Un ancien cadre d’Activision porte plainte pour discrimination envers les « vieux blancs »

Belle ambiance
Activision Blizzard a récemment connu quelques bouleversements au sein de sa hiérarchie, notamment avec le départ de Bobby Kotick, dirigeant de l’entreprise depuis 1998. Mais malgré le rachat par Microsoft, il ne faut pas s’imaginer que tous les problèmes vont être réglés comme par magie. Rapporté par Law360 et relayé ensuite par Gamesindustry, une plainte fut déposée la semaine dernière à l’encontre du fameux éditeur.
Bobby Kotick n’aime pas les « vieux blancs » ?

La plainte a été déposée par un ancien cadre de 57 ans, d’identité inconnue, ayant travaillé pour la firme de 2014 jusqu’à son licenciement en aout dernier pour cause de restructuration. L’objet de la poursuite concerne la discrimination concernant l’âge et la violation de la loi de l’État sur la protection des lanceurs d’alerte.
Parmi les arguments justifiant cette procédure judiciaire, nous avons des propos tenus par Monsieur Kotick en personne lors d’une conférence, déclarant ainsi qu’il y aurait « trop de vieux blancs » au sein de l’entreprise et que ceci serait « un problème ».
Deux cadres blancs auraient ainsi quitté Activision suite à ces déclarations, en partie en raison du discours « âgiste » du PDG. L’un d’eux aurait d’ailleurs recommandé le plaignant pour le remplacer à son poste, demande qui aurait été ignorée en faveur d’une personne plus jeune et non blanche. Ce nouveau manager aurait créé un environnement de travail particulièrement toxique et aurait même critiqué la qualité de travail du plaignant au point que ce dernier touche la plus faible prime de sa carrière au sein du groupe.
La poursuite indique qu’une femme de son service s’est plainte aux ressources humaines que sa propre augmentation était inférieure aux attentes, affirmant qu’elle avait fait de fausses remarques diffamatoires à son sujet aux ressources humaines. Le plaignant a réagi en déposant sa propre plainte auprès des ressources humaines, accusant l’entreprise de ne pas l’avoir protégé contre les « accusations discriminatoires et diffamatoires « .
L’ex-employé a demandé des « freins et contrepoids » et a clairement indiqué qu’il « a été la première personne à tirer la sonnette d’alarme sur le fait qu’un problème plus important pourrait se préparer ». Il indique qu’il a été licencié dans le cadre de la restructuration de Central Tech en août 2023. Sur une équipe de 200 personnes, lui et six autres hommes de 47 ans ou plus ont été obligées de quitter leur fonction.
Il faudra certainement beaucoup de temps pour redorer l’image de l’entreprise dont les déboires n’ont fait que s’accumuler au fil des années. Espérons que le rachat aura un effet bénéfique sur les conditions de travail des employés qui ont évidemment tout notre soutien.