Test – Mindjack

Fatal Error
Et si l’on pouvait pirater les gens ? Et si on pouvait s’infiltrer dans l’endroit le plus secret de notre être ? Et si nous étions contrôlés malgré notre volonté par d’autres personnes ? Que ressentiriez-vous de vous savoir manipulés comme cela ?
Et si je vous forçais à lire le test jusqu’au bout ? Que ressentiriez-vous ?
Mindraped

Mindjack se déroule dans un futur où la technologie permet de hacker les hommes grâce au Wanderer. Comprenez par là, de prendre leur contrôle contre leur gré.
Dans ce TPS, il sera néanmoins nécessaire de remplir certaines conditions pour prendre le contrôle des gens, comme le fait qu’ils soient mentalement faibles, c’est à dire apeurés pour les civils, et affaiblis pour les adversaires. L’autre condition sine qua non étant d’avoir assez d’énergie psychique.
Plus vous entrerez dans l’intimité d’un grand nombre de personnes / machines / robots, et plus vous aurez de la main d’oeuvre pour dézinguer les adversaires restants. Mais attention ! Si les deux personnages clés sont KO, et que vous n’avez personne pour les soigner, c’est l’échec assuré !

Concrètement, on se retrouve dans un jeu qui peut faire penser à Lost Planet 2, à savoir une partie de campagne dans laquelle n’importe qui peut hacker (si vous activez la fonction) et vous prêter main forte, ou s’opposer à vous en entrant dans les corps adverses.
Vous arpenterez donc seul ou jusqu’à 6, des niveaux découpés en petites scènes. Trop petites et déséquilibrées entre elles, même. Ce qui provoque un cruel défaut de rythme, que ce soit dans l’action, tout comme dans la narration.
De toute façon pour cette dernière, ce n’est pas forcément un handicap, tellement l’histoire est plutôt bateau et très mal menée, au point même de se demander si on serait pas passé par une warp zone ou un truc du genre entre deux scènes. Pire encore, au point de voir poindre l’ennui malgré l’intensité de certains passages…
Inflatable Jack

Parti d’une bonne volonté, Mindjack accumule les bourdes et autres erreurs généralement conceptuelles, à commencer par le level design. Constitué de couloirs, rien que des couloirs et toujours des couloirs. Même en extérieur, on se croirait dans des couloirs ! Ce qui en résulte est un certain effet de claustrophobie lorsque les intervenants sont nombreux.
La technique n’a rien de bien enchanteur. C’est le minimum syndical, ni plus, ni moins. Les personnages se contrôlent sans trop de dégâts, hormis peut être un manque flagrant de réactivité, lors des actions contextuelles (se planquer, sauter par-dessus un obstacle, ramasser ou échanger une arme…).
Votre armement est assez restreint, puisque vous ne pourrez porter que 2 armes par personnage actif. De toute façon, le jeu ne propose qu’une demi-douzaine de modèles d’accessoires de mort, plus ou moins boostés et aux caractéristiques différentes dont il faudra tirer parti pour faciliter le dégommage de vilains pas beaux.

Mais la tâche ne sera pas aisée, puisque vos adversaires, bien que réagissant plutôt étrangement, sont globalement du genre coriaces et lourdement blindés et armés.
Au contraire, les personnages alliés que vous ne contrôlez pas sont carrément cons comme des balais. Ce qui n’aide pas lors des échauffourées contre des hordes d’adversaires, ou contre des boss qui font 50 fois votre taille.
Au fur et à mesure de votre progression, vous gagnerez des points d’expérience. Ces derniers vous octroieront des niveaux, et après certains paliers de niveaux, vous gagnerez des bonus d’équipement qui vous rendront un peu plus efficace, mais pas trop quand même.
KoJack

Comme précisé plus haut, le jeu est jouable en solo et online. Mais faute de joueurs disponibles, il n’a pu être testé dans ces lignes.
Sachez cependant que jusqu’à 6 joueurs sont autorisés à entrer dans une campagne (dont l’hôte) afin de faire la campagne dans un camp ou dans un autre. Mais vous pouvez aussi rejouer des passages déjà terminés.
Chaque joueur est un wanderer qui prend possession d’un personnage de son camp (bleu pour les “gentils”, rouge pour les méchants) et qui doit mettre hors d’état de nuire les adversaires et, pourquoi pas, en faire des alliés après les avoir mis au sol ?
C’est là que les bonus remportés grâce aux niveaux peuvent faire la différence.
Le Bilan
On a aimé
- Le concept solo et multi
On a moins aimé
- Une IA… Ouaouh !
- Une répétitivité … Ouch !
- Un Level design … Bouarg !
- Un enn *baille*…
Conclusion du test de Mindjack
Out of their Mind
Soyons clairs, le jeu n’a rien de bien reluisant, en dépit d’un concept plutôt original. IA aberrante, level design effarant, rythme consternant, le soft n’a pas grand chose pour tirer son épingle du jeu, dans un domaine du mélange online/offline pour lequel Lost Planet 2 règne sans partage. Reste néanmoins un jeu qui vous aidera à combler une petite demi-heure de vide, car vous aurez du mal à jouer plus de temps d’affiliée.