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Test – Perfect Dark

Test – Perfect Dark
Le 4 avril 2010
Le 4 avril 2010

Perfect fps

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Le jeu vidéo est en train de se rapprocher petit à petit du cinéma. Certes il reste pas mal de travail, une certaine maturité à acquérir, une envie de raconter une histoire et surtout de bien la raconter, mais ce rapprochement se fait aussi par un nivellement vers le bas et vers la promotion du tout grand spectacle au détriment du fond. On veut des effets spéciaux/des jolis graphismes et on se fiche royalement si le reste est chiant à mourir. Tant que c’est beau. Cet état d’esprit fait qu’une grande partie des spectateurs se coupe volontairement de chefs d’œuvre sous prétexte qu’ils sont en noir et blanc ou ont des effets spéciaux antédiluviens. Dans le jeu vidéo, c’est pareil. Et c’est d’autant plus regrettable car on pourrait passer à côté de jeux tels que Perfect Dark.

Perfect Dark pour les nuls

Perfect Dark est un des derniers jeux de la Nintendo 64. Développé par Rare en 2000, il est souvent considéré comme la suite illégitime de Goldeneye. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il n’a pas souffert de cette comparaison tant il reprend ce qui a fait le succès de son illustre ainé en transposant l’action dans un univers futuriste à la Blade Runner.

Perfect Dark vous met dans la peau d’une sulfureuse brune aux yeux verts, nommée Joanna Dark. C’est un agent spécial au service d’une organisation secrète, l’institut Carrington, qui enquête sur les activités de Datadyne, une multinationale aux biens sombres projets.

Perfect Dark reste très similaire à Goldeneye, ils ont en commun le même gameplay, le même moteur -amélioré pour Perfect Dark et nécessitant le ram pack de la N64- et la même structure de jeu basée sur divers objectifs à remplir suivant la difficulté choisie. Le niveau de difficulté le plus bas ne comportera qu’un seul objectif, le mode normal 4 et plus pour le mode le plus difficile. Ces objectifs seront comme des passages obligés pour arriver à vos fins, ils vous permettront de vous familiariser avec des niveaux assez tortueux. Le jeu s’avère de ce fait être d’une richesse non négligeable pour un FPS.

Joanna, belle malgré son âge

Rare n’a pas été feignant et a soigné l’arrivée de Perfect Dark sur le XLA comme il se doit. Il ne s’agit pas là d’un simple portage, lissé pour passer le cap de la HD comme pour les deux épisodes de Banjo et Kazooie. Non. Rare a entièrement refait toute les textures du jeu, ils ont aussi remodélisé Joanna Dark afin de la rendre plus belle que jamais. L’ensemble, même s’il n’atteint pas les canons de beauté actuels, arrive à concilier de façon élégante le charme original et la netteté de la HD. Les graphismes sont propres, agréables, les personnages sont assez bien modélisés et les différentes missions de Joanna Dark vous feront voyager dans des décors aussi nombreux que surprenants.

Les musiques composées par Grant Kirkhope et Graeme Norgate sont très réussies et soulignent parfaitement l’ambiance du jeu. Un régal pour les oreilles nostalgiques et même pour les autres.

Perfect Dark vous propose 9 missions, dont certaines comprendront plusieurs niveaux. Au total vous aurez à franchir 17 niveaux pour un peu plus d’une dizaine d’heures de jeu au mode de difficulté normal. Rare soigne le look de votre avatar en vous offrant 3 récompenses à débloquer en plus d’un thème et d’images de joueur. C’est bien agréable, surtout pour 800 malheureux points, mais on est très loin de ce que vous propose réellement Perfect Dark.

My Joanna is rich

Un FPS aussi complet que Perfect Dark, de mémoire, je n’en ai vu aucun. Outre ses 17 niveaux comprenant leurs secrets, le jeu de Rare fourmille de modes de jeu. Accrochez-vous à votre fauteuil.

Vous avez bien sûr le traditionnel multijoueur jouable en ligne mais aussi jusqu’à 4 en local. Disposant de 6 modes jeu, deathmatch, capture the flag, roi de la colline, assassin, un équivalent au mode crane de Halo et un mode hacking, le multijoueur comblera les attentes des plus exigeants, le tout reprenant toutes les options déjà présentes sur N64 et notamment la possibilité de jouer contre des bots.

Vous aurez en plus la possibilité de refaire l’intégralité des missions en coopération, et ce en ligne ou en local, avec comme petit bonus, une option vous permettant de voir l’écran de votre coéquipier en ligne en écran splitté. Comme s’il était assis dans votre salon.

Vous trouvez que l’IA de vos adversaires est bidon ? Alors le mode ennemi est fait pour vous. Dans ce mode vous aurez la possibilité de vous attaquer aux missions solo avec en prime des adversaires contrôlés par d’autres joueurs. Vous pouvez aussi endosser le rôle des Bad Guy de service bien entendu.

Si jamais vous en demandez encore, attendez de finir le jeu une fois avant de débloquer toute une série de missions spéciales. Une sorte de cerise sur le gâteau qui vous poussera à bien appréhender les 32 armes du jeu et les nombreux gadgets de la belle.

Le Bilan

On a aimé 

  • Redécouvrir un excellent jeu
  • Sa richesse
  • Le rehaussement technique
  • Joanna Dark
  • La maniabilité qui a pris un petit coup de vieux
  • Visée manuelle à oublier

Conclusion du test de Perfect Dark x

Perfect
Arrivé en fin de vie la Nintendo 64, Perfect Dark fait un peu figure d’oublié dans la ludothèque de la console de Nintendo. Sa venue sur le XLA va permettre à bon nombre d’entre nous de découvrir, ou redécouvrir un titre unique qui a su faire fructifier le succès rencontré avec Goldeneye, proposant un jeu plus riche, un univers accrocheur et pousser la N64 dans ses derniers retranchements techniques. Alors oui, le jeu, même avec un dépoussiérage graphique, souffre de son âge, et ce en grande partie à cause d’une maniabilité qui nécessitera un temps d’adaptation. Mais passé outre cette gène, vous tomberez sur un jeu riche, prenant et qui se place sans mal comme un des meilleurs du XLA. A 800 MsP vous auriez tort de vous en priver.

L
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Perfect Dark x

Développeur : Rare
Éditeur : Microsoft

12 commentaires

12 Commentaires
X
Xcéces
18 août 2015 11h57

Ben punaise !!! il était bien barré le Guy Ben MBAY. :’-)) est ce qu’il était au courant qu’à la date de ses commentaires le jeu était sortie depuis… hum 10 ans ?

S
streptos
4 avril 2010 22h56

C’est 4J Studios qui s’est occupé des adaptations des Banjo’s et de ce Perfect Dark. Rare n’a fait que prêter son nom pour le coup.

D
Dr. FaNaTiK
5 avril 2010 2h20

Le rehaussement technique ???

Mais ils ont tous des mains carrés !

S
streptos
5 avril 2010 2h23

On ne savait même pas que c’était des mains sur N64. :-))

Les progrès dans ce Perfect Dark XBLA sont les textures qui sont d’actualité et l’animation à 60 FPS sans faille.

C
Cactus
5 avril 2010 10h31

Perso , j’aurai preferé un bon « Goldeneye » 1997 sur N64 sur lequel j’ai passé des centaines d’heures. A l’époque j’avais ces 2 jeux et Perfect dark étais tres bon mais n’as jamais eu autant de fun que son ainé. Bien entendu ce n’est que mon avis.

S
streptos
5 avril 2010 13h12

Si ils avaient pu, ils l’auraient fait, mais Nintendo était alors détenteur de la licence 007 à l’époque (aujourd’hui c’est EA), donc ils ont posé leur veto pour une reprise sur une machine concurrente.

Et comme Rare appartient à Microsoft, il ne sortira jamais également sur Wiiware.

Goldeneye 007 finira au fond des oubliettes du marketing vidéoludique.

G
Guy Ben MBay
11 avril 2010 5h43

MDR !!! C’est une blague ce test hein ?! XD Perfect Dark est la plus grosse dompe que j’ai joué à vie !Ce jeu aurait été bien si…il était sortit il y a environ 1 millénaire. Graphismes « à chier » pour rester poli, la petite lampe ridicule que tu tires dessus quand tu rentres dans la première salle et là tu es bloqué et tu as juste le gout de dire « ARRRRRRRKK!!! » ensuite tu affrontes des ennemis…ridicules? horribles? nuls? c simple on les confondrait presque avec des playmobiles et encore les… Lire la suite »

G
Guy Ben MBay
11 avril 2010 5h53
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