Publicité

Test – TIEBREAK : Official game of the ATP and WTA

Test – TIEBREAK : Official game of the ATP and WTA
Le 26 août 2024
Le 26 août 2024

Novak-ances à la rédaction !

Partager cet article :

Est-ce que les fans de la petite balle jaune pouvaient rêver d’une meilleure année vidéoludique ? Alors que la célèbre franchise TopSpin a effectué son retour sur les consoles au mois d’avril, voici que débarque TIEBREAK en cette fin d’été. Un nom qui fait allusion à l’épilogue d’un set accroché, l’ultime instant de tension après de longues minutes d’efforts sur le court. Avec ce titre estampillé « jeu officiel des grandes instances du tennis mondial », les développeurs australiens de Big Ant Studios ambitionnent de provoquer des moments vibrants aux joueuses et aux joueurs manette en mains. Est-ce suffisant pour en faire un sérieux concurrent à la licence historique de 2K Sports ?

La méthode Williams

Novice de la raquette virtuelle ? Alors rien de tel qu’un bon didacticiel au lance-balles pour éprouver les premières sensations. Combien de fois l’a-t-on dit : l’entraînement, c’est capital !

On dirait une statue grecque !

La découverte s’effectue par le biais de petites phases explicatives, chacune permettant de se familiariser avec l’un des types de coups. Très rapidement, on constate que l’approche du jeu tend à calquer ce qu’apprennent les padawans du tennis en conditions réelles. Un choix appréciable puisqu’il donne de bons conseils en ce qui concerne le positionnement sur le court. La plupart des entraînements s’effectuent sur la ligne du fond, et nous invitent à bien revenir au centre afin d’être idéalement placé pour la frappe suivante.

“J’essaye de perfectionner mes points forts et de cacher mes faiblesses.”

Billie Jean King

TIEBREAK incite vivement les joueurs à utiliser le lift dans un premier temps. Grâce à la touche B de la manette, on peut effectuer des coups droits et des revers bombés qui offrent davantage de sécurité. Pour les experts du tennis virtuel, il est bien évidemment possible de taper la balle à plat avec le bouton A ou encore d’envoyer des coups coupés avec X. Par ailleurs, en laissant le doigt appuyé, une jauge indiquant la puissance de la frappe apparaît à côté du joueur. Afin de réussir à expédier une bonne praline, il est indispensable de positionner parfaitement la tenniswoman ou le tennisman et de relâcher la détente au moment idoine.

Il va de soi que ces types de frappes sont plus risqués et nécessitent beaucoup de temps et d’essais infructueux avant d’être réussis. L’apprentissage et la maîtrise du gameplay requièrent une grande patience, compétence indispensable pour apprécier le tennis. Pour les adeptes d’un style plus offensif, sachez que la volée est assez efficace. Encore une fois, le timing et le positionnement sont déterminants pour faire mouche lors d’un point. Le joystick directionnel permet de choisir la zone vers laquelle on souhaite envoyer la balle. Il faut seulement apprendre à savamment doser la gâchette, sans quoi les fautes en longueur se multiplient. Après quelques heures de jeu, on constate de nets progrès, qui génèrent un sentiment très gratifiant !

Bonne ou faute ? Laissez votre avis dans les commentaires !

On ne peut malheureusement pas en dire autant sur le service. Précisons que la façon de lancer un point se décide avant de débuter l’échange. Engagements à plat, slicés, liftés ou kickés sont possibles en faisant défiler les différentes options sous le joueur. Toutefois, peu importe la manière, le système demeure bancal avec la manette. Dans les faits, il faut maintenir une touche appuyée jusqu’à ce qu’un cercle apparaisse. Puis, il faut relâcher la pression lorsque le rond entoure parfaitement la balle. Or, le timing reste très serré et l’affichage est vraiment minuscule. Pas pratique pour éviter les doubles fautes ! Finalement, on se console avec les services à la cuillère, réalisables simplement en pressant la touche Y. Cela évite de grosses frustrations lors des premiers matchs, surtout face aux grandes figures du tennis mondial…

Battle of the sexes

Il existe près de cent-vingt joueurs professionnels (femmes et hommes confondus) modélisés dans le jeu. TIEBREAK place le curseur très haut, notamment grâce à une belle liste réunissant plusieurs atouts indéniables.

Le principal est sans nul doute au niveau de la qualité du casting. Les grandes stars actuelles du circuit sont toutes là : Iga Swiatek, Coco Gauff, Naomi Osaka chez les dames ; Novak Djokovic, Carlos Alcaraz, Rafael Nadal du côté des messieurs. À ces jolis noms s’ajoutent ceux de certaines légendes comme Maria Sharapova, Roger Federer, Juan Martin del Potro… Bref, du très beau monde ! Pour les plus chauvins, on notera la présence de quelques français parmi lesquels Caroline Garcia, Léolia Jeanjean, Benoît Paire et Jo-Wilfried Tsonga.

L'illustration du possimpible

Alors certes, il y a bien quelques absences notables lorsqu’on regarde la liste plus en détail. On peut notamment se questionner sur le fait qu’il n’y ait aucune figure iconique du siècle dernier : notre petit cœur de passionné regrette de ne pas voir des noms tels que Steffi Graf, Monica Seles, Björn Borg ou encore Gustavo Kuerten. Mais sincèrement, il y a une telle diversité de talents parmi la centaine d’athlètes présents que cela est vite pardonné.

D’autant qu’il existe un éditeur de personnage plutôt bien fichu. On peut ainsi s’amuser à créer une joueuse ou un joueur de toute pièce, aussi bien en paramétrant son apparence physique que son type de jeu. Il est également possible de télécharger des modèles conçus par d’autres gameurs. Nous avons pu voir fleurir moultes créations originales en peu de temps, et déjà reconnaître des têtes connues comme celle d’Anastassia Myskina, vainqueur à Roland-Garros en 2004. Il est certain que ce procédé créatif saura trouver sa communauté en cas de succès du jeu.

Ne misez pas trop sur cet espoir du tennis français

Chaque tenniswoman et tennisman possède une note globale qui dépend de plusieurs critères, comme le service ou la puissance. Ces éléments demeurent assez secondaires, et même nébuleux quant à leur attribution par les développeurs. Toutefois, puisqu’il faut bien voir le verre à moitié plein lorsqu’il est à moitié vide, ces choix permettent d’organiser des rencontres mixtes inédites. Uniquement possibles dans le mode matchs rapides, cela donne l’occasion de varier un peu les plaisirs entre deux tournois officiels.

Match Point

Comme dans tout jeu sportif, les différents modes sont consultables via le menu principal. TIEBREAK n’innove en rien dans ce domaine, mais permet au gameur de rapidement trouver son bonheur.

Comme nous l’avons déjà mentionné, les parties rapides donnent l’occasion de se lancer dans d’innombrables rencontres inédites. En simple ou en double, on peut jouer avec ses amis depuis son canapé si l’on possède plusieurs manettes. Et si aucun de vos proches ne veut taper la balle avec vous, direction le mode en ligne pour se confronter aux joueurs du monde entier. En plus des affrontements uniques, il est possible de participer à des petits tournois multijoueurs dans TIEBREAK. Au moment du test, nous avons malheureusement croisé peu de monde, mais il faut noter que le jeu n’était pas encore officiellement sorti sur consoles.

La technique du smash de Carlos au ralenti

Les plus indépendants (car le tennis reste un sport individuel) peuvent se lancer dans les tournois WTA 1000 et Masters 1000, tous sous licence officielle et parfaitement reproduits, pour y affronter les plus grandes figures du tennis. Dans ce mode, il faut choisir entre les épreuves WTA (femmes) et ATP (hommes). Car bien qu’il existe des compétitions pour les deux sexes dans des villes identiques (Indian Wells, Madrid, Rome), il demeure encore quelques différences géographiques. La plus notable concerne les lieux où se déroulent les grandes finales de fin d’année. Celles-ci réunissent les huit meilleures joueuses à Riyad et les huit premiers joueurs à Turin. Une vignette permettant de vivre ces deux épreuves est d’ailleurs disponible dans le jeu.

N’oublions pas de parler du mode carrière, promettant de faire vivre des saisons professionnelles entières au joueur que nous aurons créé. Avec ses joies et ses peines ! Ainsi, on peut espérer lui construire un joli palmarès et l’amener au sommet des classements mondiaux… ou bien enchaîner les défaites et les déceptions. Surtout si vous jouez avec la difficulté la plus élevée, la seule qui vaut vraiment le coup. L’IA du titre étant clairement aux fraises avec les paramètres plus simples. Bref, c’est indéniablement ici que l’on passe le plus de temps en solo ! Enfin, sachez que tous ces modes sont configurables. On peut par exemple décider de la longueur des matchs en choisissant le nombre de sets et de jeux.

Une joie de Coco

Si les graphismes du jeu ne smashent pas dans les rétines, le rendu global reste plutôt agréable. La vue classique, digne des retransmissions télévisées, donne une bonne visibilité sur toutes les informations à recueillir pour bien jouer. Il faut souligner le travail apporté aux petites animations des joueurs par les développeurs, en particulier au moment du service. Grâce à TIEBREAK, on peut admirer Nadal tripoter son short pendant qu’il fait rebondir la balle d’innombrables fois ! Plus sérieusement, la gestuelle des protagonistes modélisés est très bien retranscrite et favorise encore plus l’immersion. Mais malheureusement, nous allons devoir aborder les défauts notables lors du prochain changement de côté…

Un éléphant ça trompe énormément

Le jeu a transformé quelques jolies balles de break jusqu’à maintenant, cependant de nombreux points viennent noircir le tableau.

À commencer par les cinématiques diffusées entre chaque point. En les observant de plus près, on constate que les expressions faciales des joueuses et des joueurs demeurent très limitées, parfois même figées. On ne sait alors pas si notre avatar est heureux ou triste. Il existe aussi une feature permettant d’allouer une émotion positive ou négative afin d’agir directement sur le comportement de l’athlète, mais cela reste anecdotique. De plus, nous avons pu constater certaines étrangetés parmi ces fameuses animations, et même de (très) nombreuses redondances. La plus parlante reste celle où Coco Gauff regardait son sac, debout près de la chaise d’arbitre, à chaque changement de côté. La pauvre n’a pas pu se reposer sur son banc durant tout le match !

Un super tiebreak

L’aspect immersion prend également un sacré revers en analysant les types de surface. L’exemple de la terre battue est frappant : il n’y a aucune trace ou empreinte sur le court après le passage des joueurs. Cela permet de ne pas avoir à passer le filet pour nettoyer, mais avouons que cela fait tache…

Vient ensuite la déception provoquée par la non-présence de certains tournois majeurs. Car si l’on peut pardonner au jeu de ne pas nous laisser participer au modeste championnat interne de Bagneaux-sur-Loing, il est impossible de ne pas s’insurger contre l’absence des compétitions du Grand Chelem. Pas d’Open d’Australie. Pas de Roland-Garros. Pas de Wimbledon. Pas d’US Open. Voilà, qu’y a-t-il à ajouter à cela ?

On entendrait presque la voix de Nelson Monfort

Une dernière déconvenue. Celle-ci émerge après plusieurs heures d’échanges intenses avec des adversaires virtuels. Pour faire simple, le calibrage n’est pas encore totalement optimal. En effet, certains schémas de jeu permettent de gagner très souvent. Un bon engagement kické extérieur, suivi d’une montée rapide au filet, offre très souvent la possibilité de remporter le point avec une volée. À l’inverse, il faut un vrai miracle pour réussir d’autres coups, notamment les retours de service lorsqu’on part un peu trop tard. On peut espérer que les développeurs corrigeront ces petits défauts avec les messages de leur communauté.

5ème set

Pour fidéliser son public, TIEBREAK mise sur du contenu supplémentaire destiné à satisfaire les connaisseurs du tennis.

Vous l’avez probablement remarqué en cliquant sur le lien de ce test, c’est Novak Djokovic qui est mis en avant sur la jaquette du jeu (avec Coco Gauff). Le joueur avec le plus de victoires en Grand Chelem, récemment médaillé d’or aux jeux Olympiques de Paris 2024, est sans conteste un immense champion de ce sport. Afin de rendre hommage à sa carrière, les développeurs ont ajouté un mode permettant de revivre les plus grandes finales du tennisman serbe. Le premier match oppose d’ailleurs Nole à un joueur français, mais loin de nous l’idée de perdre exprès pour voir Jo-Wilfried Tsonga soulever le trophée australien…

Hommage aux courts Claude Danet

Dans un tout autre registre, les esprits créatifs peuvent s’adonner à concevoir de nouveaux complexes par le biais d’un éditeur de courts. Bien que l’interface ne soit pas optimale sur console, il s’avère que l’on prend rapidement goût à agencer son petit spot de tennis. Un peu de végétation et d’infrastructures modernes en plus, et pourquoi pas pouvoir prétendre être le parent d’un hypothétique futur cinquième tournoi du Grand Chelem !

Un dernier coup pour la route

Quant aux chasseurs de succès et de trophées tennistiques, la quête s’annonce périlleuse mais accessible. Quelques coups particuliers à réussir, la plupart des modes de jeu à tester et surtout de nombreux matchs à gagner pour décrocher toutes les récompenses. Et alors soulever fièrement le saladier d’argent… ou celui en plastique dans votre cuisine !

Testé sur Xbox Series S, code fourni par l’éditeur.

Le Bilan

On a aimé 

  • La liste des joueuses et des joueurs disponibles
  • Les différentes animations réalistes, notamment au service
  • L’exigence pour arriver à pratiquer un tennis satisfaisant
  • Les outils pour créer de nouveaux sportifs et d’autres courts
  • Le schéma répétitif des échanges proposés par l’IA
  • La difficulté pour bien servir à cause d’un système brouillon
  • Le manque de variété des cinématiques entre les points
  • L’absence des tournois du Grand Chelem

Conclusion du test de TIEBREAK

Ils ne se sont pas Gauff-rés !
Que ce TIEBREAK est complexe à arbitrer ! D’un côté, le jeu réalise un beau coup gagnant grâce à son casting impressionnant de joueurs, actuels comme fraîchement retraités. À cela s’ajoute la possibilité de fouler certains des plus prestigieux courts du circuit actuel. Toutefois, le retour de service est assez brutal lorsqu’on s’arrête sur l’absence des tournois du Grand Chelem. On passe même pas très loin de la double faute avec les petites imperfections liées au gameplay. Des hauts et des bas, tels des rebonds incessants de la petite balle jaune… Convenons donc, pour conclure rapidement au filet, que le titre possède un vrai potentiel mais qu’en l’état il peut décevoir les plus exigeants !

L
Partager cet article

TIEBREAK

Développeur : Big Ant Studios
Éditeur : Nacon
Date de sortie : 22/08/2024

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Test – TIEBREAK : Official game of the ATP and WTA