Non-test - Monster Hunter World Iceborne : pour les newbies

«On ne peut pas toujours être au top» le 29 février @ 14:002020-03-01T11:30:53+01:00" - 0 réaction(s)

Autant le dire tout de suite, ceci n’est pas un véritable test de Monster Hunter World : Iceborne. Un vrai test, comme on a l’habitude de faire en ces pages, c’est un ressenti sur un jeu auquel on a joué, ponctué d’éléments de description et de détails techniques. Un test, c’est un résumé d’un jeu parcouru dans son ensemble ou, dans le cas des jeux qui n’ont pas de fin, jusqu’à un point où le jeu n’apporte rien de neuf depuis un certain moment.

Pourquoi l’extension Iceborne n’aura pas le droit à ce genre de retour même des mois après sa sortie ? Et bien pour plusieurs raisons, pour la plupart personnelles. Capcom nous avait gracieusement mis à disposition un exemplaire du jeu, ce dont on les remercie fort, et je m’excuse platement pour n’avoir su tenir l’engagement. Car l’échec est personnel. Cela ne m’empêche pas pour autant de pouvoir parler du jeu et dire à quel point il est autant amour que vachard.

À sa sortie, Monster Hunter World était passé entre mes mains. Tout s’était déroulé comme prévu, à cette époque, avec un jeu fourni un peu avant sa sortie, joué en solitaire car les serveurs n’étaient pas disponibles pour la review. L’expérience avait laissé un souvenir fort et positif, bien que le end game n’ait pas été parcouru. La difficulté du titre pour les chasseurs esseulés et un peu rouillés de la licence, ou pour les nouveaux venus, avait de quoi laisser du monde sur le carreau. Pour autant, étant donné ses chiffres de vente, le jeu est aujourd’hui un véritable succès ayant touché un plus large public qu’auparavant. C’est d’ailleurs le plus gros score de vente que Capcom ait enregistré alors que la licence cumulait de bons chiffres déjà auparavant. J’ai aimé voir ce « petit » jeu de niche devenir grand partout dans le monde et ce succès m’a fourvoyé sur un point en attaquant Iceborne : c’était plus facile dans mon souvenir.

Disons qu’en lançant le jeu, j’avais hâte de voir les nouveaux environnements. Mais il y avait eu un quiproquo. J’avais lu level 10 nécessaire pour commencer le nouveau scénario en plus d’avoir terminé l’histoire principale. Je ne pensais pas être loin de la fin lors de mon test l’année d’avant mais en fait, si. Et j’ai royalement louché en voyant level 10 car c’était en fait 16. Gros désarroi en lançant le jeu et découvrant que j’étais alors level 8. Boulet, avez-vous dit ? Assurément. Ce n’est pas grave, j’allais essayer de me dépêcher le plus possible pour rattraper mon retard, en pensant que le multijoueur allait être une aide formidable. Que nenni, le jeu n’était pas encore sorti et je devais jouer offline alors même que je n’avais pu le terminer dans ces mêmes conditions auparavant, ajoutant en plus à cela le fait que j’étais totalement rouillé. Car il faut dire que Monster Hunter World ne se laisse pas dompter si facilement avec ses contrôles et menus complexes. C’est bien sur ce point que le succès du jeu m’étonne toujours, preuve s’il en fallait que les gens peuvent très bien s’adapter à des jeux pointus s’ils sont bons. Et qu’il est bon celui-ci. Le coeur vaillant, j’ai tenté de faire ce que je pouvais. Puis le jeu est sorti, et j’ai pu découvrir le multi…

Qu’il est difficile d’arriver dans un jeu alors que tout le monde le ponce depuis un bail. Encore plus quand ce jeu propose de personnaliser son avatar avec des équipements craftés à la sueur du front, après de longues chasses épuisantes ayant pour but de collecter les matériaux nécessaires. Il faut dire que c’est le cœur du end-game finalement : participer à des chasses menant à la mort où à la capture de bêtes aussi majestueuses que terrifiantes. Le jeu propose d’ailleurs toutes sortes de quêtes quotidiennes ou hebdomadaires envoyant les joueurs dans différentes régions pour collecter ou chasser des monstres déjà croisés auparavant dans le scénario du jeu ainsi que quelques variantes. Bref, le point important à ce moment de ce non-test, c’est que j’étais un peu à poil alors que tout le monde en multi était stuffé comme des terminators non-contents en sus de maîtriser parfaitement les mécaniques du jeu. Sans pour autant éviter de mouiller mon t-shirt, j’ai pu prendre part à des parties plus en tant qu’observateur que pourfendeur de monstres. Voir les autres poser des pièges, attirer les monstres dedans, taper avec un max de dégâts en étant stuffé comme il se doit pour profiter de leur faiblesse, c’était beau. Ça l’est toujours d’ailleurs. Peinant déjà à maîtriser une arme parmi celles disponibles, je pestais de voir que celle-ci était inefficace contre la cible du moment. Le temps d’apprendre à la maîtriser, de chasser un peu pour la faire évoluer avec des matériaux de base, je me suis vite confronté à nouveau à une évidence cruelle, la progression prend un temps fou. Et ce n’est pas un mal, c’est juste proprement incompatible avec l’envie d’en faire un test rapidement. Lorsque l’on se dépêche de lancer le jeu durant un creux de trente minutes et que l’on finit bredouille au bout de 28 mn parce que l’on a été trop long à atteindre son objectif et que la bête a fuit, c’est rageant. Mais j’y revenais, ne lâchant rien, cumulant les dizaines d’heures de jeu.

Vint le moment tant attendu : la possibilité de lancer l’extension. Enfin, un mois après sa sortie ou presque. La joie, vraiment. Je trépignais de voir de nouveaux environnements et les nouveaux monstres. Le retour de bâton n’a pas tardé à venir. Si tant est que le jeu soit difficile dans son cœur originel, l’extension n’est vraiment pas pour les arrivistes de premier ordre dont je fais partie, ceux qui ont profité d’une aide à outrance pour progresser sans jamais dompter véritablement gameplay et techniques de chasse. Après plus de 50 h de jeu, je me suis fait royalement démonter par le premier mob venu. Il faut dire que l’extension est pensée justement pour les joueurs qui ne sont pas des pleutres puisqu’elle propose un contenu plus difficile. Un nouveau rang de chasseur fait d’ailleurs son apparition pour le prouver tandis que des variations des monstres déjà croisés viennent éviter la redite dans la chasse car des sous-espèces sont proposées avec des caractéristiques différentes. Le challenge devient tellement exigeant que le moindre maillon faible, comme moi, dans une partie, peut s’avérer être un réel handicap. Car j’ai bien tenté d’appeler à la rescousse avec une fusée de détresse d’autres joueurs comme avant, mais mes morts répétées mettaient souvent fin à la chasse, quand ce n’était pas la limite de temps de la mission qui s’en mêlait puisque je ne tapais pas assez fort. Toute la satisfaction d’avoir pu participer à des joutes magnifiques, tendues, dans lesquelles je me suis senti aussi faible qu’opportuniste en sachant saisir le moment où je pouvais apporter de l’aide dans un combat me paraissait bien loin. Un tir de grappin, sur le dos d’une bête, la tailladant sauvagement, j’étais si bien. Là, j’étais à nouveau nul, loin de mon objectif et découragé. Sans rentrer dans les détails, des événements personnels m’ont éloigné de la chasse et la démotivation s’est clairement installée face à la difficulté de se remettre dans le bain si on n’est pas assidu. Pourtant, ça ne m’empêche pas, là, de vous inciter à vous pencher convenablement sur le jeu si vous êtes de l’âme des guerriers, de ceux qui savent préparer minutieusement leur équipement, qui disposent d’un moral de fer et aussi des comparses sur lesquels ils peuvent compter pour les sortir des pires situations.

Monster Hunter World Iceborne, c’est la parfaite extension pour ceux qui ont déjà retourné le jeu en long en large et en travers. Du moins, visiblement. Les quelques nouveaux ajustements faits au jeu après un suivi déjà formidable depuis sa sortie, ainsi que les nouveaux monstres, suffiront à combler les plus acharnés. Les Boaboas, les nouveaux compagnons, sont moins mignons que les felynes classiques mais ils apportent eux aussi de la diversité. Un nouveau moyen d’obtenir des récompenses fait aussi son apparition, le Vaporium, élément à ne pas négliger tout comme le fait qu’il faille vraiment se constituer un set d’armure spécifique à Iceborne pour lutter contre les conditions climatiques et les types de dégâts infligés par les monstres de cette nouvelle contrée. C’est dommage à dire, mais pour les néophytes, il est tout de même préférable de s’essayer au jeu de base à moindre coût puisque le scénario doit être terminé avant d’attaquer le reste. Et ça tombe bien, puisque le jeu est dans le Xbox Game Pass sur console. N’est-ce pas merveilleux ? Allez donc braver tous les dangers pour profiter d’un jeu techniquement toujours aussi impressionnant (malgré des ralentissements sur One X en mode graphismes mais hey, il y a un mode framerate sinon), jouissif et au suivi soigné avec des quêtes saisonnières qui permettent d’y revenir souvent.

Monster Hunter World

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Monster Hunter World

PEGI 0

Genre : Action RPG

Éditeur : Capcom

Développeur : Capcom

Date de sortie : 26/01/2018

Prévu sur :

Xbox One, Playstation 4