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Test – Dragon Ball : Sparking! Zero – Le meilleur jeu de la licence ?

Test – Dragon Ball : Sparking! Zero – Le meilleur jeu de la licence ?
Le 7 octobre 2024
Le 7 octobre 2024

Alias Dragon Ball Z Budokai Tenkaichi 3.5, 4 ?

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Dire que Dragon Ball fête ses 40 ans en 2024, ça ne nous rajeunit pas. Quarante ans de Dragon Ball, et pourtant, à l’image de son héros, l’œuvre d’Akira Toriyama n’a pas pris une ride. Elle a traversé les âges grâce à la portée universelle de son propos et a forgé les codes du shonen moderne. Le succès aidant, cette série s’est déclinée sous de multiples formes, dont le jeu vidéo.

Dans l’univers vidéoludique, une série a particulièrement su se faire une place dans le cœur des fans : celle connue en France sous l’appellation des Tenkaichi, et au Japon, sous son vrai nom, Sparking. Cette saga mythique est la première à retranscrire avec fidélité les affrontements dans des environnements en 3D, à offrir une liberté de mouvement et à afficher un casting impressionnant de personnages.

Il s’est écoulé dix-sept ans depuis le dernier opus sur PlayStation 2, et le temps a fait son travail, lui donnant ses lettres de noblesse. Alors que l’attente pour cette nouvelle mouture est grande, il est l’heure de convoquer les sept boules de cristal et de formuler un souhait unique : obtenir enfin la version ultime d’un jeu vidéo Dragon Ball Z.

Club Dorothée

Ce qui frappe en premier lieu, c’est la technique. Rarement un jeu vidéo aura imité l’animation avec autant de perfection. Un bond a été franchi en rapprochant toujours un peu plus ce média de l’animé. Cela s’explique par le choix du moteur graphique (ici l’Unreal Engine 5) et celui des supports puisqu’il n’y a pas de version old gen au menu. Le titre est uniquement disponible sur les consoles de cette génération et sur PC.

La reproduction est très fidèle à l’œuvre originale et la transition s’avère réussie. L’appréhension d’être déçu entre les trailers et la copie finale s’efface pour laisser place à un rendu technique solide, sans bafouillages, sans ralentissements et visuellement superbe.

Juste épique !

Que ce soit au niveau des animations, des transformations ou des effets de lumières, tout est reproduit avec beaucoup de soin. La technologie du cell-shading, employée depuis tant d’années, semble avoir atteint son apogée et retranscrit à merveille les personnages.

En ce qui concerne les environnements, nous sommes plus partagés. Ils sont “jolis sans plus”, mais sont en dissonance avec les protagonistes, dans une 3D plus classique et moins inspirée, aux textures parfois douteuses. Mais peut-être est-ce un choix de design afin que les personnages ressortent encore plus à l’écran ?

Bon, en vrai, en combat, on ne regarde pas trop le sol…

Cette esthétique est servie par des affrontements très nerveux, grâce à une caméra dynamique qui suit les acteurs et participe à une mise en scène grandiose des combats. Le mot qui nous vient à l’esprit est encore une fois fidèle.

Un sens certain du détail se retrouve dans de toutes petites choses, que ce soit les expressions faciales, les blessures portées à nos héros, les habits qui se déchirent ou dans certaines animations qui arracheront un sourire. Par exemple, alors qu’on s’attendait à réaliser une simple projection entre Freezer et Sangoku, celle-ci se transforme en une mini-animation où ce dernier saisit de la queue du tyran galactique, le surprenant avant de l’envoyer valdinguer dans les airs. Ce n’est certes pas grand chose, mais ça tape juste et bien.

Impossible qu’il me trouve là où je suis !

Reprenant les lieux emblématiques de la série (de la planète Namek sous tous ses aspects à l’arène du tournoi du pouvoir), les cartes disponibles sont au nombre de douze et possèdent, pour la plupart, une variante jour/soirée/nuit. Dans cet épisode comme dans les précédents titres Tenkaichi, les décors sont en partie destructibles et la liberté de mouvement y est toujours une composante essentielle. Il est ainsi possible d’évoluer dans les airs, sur terre ou même sous l’eau. La première fois que vous combattez sous l’eau, que ce soit en y étant propulsé ou en poursuivant votre adversaire, ça marque. Le tout se déroule de manière fluide et renvoie à de lointains souvenirs du mercredi matin où les jeux de cache-cache aquatiques étaient de mise.

Plutôt les îles en soirée ou la ville en ruines ?

Les plus exigeants d’entre nous pointeront l’absence de lieux connus des fans, comme la maison de Kamé, la planète de Beerus ou bien le vaisseau de Babidi…

Autre pas de côté, les environnements ont beau être destructibles, les habitués de la série ne seront pas surpris par la proposition du studio de développement, Spike Chunsoft, car cela reste très convenu. Il n’y a pas de modification majeure des champs de bataille, on pulvérise des montagnes, on abîme le sol, mais ce n’est pas pour autant que l’arène va se retrouver découpée en mille morceaux ou jalonnée de cratères. Le plancher des vaches semble étonnamment résistant !

Gniah gniah ! Cette maudite planète Namek ne sera bientôt plus que poussière !

Enfin, la plus grosse déception est à venir sur le plan musical. Si le jeu s’ouvre sur une cinématique reprenant l’un des openings de Dragon Ball Super “Genkaitoppa X Survivor”, laissant augurer les meilleurs auspices, nos espoirs ont rapidement été “douchés”. À l’exception de ce titre, les musiques originales de la série sont aux abonnés absents et sont remplacées par une bande-son “pop-rock” l’imitant, s’en rapprochant sans jamais réussir à faire oublier leurs inspirations.

Même si on le déplore autant qu’on l’attend, tout comme pour Dragon Ball FighterZ, nul doute qu’un DLC verra le jour pour bercer les combats de cette douce nostalgie moyennant quelques euros.

Enfin, pour dissiper les espoirs suscités par le dernier opus de Naruto (NARUTO X BORUTO Ultimate Ninja STORM CONNECTIONS), également édité par Bandai Namco et qui bénéficiait de l’ensemble des voix françaises pour l’animé, les voix sont uniquement disponibles en anglais ou en japonais. En effet, aucune suite n’a finalement été donnée à l’initiative de proposer une VF portée par Frédéric Molas, alias le Joueur du Grenier, et adoubée par Brigitte Lecordier.

Les guerriers du multivers !

Krilin, Piccolo, Freezer… Akira Toriyama a réussi à créer une galerie de personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. De plus, il a su faire évoluer ces derniers à travers de multiples retournements de situations.

Autant dire que cet aspect était très attendu par les fans, d’autant que la série a toujours eu un casting très impressionnant ! Avec un roster affichant au compteur 182 personnages jouables, DBS0 brasse large et remporte peut-être le titre de jeu de combat comportant le plus grand roster jamais vu. Il reprend la plupart des arcs, de Radditz dans Dragon Ball Z au tournoi du pouvoir de Dragon Ball Super, en passant par certains OAV et la la série Dragon Ball GT. C’est juste impressionnant !

Il y a vraiment, vraiment beaucoup de choix

Alors oui, il y a bien plusieurs versions d’un même personnage, Sangoku et Vegeta en tête. Mais ne boudons pas notre plaisir avec 182 personnages. Même si vous avez dix-neuf formes de Sangoku (21 en comptant Black Goku et sa transformation Rosé) et dix-huit variantes de Vegeta (c’est bien leur nombre), il y a de très grandes chances pour que votre chouchou soit de l’aventure.

D’autant plus que ce casting évoluera avec du contenu additionnel. L’arrivée d’une vingtaine de personnages supplémentaires, issus du film Dragon Ball Super Hero et de l’animé Dragon Ball Daima, est d’ores et déjà prévue via un Season Pass. Nul doute que si le succès est au rendez-vous, de futurs DLC se présenteront pour venir renforcer ses rangs déjà bien fournis. À voir si la magie des extensions fera son office et que, tel Sangoku, l’édition ultime sera remplacée par l’édition instinct légendaire ultra…

Le champion de la planète Terre, le grand HERCUUUUUUULLLLE !

Si l’on ne peut être qu’admiratif de ce roster de par sa générosité, la qualité n’est pas en reste. Ne revenons pas sur les mêmes versions d’un personnage qui, en fonction de leur niveau de puissance, se ressemblent, la majorité du casting bénéficie d’un feeling propre, d’animations en conséquence et de techniques spécifiques. On peut donc se faire “rassurant”, ce sont bien des personnages différents même si le soft, dans sa proposition, n’offre pas une profondeur aussi riche qu’un jeu de combat plus classique.

Je ne suis plus Vegeta, je suis Super Vegeta !

Entre tradition et modernité, le jeu offre deux types de maniabilité : l’une pour les nouveaux venus et l’autre pour les nostalgiques de la série Tenkaichi. Il est également possible d’entièrement remapper l’ensemble des touches.

Bien que le titre soit grand public et qu’il n’ait pas la prétention d’atteindre la complexité de l’excellent Dragon Ball FighterZ, ici la proposition ne rime pas pour autant avec simplicité. Le jeu bénéficie de subtilités suffisantes pour demander une phase d’apprentissage sur la longueur. Ruée du dragon, smash parfait, assauts téléportés, super contre, autant de termes barbares pour dire qu’il sera utile de se plonger dans le tutoriel très complet. Nous vous conseillons d’y faire un tour dès votre première partie. L’occasion de s’entraîner en compagnie de Piccolo pour assimiler les rudiments du guerrier.

Entraîne-toi petit scarabée

Les basiques à intégrer peuvent paraître évidents, mais dans le feu de l’action on est très vite débordé, et ce qui semblait acquis n’est plus désormais qu’un lointain souvenir. Même sur des thèmes aussi élémentaires que les déplacements ! Il ne sera pas de trop d’y revenir régulièrement pour ne pas se perdre dans la multitude des commandes.

Outre les traditionnels combos, les combats se reposent sur une jauge de Ki et de points de compétence. Les points de compétence permettent, entre autres, d’accorder des bonus temporaires, d’étourdir l’adversaire ou tout simplement gagner du Ki… La barre de Ki, quant à elle, régit les déplacements, les kikohas (boules de feu), ou encore les techniques spécifiques des personnages afin d’infliger des dégâts importants à l’adversaire. Masenko, Big Bang Attack ou l’incontournable Kamehama, elles sont toutes là !

Comment c’est possible d’avoir Vegeto vs Vegeta dans un même combat ? Chut, c’est magique !
Attention mode je brille de mille feux !

La stratégie de base repose sur les phases d’assauts, de récupération de Ki et de prise de risque pour asséner les attaques spéciales.

C’est déjà un système solide avec de nombreuses possibilités, auxquelles s’ajoutent des options de gameplay comme les contres, les dashs et les téléportations. Le mode Sparking! d’où le jeu tire son nom est également de la partie. Il se débloque en chargeant son Ki au maximum avec au moins un point de compétence. Il permet, pour un temps limité, de ne pas se soucier de sa barre d’énergie, d’augmenter l’impact des coups et d’accéder à l’attaque ultime du héros.

À cela, s’ajoutent les transformations qui déverrouillent de nouvelles techniques et capacités, les combats en équipe jusqu’à 5 et même la fusion de personnages.

La proposition est donc riche ! Une fois maîtrisée, il est possible de prendre en main n’importe quel membre du casting. Si l’on ne doute pas que les joueurs occasionnels enchaînent les super attaques en utilisant la traditionnelle succession de “je charge mon Ki” et ”je fais ma super attaque”, tel Ryu lançant inlassablement ses Hadoken, nul doute qu’au regard des options offertes cette stratégie sera facilement mise à mal par les joueurs plus expérimentés. Les habitués de la série vont rapidement prendre leurs marques et ne seront pas dépaysés. Peu importe son niveau, dans tous les cas, la recette fonctionne. À noter que la caméra contribue vraiment au dynamisme des chorégraphies, même s’il lui arrive parfois de s’emmêler les pinceaux et de ne plus suivre l’action.

Si l’on s’attarde sur les différents modes de jeu, outre les traditionnels versus et leurs déclinaisons sous forme de tournois, c’est bien le mode “histoire” tant attendu qui revêt une forme particulière. Il se déroule sous la forme d’épisodes embrassant pleinement le côté feuilleton propre à la série. Il est ainsi possible de se glisser dans le costume de huit personnages, héros comme vilains, pour découvrir ou redécouvrir quelques arcs de Dragon Ball Z et Dragon Ball Super.

Bien que ces épisodes soient relativement brouillons dans leur contextualisation et leur mise en scène, cela reste l’occasion de revivre les grands moments du récit et ses diverses confrontations emblématiques et on prend un vrai plaisir à les parcourir. Certaines cinématiques permettent même de voir au travers des yeux de Sangoku et ses amis ! Bon, on ne va pas se mentir, ça reste très gadget !

Grrr ! Je suis certain que ce crétin de Sangoku va prendre la pierre !
On peut revenir sur les embranchements pour chercher à les débloquer
Vous aussi, c’est votre rêve ? Classe, non ?

Un autre mode, intitulé “combat personnalisé”, mérite également le détour. Celui-ci exauce le vœu des créateurs en herbe de mettre en scène leurs propres affrontements avec des combinaisons plus ou moins improbables. Vous avez toujours eu envie de voir la lutte entre Hercule et Kiwi comme si elle était inhérente au dessin animé ? Rien de plus simple ! Ce mode permet de fixer les conditions de victoire, l’entrée des protagonistes, la miniature… et ensuite de le rendre disponible en ligne pour le commun des mortels.

Le seul prérequis pour l’offrir au grand public est que le challenge introduit soit faisable, ce qu’il faudra donc démontrer en le terminant. Cet éditeur de combat très complet demande un peu de temps pour être apprivoisé, mais, même sans y plonger vraiment, on peut très rapidement créer des défis en copiant ceux proposés. En effet, ce n’est pas juste l’endroit pour imaginer, c’est aussi l’occasion de s’essayer aux affrontements mis en scène par les développeurs et, plus tard, par la communauté.

J’ai hésité dans mon titre avec Le plus fort des plus forts !

Pour ce qui est du multijoueur en ligne, lors de notre test, nous avons trouvé peu de joueurs en ligne, ce qui ne nous a pas permis de nous faire une idée complète de ce qu’il propose. On peut néanmoins apporter des réponses en ce qui concerne l’épineuse question de l’équilibrage. Comment mettre face à face des figures quasi-divines et des êtres plus faibles ? Spike Chunsoft a résolu l’équation en attribuant des points spécifiques en fonction du niveau de puissance des personnages. Ainsi, en combat, vous pourrez être limité à en prendre de rang équivalent ou à composer une équipe plus nombreuse et moins forte face à certes peu d’ennemis mais plus costauds sur le papier.

Le blanc agrandit vraiment la pièce !

Cependant, il existe quelques bémols notables sur l’aspect multijoueur. Premièrement, le mode local est en deçà de ce qu’il proposait à l’origine puisqu’il n’est disponible que dans une unique arène, la salle de l’esprit et du temps. Il faudra donc s’en contenter pour des parties à plusieurs sur le même canapé, regrettable pour un genre qui s’y prête pourtant si bien. Adieu donc tournoi du vendredi soir !

Deuxièmement, à ce jour, il n’y a pas de cross-play entre les différentes versions. Même si les développeurs travaillent sur le sujet, rien n’est à annoncer pour l’instant à ce sujet.

Toi aussi, vote pour ta tenue préférée !

Conçu comme fil rouge, DBS0 est généreux en récompenses. Le simple fait de jouer accorde des zénis, des personnages, des costumes, etc. Il y a également des challenges à réussir, ce qui permet de débloquer progressivement l’ensemble du contenu. Cela constitue la fameuse “carotte”, invitation tacite à ne pas abandonner le soft et à fidéliser les joueurs. Les zénis, quant à eux, peuvent être dépensés dans une boutique. Contre quelques pièces, Son Goku et ses amis peuvent obtenir des accoutrements, des musiques, des objets spéciaux ou encore se faire de nouveaux amis ou ennemis déjà membres de la grande famille de Toriyama… et, bonne nouvelle, cette monnaie virtuelle ne semble pas avoir d’équivalent dans notre monde bien réel.

Testé sur Xbox Series X

Le Bilan

On a aimé 

  • L’adaptation la plus généreuse jamais vue !
  • Le nombre de personnages hallucinant !
  • Le gameplay technique et accessible
  • Le rendu bluffant, fidèle à l’animation
  • Le mode combat personnalisé
  • Les grands moments de la saga à revivre
  • L’absence des musiques officielles
  • L’absence de VF (Brigitte où es-tu ?!)
  • Le mode multijoueur local dans une seule et unique arène ?!
  • L’absence de cross-play à date
  • Le mode What If pas si What if que ça

Conclusion du test de DRAGON BALL : Sparking! ZERO

Zéro ? Non, c’est toi le numéro 1 !
Il y a bien longtemps, ne serait-ce qu’envisager un jeu Dragon Ball de cette trempe n’aurait été qu’un doux rêve. Shenron a visiblement répondu à nos attentes ! Fidèle, respectueuse de son œuvre et très généreuse, cette nouvelle mouture / reboot de la série Sparking vaut le détour. Est-ce pour autant l’ultime transformation de la série Tenkaichi ? Rien n’est moins sûr, la faute à quelques défauts qui ne demandent qu’à être corrigés…

Dognote
Perdu quelque part dans la boucle infinie d’un roguelite, ou échappant (ok, essayant d'échapper) au courroux d’un boss grâce à une roulade salvatrice, ou encore en quête de la prochaine mini‑médaille cachée dans un recoin improbable… Qui sait où l’aventure nous mène vraiment ?
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DRAGON BALL : Sparking! ZERO

Développeur : Spike Chunsoft
Éditeur : Namco Bandai
Date de sortie : 11/10/2024

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