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TEST – Dying Light : The Beast – L’épisode qui injecte du sang neuf à la saga ?

TEST – Dying Light : The Beast – L’épisode qui injecte du sang neuf à la saga ?
KatiePar
Le 4 octobre 2025
Le 4 octobre 2025
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Plus gore et animal

Après un deuxième épisode en demi-teinte qui avait laissé les fans sur leur faim, Techland revient avec The Beast. Ce qui n’était, au départ, qu’un modeste DLC s’est mué en un véritable troisième volet, porté par l’ambition féroce des développeurs de ressusciter l’âme sombre et viscérale de la franchise. Place donc à l’instinct sauvage, dont le rugissement semble annonciateur d’un renouveau monstrueusement brutal et plus affamé… Mais ce nouveau chapitre parvient-il à redonner ses lettres de noblesse à une licence pourvoyeuse de frissons ? Pour le savoir, il va falloir oser libérer la bête…

L’empreinte de la bête dans la saga

The Beast s’inscrit comme la suite directe du tout premier Dying Light sortit en 2015 (oui déjà !), en ramenant sur le devant de la scène Kyle Crane, son héros emblématique. Là où Stay Human (2022) s’était perdu dans des méandres narratifs s’éloignant de ses racines, The Beast choisit de renouer avec ses origines, quitte à ignorer les événements du deuxième volet. Nous sommes donc face à une branche alternative, presque un spin-off narratif, centré sur la métamorphose de Kyle en une créature hybride. C’est pourquoi il n’est pas nécessaire d’avoir joué à Stay Human pour découvrir cette aventure. De plus, un résumé du premier volet est proposé en préambule, histoire de se rafraîchir la mémoire et de poser les bases du récit.

Kyle Crane est de retour, et plus bestial que jamais !

Ce choix malin permet à Techland de renouer avec l’ADN horrifique du premier chapitre, tout en y greffant une brutalité nouvelle, plus organique, plus crue et plus animale, faisant la part belle à la mutation corporelle et faisant basculer la saga dans un effroi plus profond, tout en libérant nos instincts les plus primaires. 

Castor Woods : paradis bucolique ou enfer sylvestre ?

Alors que les épisodes précédents nous entraînaient dans les rues tentaculaires d’Harran et de Villedor, The Beast nous arrache aux méandres urbains pour nous plonger dans la nature sauvage de Castor Woods, une bourgade fictive nichée quelque part en Europe. Sublime en apparence, cette vallée, qui évoque les Alpes suisses, n’a de “castor” que le nom, car elle s’avère être aussi accueillante qu’un dîner chez Hannibal Lecter. On y retrouve Kyle Crane, retenu captif depuis treize longues années, qui sert de cobaye pour des expériences cruelles dans les entrailles d’un laboratoire souterrain, dirigé par le sinistre Baron.

Castor Woods : oubliez la carte postale, l’envers du décor est plus sombre !

C’est ainsi qu’il se voit injecter de force le virus zombie, qui le transforme en une créature hybride, mi-homme, mi-monstre, doté d’une force surhumaine et d’une rage incontrôlable. Le prologue nous immerge dans cette descente aux enfers, entre tortures cliniques, mutation et effacement de l’identité, et l’on assiste à la naissance du sujet Alpha A. Mais, alors que tout espoir semble perdu, l’opportunité de s’échapper se présente enfin à lui. Une évasion brutale et sanglante, qui marque le début de sa quête de liberté… et de vengeance. 

Rage, parkour et démembrements gores

Les habitués de Dying Light vont vite retrouver leurs marques, les parkours effrénés, les combats brutaux et la survie en milieu hostile sont toujours au cœur de l’expérience. Mais The Beast ne se contente pas de recycler les fondations de la saga, il les pousse dans leurs retranchements pour offrir une aventure plus nerveuse, plus sanglante et surtout plus exigeante. 

Le silence de Harran n’était qu’un prélude, la bête est lâchée !

La grande nouveauté ? La transformation bestiale de Kyle. Fruit des expérimentations du Baron, cette mutation lui confère la possibilité de libérer une puissance surhumaine, avec des attaques dévastatrices, une régénération accélérée, une vision nocturne améliorée et surtout un système de rage, qui transforme notre héros en une machine à broyer. Une fois la jauge remplie, Kyle devient une créature quasi inarrêtable, capable de démembrements spectaculaires et d’éclatements crâniens qui feraient pâlir un médecin légiste, nous procurant des moments de furie tout simplement jubilatoires !

Mais cette force à un prix, car, à mesure que la colère monte, le contrôle s’effrite. Faut-il céder à l’instinct bestial pour survivre ou rester maître de soi ? Cette dualité intéressante entre l’humain et la bête enrichit et dynamise le gameplay, tout en y ajoutant une tension constante. Parmi les bonnes surprises, figure le retour tant attendu des véhicules. Ils permettent non seulement des déplacements rapides, mais également des carnages réjouissants en pleine course et, franchement, cela manquait cruellement dans Stay Human !

Ce n’est pas l’enfer, c’est mon terrain de jeu !

Côté affrontements, The Beast conserve les mécaniques classiques. On alterne entre les attaques légères et puissantes, les blocages et les esquives face aux monstres trop dangereux, et on doit gérer l’endurance. On peut toujours donner un coup de pied pour déstabiliser les adversaires et exécuter le fameux saut chassé de Kyle, des options tactiques non négligeables. Enfin, on retrouve bien sûr l’instinct de survie, essentiel pour révéler les ressources et les points d’intérêts sur la carte, ainsi que les planques à sécuriser. 

Le système de craft est toujours fidèle au poste !

Enfin, le parkour, véritable signature de la licence, atteint ici un nouveau degré d’intensité. Les environnements de Castor Woods, plus verticaux et plus sauvages, sont propices à l’escalade : rochers, pylônes électriques, gouffres, branches d’arbres, tout devient un terrain de jeu. De plus, le grappin revisité permet des balancements fluides et des enchaînements plus vifs et agréables, avec une caméra plus dynamique, accentuant la sensation de vitesse, pour un ressenti plus réaliste que dans les volets précédents. Résultat, on se sent vraiment comme un prédateur agile prêt à bondir sur sa proie. 

Le système de craft reste fidèle à la formule. Les armes se détériorent à l’usage, il faut donc les réparer, les modifier ou en créer de nouvelles à partir des matériaux collectés ou achetés auprès des marchands. On peut également améliorer les plans, ajouter des mods et personnaliser son arsenal pour maximiser les dégâts. Armes de mêlée, armes à feu et gadgets fort utiles, tels que les grenades, cocktails molotovs, leurres, couteaux de lancers, lampe UV…, tout est là pour varier les plaisirs. Et quel bonheur d’écraser, exploser, mitrailler et découper les infectés, tout en les démembrant à l’aide des capacités de la bête, un vrai défouloir ! Mais, si vous êtes du genre discret, pas de souci, les éliminations furtives sont aussi de la partie. À chacun sa méthode… 

La vengeance aux deux visages

Les capacités de Kyle ont évolué. Elles se répartissent désormais entre ses compétences humaines, basées sur le parkour, la survie et l’arsenal, et celles de la bête, qui lui confèrent des facultés surhumaines, telles que des sauts vertigineux ou une force colossale permettant de soulever et de projeter des objets massifs sur ses adversaires. Ce système bien pensé permet au joueur de façonner son style de jeu, en privilégiant la furtivité, la brutalité ou l’agilité, selon ses préférences, et c’est vraiment très agréable.

Le cycle jour/nuit est toujours de la partie et survivre jusqu’à l’aube reste un exercice de haute voltige. L’obscurité libère des rapaces plus nombreux et plus agressifs, ce qui donne lieu à une traque incessante capable de vous donner quelques sueurs froides. Les courses poursuites nocturnes deviennent de véritables sprints avec montée d’adrénaline, où chaque saut peut sceller votre destin avec, à la clé, un gain d’XP doublé, à condition de survivre bien sûr.

Quand la lumière meurt, le danger s’éveille !

Si le titre est jouable en solo, il prend une tout autre dimension en coopération (jusqu’à quatre joueurs en ligne), pour encore plus de fun et de stratégie à mettre en place. 

Une ambiance visuelle et sonore immersive

Vive le parkour, parce que la marche c’est pour les morts-vivants

Si Techland ne révolutionne pas son moteur graphique, il l’exploite tout de même avec brio. L’exploration est certes plus limitée (fini les grandes avenues de Villedor ou les toits de Harran), mais toutefois plus intense. Le changement de décor est salutaire, car Castor Woods offre une nature sauvage aux biomes variés : de petites îles pittoresques, des marais poisseux, un joli parc national et un monastère sinistre, l’endroit ne manque vraiment pas de charme et affiche des contrastes lumineux, aux palettes de couleurs chatoyantes et aux décors soignés et séduisants. On prend un réel plaisir à s’y perdre, jusqu’à ce qu’un cri dans les buissons nous rappelle que nous ne sommes pas seuls.

Les créatures, et notamment les chimères hybrides entre humanité et monstruosité, bénéficient d’un soin particulier. Leur animation est réussie, leur gabarit imposant et leur fluidité glaçante. Leur design reflète les expérimentations biologiques subies. Entre membres distordus et peaux lacérées, on ne peut qu’apprécier le spectacle. Tout comme l’évolution de l’apparence de Kyle, qui traduit à merveille la lutte intérieure entre l’homme et la bête. 

Chaque hurlement est une mélodie dans la nuit

Par ailleurs, la bande sonore, plus que convaincante, renforce cette immersion : craquements de branches, respirations haletantes, râles bronchiques, murmures dans les murs…, tout est pensé pour que le joueur se sente en danger permanent. De plus, les compositions musicales, signées Olivier Derivière, ajoutent une touche émotionnelle bienvenue, entre tension et mélancolie.

Parkour, baston et hémoglobine, le trio gagnant !

Au niveau du doublage, The Beast est intégralement doublé en français, avec une nouvelle voix pour l’acteur vedette. Exit donc Benoît Dupac, timbre emblématique de Kyle, c’est à présent celle de Mario Bastelica qui l’incarne, plus rauque et censée mieux refléter la transformation physique et mentale du protagoniste. Un changement risqué de la part de Techland et qui pourrait bien diviser. Néanmoins, le reste du casting vocal est solide.

Mais la bête n’est pas totalement domptée !

Malgré ses atouts, The Beast n’est pas parfait. On peut lui reprocher un scénario trop centré sur Kyle, laissant peu de place aux personnages secondaires, et qui demeure assez linéaire avec, comme thème principal, celui de la vengeance, déjà vu mille fois.

En outre, le monde semi-ouvert est plus restreint, avec moins de zones à explorer que dans les volets précédents, ce qui peut frustrer les amateurs de vastes étendues. Mais c’est surtout au niveau de l’IA que des progrès restent à faire. En effet, elle engendre des comportements parfois incohérents ou trop prévisibles. Avec des monstres bloqués dans des murs ou des humains aux attitudes absurdes, on sent que le cerveau n’a pas toujours suivi la mutation.

Un zombie m’a regardé de travers…

On retrouve aussi des mécaniques recyclées qui sentent le réchauffé, notamment certaines quêtes annexes qui ont un air de déjà-vu (oui, encore des centrales électriques à rallumer !). Et au niveau du bestiaire, mis à part les fameuses chimères, on aurait bien aimé un peu plus de variété dans la vitrine du Musée des horreurs, c’est dommage ! 

Comptez environ vingt-cinq heures pour boucler l’histoire principale et le double pour les complétistes en quête de cent pour cent. 

Dying Light : The Beast est disponible depuis le 18 septembre sur Xbox Series X|S, PlayStation 5 et sur PC. 

Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur


Le Bilan

On a aimé 

  • Le retour de Kyle Crane
  • La vallée de Castor Woods
  • Les capacités bestiales
  • La direction artistique immersive
  • Plus gore, sombre et intense
  • Les musiques d’Olivier Derivière
  • La coopération
  •  L’IA encore trop perfectible
  • Le recyclage de certaines mécaniques
  • Le scénario parfois trop classique

Conclusion du test de Dying Light : The Beast

La bête est lâchée et elle ne manque pas de mordant !

Dying Light : The Beast réussit là où Stay Human s’était égaré, en renouant avec l’essence horrifique, viscérale et nerveuse de la franchise. Le retour du héros emblématique Kyle Crane, sa transformation monstrueuse, le parkour dopé aux stéroïdes et le décor sublime de Castor Woods procurent une expérience immersive brutale, intense et délicieusement sauvage. Le gameplay gagne en profondeur, grâce à la dualité homme-bête bien exploitée, et le cycle jour/nuit est encore plus impitoyable. Tout n’est pas parfait, le scénario reste classique, l’exploration est plus restreinte (mais plus intense), certaines mécaniques recyclées peinent à surprendre et l’IA a encore quelques ratés (parfois plus effrayants que les morts-vivants eux-mêmes). Mais qu’importe, The Beast, tel un rejeton affamé, devient l’enfant sauvage de la trilogie, qui hurle son retour aux sources avec rage et noirceur. Si vous avez aimé Dying Light 1er du nom, vous allez adorer The Beast !

Katie
Bercée dès mon plus jeune âge par les cauchemars de Freddy Krueger, je nourris une passion particulière pour les jeux d'horreur et je rêve de galaxies et de rencontres du troisième type. Armée d'un casque et de caféine, je suis toujours prête à appuyer sur "start" pour sauver le monde de la menace zombie et vivre de nouvelles aventures.
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Dying Light : The Beast

Développeur : Techland
Éditeur : Techland
Date de sortie : 18/09/2025

commentaire

1 Commentaire
M
Moustic33
4 octobre 2025 15h24

Merci pour votre test, ayant bien apprécié le premier à l’époque, celui ci me donne bien envie.

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