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Test – Moto GP 10/11

Test – Moto GP 10/11
Le 22 mars 2011
Le 22 mars 2011

Vroum

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Moto GP fait partie de ces jeux qui bénéficient d’une sortie annuelle, de façon immuable, depuis déjà quelques années.

Ces fameux jeux, licences sportives dans la majorité des cas, qui ne sont pas vraiment nouveaux, mais plutôt qui évoluent petit à petit, épisode après épisode, avec plus ou moins le même fond.

Puisque nous n’avions pas testé l’opus de l’année dernière, voilà une bonne occasion de refaire un point sur cette série jusqu’à présent de qualité.

De 125 à 500

Pas de fioritures. Dans ce jeu on ne parle que de courses de motos, et de rien d’autre.

A la queueleuleu

On peut dès l’écran titre s’attaquer à un championnat en jouant le rôle du pilote de son choix, dans une des trois catégories : 125, 250 ou 500cc. Naturellement, on peut se limiter à juste une course en passant.

Les adversaires vous dérangent ? Pas de problème, les contre la montre, c’est fait pour ça ! Et si vous préférez une approche plus arcade, un mode défis est disponible, avec un compte à rebours qui oblige à enchaîner certaines actions (ligne parfaite, aspiration…) pour rester en piste. Un mode d’ailleurs plutôt agréable à jouer.

Tout cela, c’est déjà beaucoup, mais le cœur du jeu est comme d’habitude le mode carrière.

Une fois celui-ci lancé, c’est parti pour plusieurs saisons de 18 courses sur les circuits officiels, jusqu’à la victoire suprême sur la plus grosse des cylindrées.

Bien entendu, on démarre petitement en 125cc, et sur une moto aux performances plus que discutables. Il faudra pourtant obtenir des résultats encourageants pour gagner en réputation et faire croître son équipe. C’est seulement comme ça qu’on peut attirer de nouveaux collaborateurs qui permettront des gains de performance (et d’argent) plus importants. Plus on est reconnu, plus on a le choix dans son évolution, et seules les super stars ayant fait leurs preuves à l’étage inférieur auront une chance d’atteindre les sommets.

Le principe de la réputation est intéressant et bien conçu. A chaque course, on choisit la difficulté, ce qui rapporte plus ou moins de points, et on obtient une note allant de A à E en fonction de ses performances en course, mais aussi pendant les qualifications et l’entraînement. Et gagner n’est pas suffisant pour décrocher les plus grosses notes ! Il faut en plus le faire avec style… C’est ce qui permet aussi au début de progresser quand on n’a pas encore la bécane permettant de caracoler en tête. Pour des courbes parfaites, des dépassements propres, la note progresse. Mais elle baisse au fil des chutes ou des accidents provoqués. Voilà qui oblige à une attention de tous les instants et qui pousse à l’application constante. Cerise sur le gâteau, des défis apportant des bonus non-négligeables sont à réaliser en pleine course sans prévenir, mettant un sérieux coup de pression au joueur (par exemple doubler un adversaire en un temps donné).

La progression dans la carrière étant bien équilibrée (sans qu’on gagne tout tout de suite, on monte régulièrement en niveau), les courses s’enchaînent les unes après les autres, signe que le but du jeu est atteint.

Tourne, mais TOURNE

Mais avant d’arriver sur la plus haute marche du podium, il va falloir s’entraîner, et pas qu’un peu. Il y a plusieurs niveaux de pilotage, allant de facile à impossible, ce dernier portant particulièrement bien son nom (je n’arrive toujours pas à faire plus de deux virages sans me planter). Le facile l’est cependant un peu trop, puisque allant jusqu’à inclure un freinage automatique exagéré dans les virages. Quoi qu’il en soit, tout est réglable, et on peut configurer la façon dont on veut jouer, en gardant en tête que cet épisode est très axé simulation. Les motards se passeront sans doute d’une bonne partie des aides, alors que ceux dont l’expérience du deux roues se limite à une balade en vélo de temps en temps n’hésiteront pas à se faire largement aider. C’est comme le PMU, on joue comme on aime. Faisant partie des amateurs de vélos, j’ai bien du mal à juger du niveau de réalisme de simulation proposé, mais cela m’a donné l’impression d’être pointu.

Même en facile, il faudra apprendre à dompter la machine, et ce n’est pas évident du tout. En moto, le mot d’ordre est « anticiper ». Il faut commencer à tourner avant le virage, et redresser la moto, avant le début de la ligne droite. Une fois en main, le résultat est particulièrement satisfaisant, tant tout est fluide et naturel : un vrai ballet sur le goudron. Mais avant ça, du gravier, vous allez en bouffer…

On peut d’ailleurs regretter qu’il n’y ait pas un véritable tutoriel donnant des conseils aux débutants, en leur indiquant par exemple à quel moment ils doivent amorcer leurs courbes. A la place, il y a une ligne sur la piste donnant la meilleure trajectoire et se teintant de rouge quand la vitesse est trop importante. Sauf que si on se fie uniquement à cette ligne, on sortira bien souvent de la piste. L’apprentissage de l’usage du frein est aussi compliqué que celui des trajectoires. La notion de frein avant et frein arrière peut donner mal au crâne aux automobilistes habitués à une seule pédale !

Cela a peut-être l’air compliqué à la lecture et…oui, ça l’est ! Pourtant, on progresse petit à petit, jusqu’à se surprendre en réalisant des courses pas désagréables à regarder en utilisant le puissant replay mis à disposition. La marge de progression est très importante, et c’est une bonne recette car cela assure une grosse longévité au jeu. D’autant plus que dès qu’on change de catégorie, on repasse par une période d’apprentissage, les motos ne se comportant pas de la même façon. Rebouffer du gravier de temps en temps, rien de tel pour l’humilité ! Les 250cc m’ont semblé plus faciles à piloter, offrant un bon compromis entre puissance, maniabilité et freinage, alors que les 500cc sont de véritables monstres au pouvoir d’accélération foudroyant difficile à dompter.

Sensations maximums

Un vrai ballet

Année après année, la réalisation de Moto GP s’améliore…Doucement. Par rapport aux précédents opus, il ne faut pas s’attendre à une révolution graphique. C’est légèrement mieux, quelques effets sont plus réussis, quelques textures sont un peu plus fines, mais globalement il n’y a pas grand-chose de nouveau. On connaît les circuits par cœur, ce sont les mêmes que d’habitude dans les jeux de course, et s’ils sont correctement représentés, on peut regretter que le jeu n’offre pas un petit plus. Quelques circuits inédits, inventés, dans des environnements un peu plus variés, n’auraient pas fait de mal. Le parti pris est un rendu réaliste, expurgé d’effets de fou, ce qui n’est pas plus mal.

Graphiquement le résultat est propre, sans arracher la rétine. Au niveau du son, si les bruits des moteurs, ce qui est bien le plus important, est particulièrement bien rendu, on n’en dira pas autant des musiques fatigantes qui vont rapidement être coupées. Mais le point fort du titre reste son animation, superbe. L’impression de vitesse est particulièrement bien rendue, et si on a déjà l’impression de foncer en 125cc, en 500 cela donne le tournis !

On est obligé de se dire que les vrais pilotes sont des super héros tellement ça va vite.

Dommage que la vue du guidon soit victime d’un choix étonnant, puisque la route reste toujours à plat, le guidon tournant sur les côtés de l’écran pour simuler le virage. Pas du tout immersif, on préférera la vue rapprochée derrière la moto.

On regrettera aussi que l’habillage du jeu soit si terne. Pas d’animations entre les courses, pas de couleurs pour donner un peu de joie à l’ensemble…Ce n’est pas capital, mais un peu de fantaisie aurait été un plus pour le titre.

Autre scorie de la réalisation, et à vrai dire défaut majeur du jeu, l’IA est bien faible, faisant tristement penser à celle des adversaires dans un célèbre jeu de voitures sur PS3. En d’autres termes, ils ne bougent pas de leur rail, gardant fixement leur trajectoire jusqu’à l’absurde, n’hésitant pas à vous défoncer si par mégarde vous ne prenez pas les virages de la même façon qu’eux. Comme dans les collisions, ils restent illogiquement sur leurs roues, invincibles, ce qui n’est pas du tout notre cas, le sentiment d’injustice est plus que prononcé, car on se retrouve pénalisé sans pour autant avoir fait de faute de pilotage.

C’est d’autant plus dommage que cela ternit le plaisir de la course, par ailleurs intense, avec des dépassements incessants tout le long de la compétition.

Heureusement, il existe un bon moyen pour affronter une IA bien meilleure…

19 contre 1

Ce moyen, c’est bien entendu de jouer à plusieurs ! On peut le faire en écran splitté, le jeu restant fluide et lisible, ce qui est toujours bon à prendre, le nombre de jeux permettant de jouer à deux sur la même console n’étant pas très élevé. Mais surtout, on peut jouer en ligne.

Mais pousse toi !

Et là, autant le dire clairement, c’est le pied. Jusqu’à 20 joueurs sur la piste, pour des courses acharnées de bout en bout. Avec autant de joueurs, on trouve forcément des adversaires de niveau équivalent avec qui on va batailler jusqu’aux derniers mètres. Les plus forts partent devant et se chamaillent entre eux, les moins rapides se chamaillent à l’arrière : c’est affrontements à tous les étages.

Pratiquement à chaque virage ça double, ça se redouble, d’autant plus que l’aspiration est terriblement efficace. Et comme la chute est facile, d’autant plus quand on est concentré pour gagner des places ou pour ne pas en perdre, rien n’est joué jusqu’à la dernière ligne droite. Dans une course à 14 joueurs, suite à la chute du peloton dans le dernier virage, je suis passé comme ça de la douzième à la cinquième place !

Moto GP 10/11 offre un feeling en ligne un peu identique à celui de F1. C’est exigeant, très disputé, et on s’amuse beaucoup.

Le Bilan

On a aimé 

  • Le jeu en ligne excellent
  • Jouabilité adaptable pour tous les joueurs
  • La progression de la carrière bien équilibrée
  • Pas vraiment de nouveautés
  • Habillage terne
  • L’IA dépassée

Conclusion du test de MotoGP 10/11

Le meilleur, mais…
{{Est-ce que cette nouvelle édition est meilleure que la précédente ? Oui, elle l’est, mais à peu de détails près. Légère update graphique, intégration dans le jeu légèrement différente des défis, jouabilité peut-être un peu plus modulable et plus axée simulation…Ce n’est pas beaucoup. Dans le même temps, cela donne un jeu complet, fidèle et suivant à la trace le championnat, et procurant un véritable plaisir manette en main.

Le jeu en ligne est excellent et est un atout important pour ce titre.

On a là ce qui est probablement le meilleur jeu de motos sur console, sans que ce soit pour autant une référence. Il faudrait qu’il soit un peu habillé dans les alentours du championnat (pourquoi pas des circuits d’entraînement fictifs ?), et surtout que l’IA des adversaires ne soit plus aussi mécanique.

Il y a donc une marge de progression pour le prochain opus, même si en l’état celui là est un très bon jeu.}}

L
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MotoGP 10/11

Développeur : Monumental Games
Éditeur : Capcom
Date de sortie : 18/03/2011

12 commentaires

12 Commentaires
A
ac3impr3
22 mars 2011 22h31

@-- Frelon

L’impression est bonne quand au poids de la moto ainsi que les transfert de masse,c’est correct.Et bien au niveau bruitage de la Honda,je dirais que je trouve ça moyen,effectivement,je crois que ça aurait pu être mieux.Mais cela reste correct disons,mais c’est pas tout à fait ça,c’est clair.

Je pense qu’il faudrait que tu testes cette version finie.

Sinon,sur Amazon,(désolé pour la pub),il est à 49 euros.

à bientôt Frelon,bizz.

P
Pib.
23 mars 2011 0h22

Tant que l’IA sera tjrs aussi faible, le jeu ne gagnera pas bcp en crédibilité…

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