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Test – The Gunstringer

Test – The Gunstringer
Le 23 septembre 2011
Le 23 septembre 2011

La marionnette de la vengeance !

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Le boss de Microsoft aime bien les winners, les ch’tis gars qui n’en veulent, les développeurs qui ont du culot mais surtout du talent. Et ils en ont du talent chez Twisted Pixel car après le sympathique The Maw, le génialissime Splosion Man, le rigolo Comic Jumper et la très réussie Miss Splosion Man ; Mr Microsoft leur a tappé dans le dos, pincé la joue et donné les clés du camion Kinect. En cours de route, leur jeu s’est même vu prendre du galon et de jeu XLA s’est vu propulsé sur le devant de la scène avec une sortie boîte. Rançon de la gloire ? Sûrement, mais aussi un sacré challenge pour Twisted Pixel. Leur spectacle de marionnette nommé The Gunstringer devant au minimum être à la hauteur de leurs productions passées et ce, même sur Kinect. Sacré pari.

Asseyez vous, éteignez votre portable le spectacle va commencer !

The Gunstringer, avec ou sans chapeau, il a la classe !

Tout commence dans une salle de théâtre bondée, les spectateurs prennent place, les techniciens s’affairent dans les coulisses pour finir les derniers préparatifs. Le rideau s’ouvre sur la scène sous les applaudissements du public. Le spectacle de marionnettes peut commencer. Et dans The Gunstringer c’est vous le marionnettiste. Voilà l’astuce de Twisted Pixel pour parvenir à utiliser pleinement les possibilités de Kinect et ce sans écueil, le tout répondant très bien au moindre mouvement. Tel un animateur de l’ombre vous allez tenir la marionnette via votre bras gauche (ou droit si vous avez une « latéralisation défectueuse »). Avec celui-ci vous allez pouvoir la déplacer latéralement ou la faire sauter. Le bras droit servira à « locker » ses adversaires -six balles dans le barillet donc six adversaires possibles à viser-, pour tirer il suffit de lever le bras pour mimer le recul du coup de feu, et autant le dire de suite vous allez faire ce geste souvent.

Chaque nouvel adversaire bénéficie d'une rapide présentation.

Car il va falloir jouer de la gâchette dans ce spectacle totalement fou mêlant joyeusement western débridé et vengeance d’outre-tombe. En effet, votre valeureux pistolero faisait partie d’un bande de foi jaune hétéroclite : un magnat du pétrole, une baudruche, une fille de mauvaise vie, un cowboy ninja et une sorcière vaudou histoire de répondre à tous les goûts, jusqu’au jour où il fut victime de ses anciens associés et d’une balle dans le dos. C’est en squelette vêtu d’un poncho et d’un sombrero que l’on va partir sur la route sanglante de la vengeance.

Un spectacle grandiose mais court !

Rien ne vaut un bon shotgun pour nettoyer un couloir.

The Gunstringer joue pleinement la carte du spectacle de marionnette en vous faisant affronter des adversaires de chiffon, fait de bric et de broc, poupées sorties du Muppet Show et obstacles posés à la main au fur et à mesure de l’aventure. Certains passages ne sont pas sans rappeler les Monty Python et les scénettes imaginées par Terry Gilliam, lorsqu’un gigantesque bras balance d’énormes cailloux du ciel, brise des décors ou balance des ennemis. The Gunstringer est un jeu haut en couleur. Même si dans le fond, le titre n’est qu’un jeu de tir sur rail, où l’on ne fait que déplacer, faire tirer et faire sauter son cow-boy zombie, les situations rencontrées sont cocasses, variées et hautes en couleurs. Une sorte de grand huit arcade et stylé découpé en petite sessions de jeux, Kinect oblige. Car l’air de rien, tenir ses deux bras en l’air, même assis, c’est fatiguant.

Le Gunstringer déteste les serpents !

Et comme tout grand huit, même si les sensations sont intenses, cela se finit vite, trop vite. La marionnette retombe sur terre et The Gunstringer a du mal à cacher son statut initial de jeu XLA. Outre sa durée de vie qui peine à dépasser les trois heures, on retombe sur les travers des précédents titres de Twisted Pixel, à commencer par une localisation honteuse qui pouvait passer pour un jeu XLA mais qui fait tache pour un jeu boîte. La non traduction des voix (fort réussies en VO tout de même) rend le jeu et une bonne partie de son humour difficilement accessible aux plus jeunes. La voix off qui accompagne l’action ne s’arrête pas en pleine action et lire les sous titres tout en essayant de nettoyer l’écran est assez ardu. Certains passages ne sont même pas sous-titrés, comme les commentaires bonus par exemple !

Tiens justement parlons en des bonus ! Afin d’essayer de faire passer la pilule, Twisted Pixel a blindé son jeu de bonus en tout genre. Images, musiques, thème premium, mode sépia, commentaire audio des développeurs, code pour Fruit Ninja, un DLC gratuit et j’en passe. Il fallait bien trouver de quoi remplir la galette et essayer de justifier un prix nettement supérieur aux 1200 Mpts traditionnels d’un jeu XLA.

Court mais tellement bon…

Le Gunstringer est ambidextre, vous aussi ?

Mais il serait injuste de ne retenir de The Gunstringer que son statut de jeu XLA porté sur galette. Comme toutes les productions Twisted Pixel, le jeu dispose d’un camion de blagues et de situations cocasses. Et c’est avec plaisir que l’on enchaîne les niveaux et que l’on se prend au jeu de la course au score. Car oui, les niveaux requièrent tout de même un peu de dextérité, non pas pour être finis (ce qui est relativement facile) mais pour obtenir un score élevé afin de briller en société et mériter une jolie étoile de shérif en or. Il ne suffit pas de « locker » une série d’adversaires et de les descendre froidement pour avoir un bon score, il faudra aussi savoir retenir votre arme pour éviter de tuer les pauvres civils et esquiver les tirs et les obstacles sous peine de voir son score fondre comme neige au soleil. Si cela reste trop facile pour vous, je vous suggère d’essayer le mode Hardcore, un mode réservé aux fous furieux dans lequel les ennemis tirent trois fois plus vite, les obstacles sont deux fois plus nombreux et la moindre mort vous fait recommencer au début du jeu. Rien que ça.

Mais arrêtez vous, euh !!

The Gunstringer n’oublie pas non plus les familles nombreuses, pour elles sachez qu’un mode coopération est disponible. N’espérez pas jouer avec deux marionnettes. Ici, le deuxième joueur se contentera juste de diriger un simple viseur, mais ce mode a le mérite d’exister et d’être à la rigueur plus accessible pour y jouer avec vos enfants. Et pour finir, je ne saurais que trop vous conseiller, une fois le spectacle fini, d’aller télécharger The Wavy Tube Man Chronicles, un DLC gratuit complètement fou à faire absolument. Pour 1,9 Go vous allez revivre une expérience qui rappellera aux plus vieux d’entre nous « Mad Dog Mac Cree », à savoir le film interactif. Et derrière la caméra, on ne retrouve pas n’importe qui vu qu’il s’agit de Troma Entertainement qui a été appelé pour réaliser le film. Troma est la boîte du mythique Lloyd Kauffman pape du cinéma Z américain (réalisateur du célèbre Toxic Avenger !). Une association avec les allumés de Twisted Pixel ne surprendra personne et en plus on retrouve avec plaisir ce sacré Lloyd en guest star de The Wavy Tube Man Chronicles ! Pour un bonus sympathique, c’est un bonus sympathique !

Le Bilan

On a aimé 

  • Kinect qui répond au doigt et à l’œil !
  • L’humour très humoristique
  • La variété et l’originalité de la mise en scène
  • The Wavy Tube Man Chronicles
  • Fruit Ninja Kinect offert !
  • Un jeu calibré pour le XLA
  • Une localisation minimale
  • Trop court

Conclusion du test de The Gunstringer

Twisted Pixel, what else ?
The Gunstringer a toute les peines du monde à cacher son statut de jeu XLA. Twisted Pixel a bien essayé de noyer celui-ci via une tonne de bonus, un DLC (incontournable) et un Fruit Ninja offerts, la réalité rattrape le joueur très rapidement. Une localisation en bois et une durée de vie assez chiche le placent à la hauteur des autres productions de Twisted Pixel… mais c’est déjà énorme ! L’humour, la variété de la mise en scène, l’utilisation sans faille de Kinect le place directement comme l’une des valeurs sûres du périphérique. Sans être parfait, The Gunstringer possède un charme indéniable, une aura qui lui donnera auprès des joueurs une grosse cote d’amour. Et comme l’amour est aveugle, on passera volontiers l’éponge sur ses défauts pour ne garder en mémoire que les bons moments qu’il nous a fait passer.

L
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The Gunstringer

Développeur : Twisted Pixel
Éditeur : Twisted Pixel
Date de sortie : 16/09/2011

commentaires

9 Commentaires
D
diez979
23 septembre 2011 23h25

Ma note (élevée) comprends le jeu + le DLC + Fruit kinect. A chaque fois que j’allume ma console pour jouer à The Gunstringer, je prends littéralement mon pied ! En effet le jeu est assez court mais personnellement on y revient très vite pour les médailles d’or, les médailles hardcore (vraiment hardcore !), gagner du fric et acheter de très très bons bonus, … Le DLC est juste excellent et complétement barré. Je kiffe. Petits bonus : une panoplie intégrale du Gunstringer pour avatar, un thème premium. A coté… Lire la suite »

D
diez979
23 septembre 2011 23h25

Ma note (élevée) comprends le jeu + le DLC + Fruit kinect. A chaque fois que j’allume ma console pour jouer à The Gunstringer, je prends littéralement mon pied ! En effet le jeu est assez court mais personnellement on y revient très vite pour les médailles d’or, les médailles hardcore (vraiment hardcore !), gagner du fric et acheter de très très bons bonus, … Le DLC est juste excellent et complétement barré. Je kiffe. Petits bonus : une panoplie intégrale du Gunstringer pour avatar, un thème premium. A coté… Lire la suite »

F
Face de Crepe
24 septembre 2011 14h50

Moi je suis vraiment content de savoir que le studio Twisted Pixel réussit à se faire une place au niveau des jeux boîte grâce à The Gunstringer ! Cela peut signifier que par la suite, ils pourront développer d’autres mégas-jeux en partenariat avec Microsoft et que ce sera de mieux en mieux. Je veux dire, ce studio mérite amplement la notoriété qu’on lui doit avec ses jeux complètement barrés et sacrément funs à jouer !

J
jon1138
24 septembre 2011 16h30

Malheureusement, le problème c’est que The Gunstringer est un flop apparemment. Donc pas sûr qu’ils refassent un jeu boite de sitot…

J
Jarel
24 septembre 2011 17h22

Le problème est qu’il n’a de jeu boite que le support physique, il n’a pas été conçu dans cette optique et n’a pas la finition, la localisation ou le contenu que doit avoir un jeu boite. Vu le talent de Twisted Pixel on attendra impatiemment leur premier vrai projet « boite ».

Z
zarde
24 septembre 2011 18h13

Ce jeu est tout simplement génial. Une réaction de kinect impeccable, un humour a mettre entre toute les mains et un DLC offert d’anthologie. Rien que le DLc vaut le jeu.

Un must have.

J
joffrey
24 septembre 2011 18h18

je confirme pour le flop (d’après vgchartz 17000ex dont 1700ex en europe).

Quelle idée de le sortir avant Gears of war3 aussi.

J
Jarel
25 septembre 2011 8h00

Il se vendra avec le temps je ne me fais pas du soucis pour lui.

P
phoenix360
25 septembre 2011 19h32

Oui perso je l’acheterais en debut d’année et neuf.

Mais toute facon faut s’y attendre, tous les editeur ne vendront des million de jeux au vu de toute les sorti en 3 mois la ^^

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