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Test – Prison Break

Test – Prison Break
Le 14 avril 2010
Le 14 avril 2010

Et sans remise de peine

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Prison Break a été une série qui a déclenché un vrai raz de marée lors de sa première diffusion.

Un concept ravageur (une évasion de prison détaillée sur une saison complète), un rythme haletant, des personnages hauts en couleurs et un scénario malin et astucieux plein de bonnes idées.

Les saisons suivantes, cherchant à capitaliser sur le succès original, ont logiquement sombré dans la médiocrité en cherchant à prolonger un concept qui s’arrêtait une fois l’évasion réussie.

C’est sur la première saison que se concentre le jeu, pour nous faire revivre les aventures palpitantes de Scofield.

Fox River, l’enfer des taulards

Ce n’est pas le contrôle du héros de la série que vous allez prendre, mais celui de Tom Paxton, agent du Cartel, et infiltré dans la prison pour veiller à ce que tout se passe bien.

Enfin, que tout se passe bien…Pas pour Lincoln Burrows, le frère de Scofield. Accusé à tort d’un crime qu’il n’a pas commis, ce que vous ignorez, il doit passer sur la chaise électrique.

Et votre job, c’est de vous assurer que cela va bien arriver, et donc de déjouer les plans du frangin sauveteur.

Paxton ne manque pas d’arguments. Il est costaud, bagarreur, malin et plein de ressources.

Au cours de son enquête, il va découvrir le plan de Scofield en croisant les personnages les plus connus de la série (T-Bag, Sucre, Abruzzi, Bellick…), et vivra les moments majeurs en étant même parfois un acteur discret des événements.

Le suspense concernant l’issue du jeu n’est pas très intense, on se doute bien que Paxton ne va pas changer le cours de l’histoire, mais le tout fonctionne plutôt bien !

C’est d’ailleurs ce qui est le plus réussi dans Prison Break. Le jeu est définitivement destiné aux fans de la série, à ceux qui connaissent par cœur le déroulement de l’histoire. Découvrir comment cette aventure parallèle peut se mêler à la trame établie aiguise la curiosité de l’amateur et maintient son intérêt éveillé.

Si l’histoire développée est sans surprise, elle reste bien huilée et astucieuse. Par contre, son évolution est terriblement laborieuse, et afin d’arriver aux 10 heures de jeu réglementaires on l’étire dans tous les sens, obligeant le joueur à des allées et venues répétitives. On regrettera aussi qu’aucun choix ne soit laissé, et que tout soit très balisé.

Le microcosme de la prison

En pratique, le jeu se décompose en trois phases bien distinctes.

Dans la première, on discute beaucoup pour trouver des objets, obtenir la protection d’une faction, ou bien juste en apprendre plus.

La deuxième, qui sera celle qui vous occupera le plus, consiste en des phases d’infiltration dans la prison.

Et ce n’est pas très réussi, c’est le moins qu’on puisse dire. Ce n’est pas très compliqué de passer sous le nez des nombreux gardes ou agents de sécurité, mais c’est surtout terriblement répétitif.

Les lieux se ressemblent beaucoup, et les schémas sont toujours les mêmes. Passer par un soupirail, contourner les gardes en se planquant derrière une caisse (incroyable le nombre de caisses dans cette prison !), on passe sous une caméra et on crochète vite fait une porte avant qu’un rondier ne se pointe. Du classique pour de l’infiltration, si ce n’est qu’aucun choix n’est laissé au joueur.

Il n’y a qu’un chemin à suivre, et les actions possibles s’affichent à l’écran. La surprise est grande quand on se rend compte qu’on ne peut pas passer au-dessus d’une caisse, entrer dans un soupirail ou crocheter une porte si cela ne fait pas partie du trajet établi à découvrir !

Enfin, des combats agrémentent le tout, que ce soit dans la cours, pour vous distraire, ou bien dans la progression de l’histoire. Ils sont très simples, et surtout très mous du genou. Pas vraiment de combos, juste un coup fort, un coup faible, une parade et une esquive. Franchement tristounets, ils bénéficient pourtant d’un mode de jeu complet où deux joueurs peuvent s’affronter en un contre un. Je me demande encore si un seul joueur sur Terre perdra son temps avec un ami là-dessus.

En bonus, des QTE pointeront le bout de leur nez de temps en temps, histoire de faire comme tout le monde. Mauvaise idée, ils n’ont aucun intérêt, et vont même parfois jusqu’à souligner des scènes dont on se serait passés sans regrets.

Le seul avantage qu’on peut trouver à cet ensemble de gameplay foireux, c’est la facilité de l’ensemble, idéale pour le joueur pressé souhaitant juste retrouver l’univers de sa série.

Une série de 2005

Est-ce par respect pour la série que la réalisation semble dater de 2005 ?

La question est un peu provocante car tout n’est pas mauvais dans cette réalisation. Les différents personnages sont correctement modélisés, rien d’incroyable, loin de là, mais on les reconnaît bien.

Il y a même de vrais points forts ! Ainsi, la prison est très bien retranscrite, et on reconnaît au premier coup d’œil Fox River, à tel point que les plus connaisseurs auront à peine besoin de consulter la mini-carte.

L’environnement sonore est également bien fait, avec les thèmes musicaux de la série (et non, désolé, il n’y a pas le générique français), et surtout les voix des doubleurs officiels.

C’est un indéniable plus, car cela nous plonge dans le bain tout de suite, mais aussi parce que ce sont de bons acteurs qui font correctement le boulot. Dommage que la gestion des home-cinema, comme trop souvent, soit aléatoire avec des bouts de dialogues inaudibles car se situant sur le baffle arrière-gauche et tout bas.

Dans le même temps, on a le droit à des graphismes qui, sans être honteux, ne sont clairement pas du niveau des consoles HD. Même chose pour les animations, le tout saupoudré de faiblesses techniques étonnantes, avec des baisses de frame rate ou des petits bugs par-ci par-là.

En fin de compte ma question n’était pas une boutade, Prison Break ressemble réellement à un jeu sorti en 2005.

Le Bilan

On a aimé 

  • La série bien respectée
  • Les voix officielles
  • Fox River comme en vrai
  • Réalisation datée
  • Très répétitif
  • limité

Conclusion du test de Prison Break

Est-ce que t’as le teeeeeeeemps ?
{{Soyons clairs, Prison break, le jeu, cumule les mauvais points et provoque l’ennui en un rien de temps.

La courte durée de vie semblera déjà bien assez longue comme ça. A moins que ce ne soit fait exprès pour motiver le joueur à s’échapper et pour lui faire profiter au maximum de sa liberté au générique de fin.

A éviter donc, sauf pour une petite minorité de joueurs qui sont fans de la série. Eux passeront sans doute sur les nombreuses faiblesses du jeu, juste pour revivre les plus grands moments de la première saison et pour profiter des voix officielles.

Comme souvent avec les adaptations, on peut avoir pas mal de regrets, car le sujet se prêtait à un jeu qui aurait pu être vraiment passionnant. D’habitude, la simplicité des adaptations s’explique par des impératifs de date de sortie, mais pour celui-ci, en sortant 5 ans après la diffusion de la série, peut-être aurait-il été possible de prendre le temps.

A moins que l’équipe de développement n’ait travaillé sur le jeu en appliquant la consigne beuglée du générique français : « J’ai pas le temps, mon esprit glisse ailleurs ».}}

L
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Prison Break

Développeur : ZootFly
Éditeur : Deep Silver
Date de sortie : 26/03/2010

commentaires

2 Commentaires
S
Snoop92220
14 avril 2010 20h42

Vous avez était gentil avec la critique du jeu.

T
thegnou
15 avril 2010 9h42

pas le temps faut y aller.
:o)

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