Nightmares III revient avec une nouvelle promesse, celle de nous faire vivre un cauchemar à deux. Ce troisième épisode nous entraîne dans un univers où la collaboration devient, en effet, la clé de la survie. Fini la solitude glaçante des précédents opus, ici Low et Alone, les deux protagonistes de l’histoire, doivent s’entraider pour traverser les méandres d’un monde aussi hostile qu’énigmatique.

Toujours édité par Bandai Namco, mais développé cette fois par Supermassive Games, à qui l’on doit notamment Until Dawn et The Dark Pictures Anthology, Little Nightmares III officialise une rupture avec le créateur originel de la saga, Tarsier Studios, qui a quitté la licence pour se consacrer à REANIMAL, son autre projet aux ambitions horrifiques. Ce changement de studio engendrera-t-il une simple continuité ou une réinvention audacieuse de la formule ?

Bienvenue dans le monde du Nulle Part…

Dans Little Nightmares III, on délaisse les abysses des volets précédents pour plonger dans un enfer inédit, la Spirale, un lieu étrange et angoissant que l’on parcourt à travers des miroirs. On y rencontre deux enfants, Low et Alone, aux passés mystérieux, qui se retrouvent perdus et tentent de s’échapper. Leur but ? Trouver une sortie ou bien tout simplement survivre…

Deux âmes perdues mais un seul cauchemar à vivre

Ce troisième chapitre introduit deux nouveaux personnages,  adieu donc Six et son emblématique imperméable jaune ! Si vous connaissez déjà la série, vous savez que le titre ne s’appuie pas sur une narration classique. Ici, pas de dialogues ni de textes explicatifs, tout passe par le visuel. L’histoire se devine, se ressent et se construit au fil de la découverte, laissant au joueur le soin d’interpréter les événements à sa manière.

Deux cerveaux valent mieux qu’un !

L’un sans l’autre et l’obscurité gagne

Les mécaniques de gameplay reposent sur l’exploration, la résolution d’énigmes, la distraction des ennemis, des séquences d’infiltration, quelques combats et des course-poursuites haletantes afin d’échapper à des créatures cauchemardesques. Pour progresser, il va falloir actionner des interrupteurs, pousser des caisses, dénicher des clés, s’envoler à l’aide de parapluies ou encore se faufiler discrètement sous le nez de nos adversaires.

Chaque énigme est une porte vers l’inconnu

Fidèle à son approche en 2,5 D et à son défilement horizontal, le titre fait l’objet d’une innovation majeure, la coopération en ligne, disponible en téléchargeant le Pass Amis. Low, le garçon au masque de corbeau, et Alone, la fillette aux couettes, possèdent chacun des capacités uniques et complémentaires : un arc pour l’un, une clé à molette pour l’autre. Ces outils influencent directement la manière d’aborder les énigmes et de franchir les obstacles. L’aventure peut se vivre en solo, l’autre protagoniste étant contrôlé par l’IA, mais c’est en duo que l’expérience prend véritablement tout son sens.

L’angoisse s’installe lentement

Ainsi, coordination, communication et timing sont essentiels pour progresser dans cet univers périlleux. Alone peut casser des murs à l’aide de sa clé, réparer des machines ou activer des mécanismes. Low, quant à lui, utilise son arc pour tirer sur les ennemis, rompre des cordes ou déclencher des dispositifs à distance. Ces deux personnages se complètent et certains passages imposent une synchronisation millimétrée, comme faire coulisser une chaîne pendant que l’autre saute, par exemple. Leur complémentarité implique aussi des rôles bien distincts dans le dénouement des énigmes. Tandis que l’un peut détourner la vigilance d’un monstre, le deuxième peut se faufiler pour récupérer un objet clé. Les puzzles sont asymétriques et leur résolution demande une observation attentive des décors truffés d’éléments interactifs, tels que plateformes, engrenages et interrupteurs, sollicitant logique, réflexion et esprit d’équipe.

Ambiance et direction artistique toujours aussi efficaces

Quand la lumière vacille, les ombres dansent

La force de Little Nightmares réside dans sa capacité à provoquer un malaise visuel et émotionnel. Comme à l’accoutumée, le nouveau terrain de jeu cauchemardesque (la Spirale) regorge de lieux malsains, de détails macabres, de silhouettes difformes et menaçantes et de pièges insidieux à éviter. Chaque environnement est conçu pour intriguer, déranger et captiver. Qu’il s’agisse de la Nécropole (un  désert de cendres), d’une fête foraine hantée ou d’une sinistre usine à bonbons, on retrouve cette atmosphère toujours aussi glaçante et efficace.

La beauté se cache dans les détails et le danger

La direction artistique joue habilement sur les contrastes avec des teintes froides, métalliques, presque argentées qui accentuent la sensation de danger et de solitude. Les effets de lumière, souvent tamisés, servent autant à guider qu’à apeurer, les monstres  grotesques ont une expression quelquefois troublante et, parfois, un simple regard ou une certaine posture sont suffisants pour instaurer l’effroi. L’ambiance sonore discrète complète ce tableau et distille des tonalités inquiétantes. Rien n’est laissé au hasard, chaque couloir, chaque ombre et chaque craquement contribuent à une immersion totale dans cette horreur feutrée propre à la série.

Le titre propose deux configurations graphiques, un mode Performance à 60 FPS, idéal pour une expérience fluide et réactive, et un mode Qualité limité à 30 FPS. Le jeu étant axé sur la tension et la rapidité, nous vous conseillons d’opter pour le premier.

Mais un cauchemar trop balisé

Quand le silence hurle plus fort que les monstres

Cependant, malgré ses atouts, le titre n’est pas exempt de défauts et le plus frustrant concerne le mode solo. En effet, quand on  joue seul, le compagnon contrôlé par l’IA est bien trop directif, indiquant systématiquement les actions à effectuer ou les chemins à prendre, sans laisser au joueur le temps de réfléchir ou d’explorer par lui-même. Ce guidage excessif casse la dynamique de l’aventure et nuit à l’immersion, transformant certaines scènes en de simples parcours balisés plutôt qu’en véritables découvertes.

Autre bémol, la complémentarité entre Low et Alone, pourtant au cœur du concept, manque parfois d’équilibre. Certaines séquences donnent l’impression que l’un des deux protagonistes est relégué à un rôle secondaire, ce qui peut s’avérer frustrant, surtout en jouant à deux, là où l’on attend une vraie synergie entre les joueurs. Nous regrettons également l’absence de coopération locale permettant de partager l’expérience en duo sur le même canapé, tout comme l’absence de cross-play.

De plus, une certaine redondance se fait ressentir dans les mécaniques et les énigmes proposées. Plusieurs puzzles semblent recyclés des épisodes précédents, offrant peu de renouvellement et sans aucune prise de risque. Si la formule reste efficace, elle peine à surprendre car, mis à part l’aspect coopératif, le titre n’apporte pas de réelle nouveauté. Cela n’aura pas d’impact sur les nouveaux venus puisqu’ils vont découvrir ces éléments pour la première fois, mais les habitués, eux, peuvent éprouver une impression de déjà-vu.

L’élégance du macabre

Enfin, quelques problèmes de lisibilité des décors viennent entacher l’expérience, en particulier dans les moments les plus tendus. Il arrive que l’on rate un passage ou une interaction simplement parce qu’elle se fond trop dans le décor,  entraînant alors des morts injustes. Certes, le principe du die and retry fait aussi partie de l’ADN de la série, mais, ici encore, aucune évolution notable n’est à signaler.

Il vous faudra environ cinq à sept heures pour terminer les quatre chapitres de l’aventure. Chacun d’entre eux peut être rejoué, que ce soit pour incarner l’autre personnage et vivre l’expérience sous un angle différent ou pour partir à la chasse aux collectibles manqués.

Little Nightmares III est disponible depuis le 10 octobre sur Xbox Series X|S, Xbox One, PlayStation 5, PlayStation 4, Nintendo Switch et PC. 

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur

Le Bilan

On a aimé 

  • L’ambiance oppressante et immersive
  • La direction artistique
  • La coopération en ligne
  • L’IA qui nous guide trop en solo
  • Le recyclage de certaines mécaniques et certains puzzles
  • L’absence de coopération en local et de cross-plateforme

Conclusion du test de Little Nightmares 3

Une suite dans la continuité, sans réelle surprise

Little Nightmares III s’inscrit dans la continuité de ses prédécesseurs, sans véritable prise de risque. Si l’introduction de la coopération en ligne apporte une dynamique nouvelle, elle ne suffit pas à masquer une formule qui peine à se renouveler. Le manque de renouveau, la répétitivité des mécaniques et une IA trop directive en solo viennent ternir l’expérience, surtout pour les habitués. L’ambiance reste efficace, les énigmes bien ficelées et l’univers, toujours aussi dérangeant, peuvent happer les nouveaux venus, mais les vétérans de la saga pourraient ressentir une certaine lassitude. Une suite honnête, certes, mais qui manque de cette étincelle capable de faire frissonner les joueurs comme au premier jour.

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Little Nightmares 3

Développeur : SUPERMASSIVE Games
Éditeur : Bandai Namco
Date de sortie : 10/10/2025

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