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Test – Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur

Test – Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur
Le 28 novembre 2009
Le 28 novembre 2009

Bienvenue à Whitechapel

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Sherlock Holmes est une légende de la littérature, un cerveau hors du commun capable de déductions qui échappent aux hommes ordinaires.

Jack l’éventreur est lui aussi une légende. L’auteur de crimes abominables dans le Londres de la fin du 19ième siècle a inspiré un nombre d’ouvrages et de films incalculable, et le mystère autour de son identité reste entier.

Qui de ces deux hommes, de celui qui trouve toujours ou de celui qui n’a jamais été trouvé, va sortir vainqueur de ce duel au sommet ?

C’est à cette question que répond le jeu.

Un cri dans la nuit

Alors que la brume habituelle de WhiteChapel se dissipe comme tous les matins de cet automne londonien, le corps d’une prostituée affreusement mutilé est découvert.

Tout le monde est sur le coup. Les journalistes, la police, les badauds ne parlent que de ça.

Face au peu de résultats de la police, impossible que Sherlock Holmes ne s’intéresse pas à l’affaire.

Dirigeant tour à tour le plus grand des détectives et son acolyte le Docteur Watson, vous allez donc mener votre enquête parallèle afin de mettre fin aux agissements sanguinaires de celui qu’on ne va pas tarder à nommer Jack L’éventreur. Vous allez explorer toutes les pistes, analyser les scènes de crime, interroger les protagonistes de l’affaire, rassembler des indices, pour en retirer des déductions « élémentaires » qui vous mèneront vers différents suspects, puis vers l’odieux coupable.

Pour ce faire, vous vous déplacez sur une carte pour aller d’un lieu à un autre, puis vous explorez la ville, dans une vue en caméra fixe ou bien à la première personne. Avoir donné ce choix est d’ailleurs une excellente idée. En caméra fixe, on profite de la mise en scène voulue par les auteurs, et la vue à la première personne est plus immersive.

Ceux qui sont familiers de l’univers de Jack l’éventreur seront en terrain connu, puisque le jeu respecte les faits établis, et en tire ses propres conclusions quant à l’identité du tueur. Connaître les faits avant de jouer est donc un avantage non-négligeable, mais ce n’est pas une obligation pour avancer dans l’enquête. Ceux qui ne se sont jamais intéressés à Jack découvriront dans le jeu les dessous de cette affaire.

Les amateurs d’horreur pure risquent d’être déçus : ce n’est pas cet aspect qui est mis en avant dans le jeu, qui peine à donner le frisson. On se concentre avant tout sur l’enquête et ses mécanismes.

Les faits, juste les faits

En pratique, le jeu se décompose en deux gameplays bien distincts. Quand vous vous déplacez, les mécanismes de jeu s’apparentent à ceux d’un point’n’click : il faut trouver le bon objet et la bonne façon de s’en servir pour résoudre des énigmes plus ou moins tordues. La progression se fait très logiquement et pousse le joueur à la réflexion sans l’obliger à essayer au hasard de multiples combinaisons pour trouver la solution. C’est donc plutôt une réussite : on est rarement bloqué, ou jamais très longtemps, et le jeu n’impose pas des procédés pour allonger artificiellement sa durée de vie. On avance donc dans l’enquête avec une belle régularité jusqu’à sa conclusion après une petite quinzaine d’heures.

On peut reprocher quelques énigmes sans grand intérêt (aider quelqu’un pour qu’il aide quelqu’un pour qu’il accepte de nous aider), mais globalement tout s’enchaîne très bien et donne véritablement l’impression d’être un vrai détective de première catégorie.

L’autre aspect du jeu prend l’apparence de divers casse-tête à résoudre pour découvrir des éléments clés ou pour faire ses déductions. Ils prennent la forme d’énigmes où il faudra décoder des messages, reconstituer des puzzles ou trouver de bonnes combinaisons. Leur intérêt est très variable. D’une façon générale, on peut trouver tous les éléments pour s’en sortir en se creusant un peu la tête, mais si certains sont bien vus et plutôt amusants, d’autres sont des épreuves laborieuses à passer.

Les plus réussies, qu’on rencontre régulièrement, sont les tableaux de déduction ou de ligne temporelle sur laquelle il faut placer le moment du meurtre.

Dans les premiers, il faut collecter les indices, et une fois cela fait, les utiliser pour croiser les informations qu’on peut en retirer afin d’en déduire des éléments nouveaux, qui eux-mêmes amènent Sherlock à tirer ses conclusions. Ce n’est pas très compliqué, mais c’est très intéressant à faire, car cela donne au joueur un rôle actif dans la résolution du crime, et cela montre la décomposition de la réflexion du détective.

Même chose pour les échelles de temps pour lesquelles il est nécessaire de bien relire les rapports afin d’en retirer les éléments importants.

Il aurait pu y avoir une troisième catégorie de gameplay avec les très nombreux dialogues du jeu, qui auraient pu être l’occasion de diriger la conversation avec habilité pour découvrir des indices, mais malheureusement ce n’est pas le cas. En effet, on doit se contenter d’interroger les témoins en explorant tous les sujets, et en écoutant avec attention ce qu’ils disent. On est très loin d’un Mass Effect, et tous ces dialogues, souvent longs, brisent le rythme du jeu. Il y a des moments où ils s’enchaînent, donnant ainsi l’impression de plus assister à une histoire que d’y participer réellement. Heureusement qu’ils sont très bien écrits, et qu’ils bénéficient du travail de bons doubleurs (sauf pour quelques personnages, comme le Dr Watson qui ne m’a pas vraiment convaincu). Il est tout de même regrettable qu’on ne puisse pas choisir sa langue, car l’anglais sous-titré aurait probablement renforcé l’ambiance d’une aventure se déroulant exclusivement à Londres.

En tant qu’adaptation de jeu PC, le titre s’en tire plutôt bien, et l’usage de la manette n’est pas un problème. Comme il n’y a pas de curseur à l’écran, les points d’intérêt sont identifiés par des icônes quand on s’en approche, icône qu’on sélectionne facilement. Même si ce n’est pas aussi pratique qu’avec une souris et si certaines choses auraient pu être mieux optimisées, il n’y a pas de soucis de ce côté-là.

Un peu vieillot

Malheureusement, toutes ces bonnes intentions pâtissent d’une réalisation clairement datée. Que ce soit pour la modélisation des personnages, leur animation bien faible, ou encore les textures des décors, elle offre un peu moins que le minimum pour un jeu sur Xbox 360. Bien que ce ne soit pas le point le plus important pour un jeu de ce type, cela en amoindrit l’impact. Les phases de dialogues, par exemple, sont pauvrement mises en scène et très statiques. Gênant dans un jeu où les discussions sont si nombreuses. De même, l’aspect réaliste du jeu aurait pu être renforcé avec des décors plus précis, sans parler d’un côté spectaculaire qui est tout simplement absent du jeu.

On croise également quelques passages (heureusement rares) où tout est tellement sombre qu’on ne distingue même pas ce qu’on est censé découvrir.

Il faut également souligner que le jeu est plutôt facile, même pour des débutants. On reste très guidé dans ce qu’on doit faire, et il y a en fin de compte peu de liberté laissée au joueur, qui va aller d’une énigme à l’autre en suivant un chemin unique. Et si malgré tout il ne sait pas quoi faire, une touche d’aide est en permanence accessible pour lui simplifier encore la tâche.

Les joueurs d’expérience regretteront de ne pas avoir la possibilité de mener leur enquête comme bon leur semble et le fait qu’il n’existe qu’une façon de faire pour chaque élément à découvrir. De vraies limites qui, à nouveau nuisent, au réalisme du jeu.

Le Bilan

On a aimé 

  • Une enquête sur console
  • Des efforts pour varier les énigmes
  • Un doublage globalement de qualité
  • Fidèle à la véritable histoire
  • La réalisation faiblarde
  • Quelques problèmes de rythme
  • Pas de voix anglaises
  • Peu de liberté

Conclusion du test de Sherlock Holmes Vs Jack L’eventreur

Elémentaire, ma chère console
{{Au final, bien que souffrant de faiblesses réelles et non négligeables, Sherlock Holmes contre Jack l’éventreur est un véritable rafraîchissement sur console, tant il est le représentant d’un genre rarement exploité.

Naturellement, c’est typiquement un jeu qui ne sera même pas regardé plus de deux minutes par beaucoup de joueurs, du fait qu’il n’est ni beau, ni spectaculaire : il faut au départ un minimum de curiosité pour le sujet ou pour ce type de jeu.

Pour tous ceux qui veulent quelque chose de différent au milieu de tous ces jeux de tirs, de course ou de sport, celui-ci peut être une pause agréable.

Si en plus vous êtes amateur d’énigmes policières, du légendaire Sherlock Holmes, de l’histoire du mythique Jack l’éventreur ou tout simplement de cette époque, alors l’aventure peut même être plus qu’accrocheuse, et vous passerez outre les faiblesses du titre.

Enfin, pour ceux qui aiment tout cela, comme votre serviteur, le jeu sera même passionnant.

Il ne vous reste plus qu’à voir dans quelle catégorie vous êtes…}}

L
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Sherlock Holmes Vs Jack L’eventreur

Développeur : Spiders

25 commentaires

25 Commentaires
TomS
TomS
9 avril 2013 7h45

Ce sont les tableaux de déduction

M
Mich
9 avril 2013 9h47

Les tableaux de déduction

S
Soul-Fire
9 avril 2013 12h29

C’est les tableaux de déduction ! 🙂

L
lebreu
9 avril 2013 12h57

ce sont les tableaux de déduction

D
diez979
9 avril 2013 13h14

Les tableaux de déduction.

F
Funky95
9 avril 2013 13h38

Les tableaux de déduction !

D
Darrek13
9 avril 2013 17h39

les tableaux de déduction bien sûr !

E
Ekymoz_BZH
9 avril 2013 20h26

Un Tableau de déductions

A
Apollon13
28 novembre 2009 13h32

quand même dommage de vendre un jeu pareil si cher… 40€ sur PC, 60€ sur console… + 50 % c’est quand même un peu raide.

A
Apollon13
28 novembre 2009 14h55

pardon 20€ sur pc. C’est donc du simple au triple.

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