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Test – Borderlands 4 : Entre héritage et renouveau

Test – Borderlands 4 : Entre héritage et renouveau
Le 19 septembre 2025
Le 19 septembre 2025
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Depuis 2009, Borderlands s’est imposé comme l’un des looter-shooters les plus emblématiques, grâce à son mélange de FPS nerveux, de loot à profusion et de direction artistique en cel-shading immédiatement reconnaissable. Après un troisième épisode accueilli plus tièdement et un spin-off (Tiny Tina’s Wonderlands) sympathique mais répétitif, la série revient avec Borderlands 4. Nouvelle planète, gameplay modernisé, ton plus sombre : Gearbox cherche à redonner un second souffle à sa licence phare.

Une intrigue plus resserrée, entre luttes de pouvoir et résistances

L’histoire de Borderlands 4 délaisse les errances galactiques pour se concentrer sur un enjeu plus localisé. Adieu Pandore, bienvenue Kairos, planète mystérieuse révélée par l’apparition brutale d’Elpis, la lune déjà croisée dans The Pre-Sequel. La collision de cette lune avec le  dôme qui cachait Kairos, provoque la rupture de ce dernier, exposant ainsi son peuple et ses secrets au grand jour.

Sans être révolutionnaire, le scénario marque une amélioration par rapport à celui de Borderlands 3. Les antagonistes, en particulier les lieutenants, bénéficient d’une écriture plus nuancée : leurs actions, bien que violentes, trouvent une justification dans leur vision du monde. Cet effort rend leur confrontation plus engageante, même si le Gardien du Temps, figure centrale du récit, apparaît en retrait et manque d’impact lors du dénouement.

La narration adopte un ton plus sombre, en rupture avec l’humour potache du précédent épisode. Loin de disparaître, l’ironie subsiste à travers plusieurs personnages secondaires ou dans les éternelles tirades de Claptrap, mais elle s’efface régulièrement pour laisser place à une ambiance plus grave. Cette alternance entre humour noir et tension dramatique s’accorde davantage avec l’identité initiale de la franchise, renouant avec l’équilibre qui faisait la force du deuxième épisode.

Les quêtes principales assurent une progression claire et une montée en intensité régulière, même si leur structure reste classique : prise de camps, infiltration, récupération d’artefacts. Les quêtes secondaires, nombreuses, contribuent à étoffer l’univers mais peinent parfois à se distinguer par leur originalité, la plupart reprenant des objectifs déjà vus. Dans leur majorité, elles restent efficaces et proposent de très bonnes intrigues secondaires, même si leur intérêt réside davantage dans les dialogues et la perspectives de généreuses récompenses de loot.

En somme, Borderlands 4 ne bouleverse pas la formule scénaristique, mais réussit à la rendre plus cohérente et plus engageante que par le passé, en particulier grâce à ses antagonistes et à une tonalité qui assume une noirceur bienvenue.

Un gameplay modernisé, plus nerveux et plus généreux

Là où Borderlands 4 marque le plus son évolution, c’est dans son gameplay. Gearbox a conservé l’ADN du looter-shooter, mais a modernisé les sensations de jeu. Dès les premières minutes, la différence est perceptible. Les déplacements sont plus fluides, les combats plus dynamiques et, à la manette, les sensations transmettent bien une impression d’agilité.

Le personnage choisi peut désormais effectuer des doubles sauts, planer brièvement, enchaîner des dashs latéraux ou arrière et, surtout, utiliser un grappin. Cet outil n’est pas seulement un gadget aidant à la mobilité, il permet également d’atteindre des zones en hauteur, d’interagir avec des éléments du décor ou de propulser des objets explosifs sur les ennemis. Ces ajouts transforment la manière d’aborder les affrontements, qui deviennent plus verticaux et plus spectaculaires, sans pour autant sombrer dans l’excès d’un fast-FPS à la Doom.

Les sensations manette en main profitent de cette vivacité accrue. Là où les précédents épisodes pouvaient sembler rigides en comparaison des standards actuels, Borderlands 4 parvient à offrir un rythme plus soutenu, donnant au joueur l’impression de toujours disposer d’une option pour se sortir d’une situation tendue. L’arsenal, toujours pléthorique, participe aussi à cette impression de puissance. Snipers, pistolets à projectiles télécommandés, fusils modulables, l’inventivité habituelle est toujours au rendez-vous, mais cette fois-ci mieux équilibrée grâce à un système de loot revu. Les armes rares sont moins fréquentes, ce qui redonne du poids à leur acquisition et ravive le plaisir d’obtenir une pièce exceptionnelle.

La progression du joueur repose sur un système de classes et d’arbres de compétences assez classique, mais robuste. Chaque spécialisation encourage un style de jeu différent, que ce soit l’agressivité frontale, le contrôle à distance ou le soutien en coopération. L’évolution est régulière et gratifiante, même si l’abondance d’objets secondaires peut parfois noyer le joueur sous des choix peu pertinents.

En revanche, sur le plan sonore, Borderlands 4 déçoit. La bande-son accompagne l’action sans jamais vraiment marquer l’expérience. Aucun thème ne se distingue particulièrement et les compositions se révèlent trop génériques pour créer une véritable identité musicale. Leur répétitivité finit même par accentuer la lassitude ressentie lors des longues sessions. C’est d’autant plus regrettable que plusieurs productions récentes ont su proposer des ambiances sonores beaucoup plus travaillées et immersives, plaçant donc cet épisode en retrait sur un aspect pourtant essentiel à l’atmosphère globale.

En dehors des combats, l’exploration de Kairos se révèle agréable, mais pas toujours surprenante. La direction artistique conserve le style comics propre à la saga, en l’assouplissant légèrement pour tendre vers un rendu plus réaliste. Les environnements sont variés, offrant aussi bien des paysages arides que des zones industrielles ou des cavernes mystérieuses. Toutefois, la structure du monde ouvert souffre d’une certaine uniformité. Beaucoup d’activités reposent sur des mécaniques répétées, accentuant l’effet de check liste, et l’absence d’un véritable hub central réduit le sentiment d’attache ou d’appartenance à un clan. Le voyage en véhicule apporte un petit plus pour parcourir les lieux, mais rien de bien innovant et loin des effets d’annonces des trailers.

Au final, le gameplay de Borderlands 4 parvient à réactualiser efficacement la formule, en renforçant les sensations de puissance et de mobilité, mais il n’échappe pas à certaines limites structurelles, notamment la répétitivité des activités ainsi que la redondance de l’exploration.

Endgame, technique et stabilité : un équilibre à trouver

Comme tout looter-shooter, Borderlands 4 se juge aussi sur la richesse de son contenu endgame. À ce niveau, Gearbox propose une offre solide, mais encore perfectible.

Le mode Chasseur de l’Arche ultime constitue le cœur de cette phase post-campagne. En proposant plusieurs niveaux de difficulté et des variantes hebdomadaires de missions et de boss, il encourage la rejouabilité et le perfectionnement de l’équipement. Des donjons supplémentaires, des contrats et des événements aléatoires complètent cette offre, assurant un volume conséquent d’activités. Toutefois, cette abondance ne masque pas entièrement la répétitivité de certaines épreuves, qui reposent souvent sur des schémas déjà éprouvés. Les joueurs les plus investis risquent donc de percevoir une certaine limite après plusieurs dizaines d’heures.

Sur le plan technique, le tableau est contrasté. Visuellement, le moteur graphique retravaillé rend justice au style de la saga, avec des effets de cel-shading affinés et des environnements globalement soignés. Cependant, des problèmes de performance persistent, sur console mais aussi tout particulièrement sur PC : retards d’affichage de textures, micro-freezes et crashs occasionnels. Même avec le patch de lancement, certaines optimisations restent nécessaires, notamment pour obtenir des performances stables sur des configurations PC modestes. Côté intelligence artificielle des ennemis, les adversaires semblent mieux coordonnés pour nous débusquer, mais il arrive souvent que certains se bloquent dans des éléments du décors.

En coopération, l’expérience gagne en intensité. Les mécaniques de partage de loot, de téléportation vers un équipier ou de progression commune renforcent l’aspect collectif, fidèle à l’esprit de la série. En revanche, la difficulté peut paraître mal calibrée en solo, certaines séquences imposant un pic brutal de résistance qui peut décourager.

En définitive, Borderlands 4 propose un endgame généreux et cohérent avec l’ADN de la saga, mais encore marqué par des problèmes de répétitivité et de stabilité technique.

Coup de coeur de la rédac !Coup de coeur de la rédac !

Le Bilan

On a aimé 

  • Les quêtes principales engageantes, avec une mise en scène plus travaillée
  • L’exploration plus poussée
  • Le contenu annexe qui apporte un vrai plus, même s’il est répétitif
  • Certaines quêtes secondaires qui manquent de consistance et se répètent
  • La gestion parfois lourde des inventaires et du loot en grande quantité
  • La présence de bugs techniques et de problèmes de fluidité
  • La bande-son décevante.

Conclusion du test de Borderlands 4

Borderlands 4 reprend les bases qui ont fait le succès de la licence, tout en cherchant à élargir ses horizons. Plus sombre dans son approche narrative et plus ambitieux dans sa mise en scène, il tente de concilier fidélité aux codes de la saga et modernisation du gameplay. Le rythme des quêtes, de l’exploration et des activités de cette nouvelle planète ainsi que l’évolution des personnages apportent une vraie richesse, mais certaines mécaniques demeurent rigides et la répétitivité propre au genre reste présente. Entre ambition artistique et quelques limites techniques, le titre s’impose comme un épisode solide, sans pour autant révolutionner la formule.

Protoxe
Testeur vétéran depuis plus de 10 ans chez Xboxygen. Toujours le même objectif, partager au mieux mon ressenti et faire découvrir de nouveaux jeux.
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Borderlands 4

Développeur : Gearbox Software
Éditeur : 2K
Date de sortie : 12/09/2025

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