Test – GTA IV : The Lost and Damned

Johnny Johnny Chopper
Oh, ma chère et tendre Liberty. Pardonne-moi de t’avoir fait des infidélités après de longs mois d’attente. Mais comprends-moi, j’étais en manque de ta beauté, de ta fraîcheur, et de ton envoûtante et sombre violence qui font tout ton charme.
Mais nous sommes désormais à nouveau côte à côte avec ton rejeton The Lost and Damned. Promets-moi, oh oui promets-moi de folles heures de sorties le long de tes ruelles, de tes avenues, de tes eaux.
Alors pour te déclarer à nouveau ma flamme, je t’ai écrit ce test.
Retro-Spective

The Lost And Damned est la première extension que nous offre Rockstar pour son bébé. Enfin « offert » est vite dit, vu que le cadeau vous coûtera tout de même 1600 points !
Ici, vous ne contrôlerez pas Niko mais Johnny Klebitz, motard du gang The Lost qui a pris la tête du gang depuis la mise en maison de désintoxication de Billy Gray, le big boss. Rappelez-vous, vous avez probablement déjà rencontré Johnny quand vous incarniez Niko. Le jeu commence lors de sa libération conditionnelle, et ce sera également le début de vos problèmes. Là où vous dirigiez le gang dans son esprit initial, bien qu’en marge de la légalité, la manière de régner de ce drogué de Billy est plutôt sans pitié avec des paquets de morts à chaque opération.
Je préviens immédiatement, il est conseillé d’avoir terminé l’histoire principale de Grand Theft Auto IV avant d’entamer celle-ci, si vous ne voulez pas vous faire spoiler la figure lors de plusieurs passages, où votre destinée croisera celle de Niko. Il sera amusant, même intéressant de voir un autre point de vue de certaines missions. D’autant plus que l’ambiance si sombre de Grand Theft Auto IV s’est estompée, laissant transparaître l’ambiance « bon enfant » que peut avoir une bande de motards des années 60 avec ses virées en moto, son bar attitré, ses courses d’anthologies et ses vannes sur les motos récentes.
The Lost

Techniquement, pas de grosse différence, le jeu est toujours aussi soigné. On notera la correction de pas mal de bugs d’affichages de textures, qui bien que toujours présents, le sont déjà largement moins souvent. Les animations sont toujours aussi soignées elles aussi, et l’on reconnaîtra aisément le pas lourd de Johnny à celui de Niko. C’est donc dans une Liberty City toujours aussi chiadée que l’on évoluera. Normal me direz-vous, puisque le jeu original est nécessaire, et que c’est la ville qui est la star, mais aussi le lieu où divers destins s’entrechoquent. Ici, c’est l’apport d’un nouveau scénario qui est de mise. On y retrouvera des têtes connues, comme de nouvelles têtes. Bien évidemment, Niko Bellic sera de la partie à plusieurs moments dans le scénario, que ce soit directement (il interagit avec notre perso), comme indirectement (évoqué).

Qu’apporte concrètement le jeu ? C’est bien simple : un pan de scénario entier, centré sur le club The Lost, vous promettant entre 10 et 15 heures de jeu ou de nouveaux sites Internet sur lesquels rire tant la verve utilisée est cinglante. Mais le jeu proposera également, en sus de celles déjà existantes (et renouvelées, comme la « récupération » de véhicules) de nouvelles activités comme des duels de bras de fer, un jeu de cartes, des courses de moto musclées et des missions baston. A noter que de nouvelles armes seront également disponibles, et qu’un système de camaraderie à été instauré, vous permettant de renforcer vos alliés à la manière d’un RPG. Il suffit juste de rester en formation (être sur un symbole qui apparaîtra) lors de vos virées, pour débloquer des discussions et ainsi augmenter la confiance des personnages. Mais attention, si un de vos hommes meurt (à l’exception de quelques personnages centraux à l’intrigue qui ne mourront pas définitivement), il faudra recommencer avec un autre.
Le côté relationnel passe encore un cap avec cet aspect communautaire. On regrette cependant qu’au final, il ne soit pas aussi important. Le téléphone portable ne vous servira qu’en de rares occasions pour glaner des missions facultatives, mais aussi récolter des impressions et commentaires sur la dernière mission. Autrement dit, ça ne sert pas à grand-chose, et c’est bien dommage.
On regrettera également que l’add on n’apporte pas de changement au Grand Theft Auto IV originel, comme les nouveaux sites web, les nouvelles armes, musiques, véhicules… D’autant plus que l’on doit subir de longs chargements si l’on souhaite passer d’un scénario à l’autre, ce qui est assez énervant.
The Damned
Grand Theft Auto IV c’est aussi du multijoueurs, et là encore, le jeu est renouvelé pour nous offrir des modes de jeu exclusifs. On a ainsi droit en plus des classiques Deathmatch seul ou en équipe, à des missions en coopération basées sur des objectifs simple à remplir (où rester groupé en formation autour du chef de gang augmentera d’autant plus votre capital), des courses de motards à base de motos et de battes de baseball, une course poursuite entre un chopper (type de moto en vogue dans les années 60) et un chopper (hélicoptère en anglais), une escorte endiablée du bus rempli de témoins et une prise de territoires.

Et comme pour le jeu principal, le fun est bel et bien présent si on fait fi de l’interface pas forcément évidente (en plus d’un choix de couleur pour les menus pas des plus lisibles), mise en cause par des menus peu clairs et pas assez souples. Et bien qu’il soit possible de basculer entre le multijoueur de Grand Theft Auto IV, et celui de Lost And Damned, on aurait préféré que les deux modes multijoueurs se mélangent, épargnant quelques longs chargements. A noter qu’il est également préférable d’être nombreux (jusqu’à 16 joueurs) pour profiter pleinement de ces modes.
Le Bilan
On a aimé
- Un nouveau scénario moins sombre, mais tout aussi complet et intéressant.
- Les nouveaux modes de jeux online.
- Les quelques ajouts dans le contenu et le gameplay.
On a moins aimé
- L’impossibilité de profiter des nouveaux ajouts sur le scénario principal.
- Les couleurs des menus illisibles.
- Les menus multijoueurs qui sont encore plus complexes.
- Une gestion du choix du chapitre à jouer plus que tendancieuse.
Conclusion du test de GTA IV : The Lost and Damned
Retrouvé ?
The Lost And Damned est un add on de qualité qui prolongera et complètera l’expérience de jeu dans cet univers. On regrettera que les deux scénarios n’interagissent pas plus que ça en apportant un système commun (menus, véhicules exclusifs, musiques exclusives, armes) pour les deux scénarios, préférant rester chacun de leur côté. Pourtant quand on y regarde bien, la vraie star non-exclusive est toujours là : Liberty City. Et elle aurait probablement préféré se faire une petite mise à jour pour son Niko, elle aussi, plutôt que de se réserver pleinement que pour son Johnny. Vous passerez cependant un excellent moment de jeu pour cette extension pas si petite que ça.