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Test – Wildgate – Un jeu de piraterie spatiale exigeant, imparfait, mais efficace

Test – Wildgate – Un jeu de piraterie spatiale exigeant, imparfait, mais efficace
Le 3 août 2025
Le 3 août 2025

Space of Thieves

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Wildgate, premier projet du studio Moonshot Games, débarque avec une promesse ambitieuse, celle d’un jeu multijoueur coopératif en vue subjective, ancré dans un univers de science-fiction dynamique, où chaque partie se transforme en une véritable expédition. Entre exploration, piraterie spatiale et affrontements tendus en vaisseaux, le titre entend proposer une expérience hybride, technique et exigeante. Si la prise en main peut d’abord dérouter, la richesse du gameplay finit par récompenser les équipes qui apprennent à coopérer avec précision.

Un concept original pour une prise en main exigeante

Le jeu prend place dans l’abysse, un secteur spatial généré procéduralement, peuplé de stations abandonnées, de ruines extraterrestres, de dangers environnementaux et de factions ennemies. Cinq équipes de quatre joueurs y sont lâchées simultanément avec un objectif en apparence simple : localiser un artefact mystérieux, l’extraire et quitter la zone en vie. Mais, dans les faits, la mission se transforme souvent en un combat pour la survie, où diplomatie, gestion des ressources et attribution des rôles de l’équipage doivent cohabiter.

Ce qui frappe dès les premières parties, c’est l’exigence du jeu. Le tutoriel, bien qu’utile pour apprendre les bases du déplacement, du minage et de la gestion d’équipement, reste bien trop sommaire pour préparer le joueur à la réalité du terrain. Wildgate ne guide pas, il lâche les joueurs dans le vide spatial et les laisse apprendre sur le tas. Résultat, les premières sessions peuvent sembler chaotiques, voire frustrantes. L’interface est dense, les rôles nombreux et il faut jongler entre les différentes mécaniques de jeu (pilotage, exploration, réparation, scan, attaque, téléportation). Ce n’est qu’après quelques heures que le système commence à être maîtrisé et que la satisfaction d’un bon run, bien orchestré, se fait ressentir.

Le déroulement d’une partie suit un schéma relativement libre. Dès leur arrivée dans le secteur, les joueurs peuvent utiliser une sonde pour marquer des points d’intérêt visibles sur la carte. Il peut s’agir de stations à fouiller, de nœuds d’énergie à capturer, de bases ennemies contrôlées par une I.A. agressive ou simplement de lieux à ressources où miner de la glace, du carburant et d’autres éléments utiles à la survie du vaisseau. Ces ressources sont essentielles, elles permettent d’améliorer le vaisseau, de renforcer les tourelles, de récupérer de nouvelles armes ou encore d’étendre la puissance du scanner. En parallèle, il faut surveiller la progression des autres équipes, guetter les bruits environnants, se préparer à une éventuelle embuscade ou, au contraire, partir chasser.

Un gameplay coopératif dense et tactique

Le cœur du jeu repose sur la coordination des rôles à bord du vaisseau. Chaque joueur peut piloter, manœuvrer les tourelles, réparer les modules endommagés, s’occuper des réacteurs ou sortir en mission extérieure. Wildgate n’impose aucun rôle fixe, mais oblige à une coordination constante. Un vaisseau mal entretenu, un réacteur en surchauffe ou un compartiment envahi peuvent rapidement mener à la perte totale de l’équipage. D’autant que les affrontements spatiaux ne se limitent pas à un simple échange de tirs à distance : il est possible de s’infiltrer dans le vaisseau adverse, de voler ses ressources et modules d’armements, de saboter ses installations internes, voire d’enclencher une autodestruction si l’occasion se présente.

Les combats à bord sont intenses. À tout moment, une alarme peut retentir, signalant une intrusion. Un membre de l’équipage peut alors lancer une barrière électrique pour isoler les envahisseurs, un autre réparer les cloisons ou éteindre les incendies, pendant qu’un troisième engage le combat. Cette gestion en temps réel donne au jeu un rythme soutenu, souvent stressant, mais diablement efficace lorsqu’une équipe sait se répartir les responsabilités.

L’exploration au sol ajoute une autre couche au gameplay. Il est fréquent de débarquer dans des stations abandonnées ou des ruines pour y chercher des objets rares, des munitions ou des modules d’amélioration. Ces séquences opposent les joueurs à des ennemis I.A. peu variés, mais nombreux. Elles permettent aussi de compléter des défis et de débloquer de l’expérience pour progresser dans les chapitres d’aventure, un système semi-narratif qui guide les premières heures de jeu. À noter que chaque zone est générée de manière procédurale : les points d’intérêt varient d’une partie à l’autre, mais une certaine répétition dans les visuels et les structures commence à se faire sentir après une dizaine d’heures.

Les personnages jouables – appelés Prospecteurs – sont variés. Chacun dispose d’un pouvoir actif et d’une ou deux capacités passives influant directement sur sa manière d’interagir avec le monde. Certains peuvent se passer d’oxygène, d’autres peuvent détecter les ennemis ou utiliser des gadgets technologiques. De la même manière, chaque vaisseau propose un agencement différent, avec ses forces et ses faiblesses. Le Bastion, par exemple, est résistant mais lent, alors que le Corsair mise sur la vitesse et la mobilité. Il faudra du temps pour apprivoiser ces engins et apprendre à exploiter leur disposition intérieure au combat.

Wildgate mise aussi sur une progression continue : chaque partie réussie ou défi accompli permet de débloquer de nouveaux personnages, armes, objets cosmétiques et améliorations. La boutique présente dans le jeu ne vend actuellement que des éléments cosmétiques, sans impact sur le gameplay, et la grande majorité du contenu se débloque naturellement en jouant. Un bon point pour un jeu multijoueur.

Un potentiel solide malgré des limites techniques

Cependant, tout n’est pas parfait. Le matchmaking reste assez aléatoire, notamment pour les joueurs solo, qui se retrouvent souvent face à des équipes organisées. Le jeu incite clairement à jouer en escouade complète, avec communication vocale ou textuelle active. Dans le cas contraire, l’expérience perd en efficacité, voire en plaisir. Certaines fonctionnalités, comme un mode classé ou des variantes de jeu plus courtes, manquent encore à l’appel. Des bugs persistent aussi : téléporteurs capricieux, objets avec lesquels il est impossible d’interagir ou comportements incohérents de l’I.A. Des détails qui nuisent à l’immersion, même si l’ensemble tourne bien, notamment sur Xbox.

Visuellement, le jeu possède une vraie identité. L’esthétique cartoon semi-réaliste fonctionne et, malgré un certain minimalisme dans les environnements, le tout reste lisible et agréable. Les effets de lumière, les explosions à l’intérieur des vaisseaux ou les phases d’abordage sont particulièrement soignés.

Wildgate est une proposition à part dans le paysage multijoueur actuel. Plus exigeant que la moyenne, il demande de l’investissement, de la communication et une vraie envie de progresser en groupe. Mais, pour celles et ceux qui aiment les jeux d’équipage, les scénarios improvisés et les affrontements spatiaux où chaque rôle compte, c’est une expérience unique et pleine de promesses.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le concept original mêlant exploration, coopération et sabotage spatial
  • Les rôles libres, favorisant la coordination dynamique
  • L’univers généré procéduralement, offrant variété et imprévisibilité
  • La progression gratifiante
  • Le tutoriel trop sommaire et la prise en main difficile
  • Le matchmaking déséquilibré, surtout pour les joueurs solo
  • La répétitivité des environnements après plusieurs parties
  • Le manque de modes de jeu différents ou classés

Conclusion du test de Wildgate

Une expérience spatiale à la Sea of Thieves
Wildgate propose un voyage chaotique, souvent brutal, mais indéniablement marquant, à ceux qui osent dépasser ses premières heures. Chaque mission devient une histoire imprévisible, chaque affrontement une épreuve de sang-froid et de coordination. Si ses défauts techniques et son accessibilité limitée freinent parfois l’immersion, le jeu compense par une atmosphère unique, un gameplay varié et une tension permanente. Plus qu’un simple shooter coopératif, Wildgate fonctionne comme une aventure partagée, où l’improvisation, l’anticipation et l’entraide forgent les meilleurs souvenirs, à l’instar d’un autre jeu de piraterie bien connu : Sea of Thieves.

Protoxe
Testeur vétéran depuis plus de 10 ans chez Xboxygen. Toujours le même objectif, partager au mieux mon ressenti et faire découvrir de nouveaux jeux.
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Wildgate

Développeur : Moonshot Games
Éditeur : Dreamhaven
Date de sortie : 22/07/2025

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