Test – Bodycount

1…2…3…4…
Le FPS est un genre avec pas mal d’ancienneté et un nombre exceptionnel de titres, probablement celui qui est le plus représenté au monde.
Et le FPS a évolué au fil des années. Tout d’abord bourrin, ne cherchant même pas à poser de questions après les tirs, ensuite un peu plus subtil, cherchant à adopter un léger angle stratégique (couvertures, contournements, gestion de la régénération de santé…).
Quelques titres ont tiré leur épingle du jeu avec soit des concepts originaux (Mirror’s Edge, Fallout 3…), d’autres y sont arrivés en sublimant l’aspect bourrin (Borderland…). Enfin, il reste ceux qui font leur job correctement, et les autres. Ceux qui n’auraient jamais dû exister.
De quelle pierre va être fait Bodycount dans cette muraille de FPS ?
Hot Shots 2…

Brisons de suite le suspens : Bodycount est un FPS qui va se cataloguer dans la catégorie archi-classiques.
Vous êtes un agent du Network, envoyé pour éradiquer un conflit en Afrique qui a mystérieusement repris alors que les pourparlers de paix étaient en très bonne voie.
Très classique comme trame. N’espérez pas avoir plus de scénario car ce serait comme essayer de finir un puzzle avec plein de pièces manquantes. La faute à une narration hachée et pas du tout maîtrisée, un manque flagrant de personnalité chez les personnages (vous ne parlez pas, votre contact radio est on ne peut plus banal…), mais également à un scénario inexistant qui débarque uniquement sur les derniers niveaux du jeu, faisant comme s’il y en avait eu un depuis le début. A croire que ce sont des élèves de primaire qui ont écrit l’histoire.
Le gameplay n’est pas non plus beaucoup plus inspiré, puisqu’il est somme toute très classique avec cependant quelques éléments qui lui apportent une identité propre à commencer par le système de bonus. Au fil de vos victimes, des infos seront libérées près des cadavres. Ces dernières permettront de remplir une jauge bonus sur laquelle vous pourrez en activer un parmi 4 (si débloqués), vidant entièrement la jauge. Les bonus sont l’adrénaline qui vous permet d’être invulnérable momentanément aux tirs ennemis, les balles explosives, le détecteur d’ennemi (qui plus tard servira d’arme mortel pour un certain type d’ennemi) et enfin le raid aérien.
Pour choisir votre bonus, il suffira simplement de presser la direction adéquate sur le BMD.
La deuxième « originalité » vient du système d’esquive. Ce dernier, en pressant LT et en dirigeant votre personnage avec le joystick gauche, vous permet d’esquiver sur place dans la direction souhaitée, ou de vous mettre rapidement à couvert.
C’est un système qui aurait pu être sympa si les développeurs n’avaient pas eu l’idée saugrenue de coller cette esquive sur la même gâchette analogique que le zoom : une pression légère zoome, une pression plus lourde vous immobilise pour lancer ce système.
Autant dire qu’en pleine action c’est un peu le bordel, surtout que le zoom vous sera beaucoup plus utile que l’esquive. Le mettre à la place du bouton pour poser des mines (pas des grenades, il y a aussi un bouton pour ça.) aurait pu être judicieux. On se demande parfois à quoi pensent les développeurs de jeu. Surtout quand on a un bouton de saut qui ne sert pour ainsi dire à rien de tout le jeu à l’exception d’un unique passage d’une seconde servant uniquement au spectacle.
Incroyable. Vraiment…
…Le fun en moins

Si on met de côté cette énorme faute de conception, on se retrouve devant un FPS banal, classique, on ne peut plus passe-partout. Quoique son aspect ultra bourrin devrait permettre de changer sa manière de jouer pour quelque chose de plus primaire.
Malheureusement, même ce côté ne s’assume pas vraiment, puisque le jeu propose une tentative maladroite d’introduire de l’infiltration. Les ennemis ne sont pas faits pour ça tellement ils sont bêtes et foncent dans le tas. Il arrivera souvent de les voir courir à côté de vous comme si vous n’existiez pas ou de vous regarder sans même broncher en vous tirant quelques bastos dans le derche.
Doom faisait mieux en IA à l’époque quand même…
Et des erreurs de conception de ce genre, le jeu en possède une assez grande panoplie, entre les cinématiques qui ne se lancent pas forcément, la visée qui aurait mérité d’être plus précise, des commandes entrées qui ne sont même pas prises en compte par le jeu (cela arrive surtout avec le bouton de rechargement, bien pratique pour mourir au milieu d’une horde d’ennemis) et certaines actions qui prennent 3 plombes tellement le perso est badaud.

Alors certes, le spectacle est quand même présent avec un rythme plutôt bon, malgré une esthétisme banae (les décors se suivent et se ressemblent) et une technique plus que moyenne (les effets comme les explosions sont eux plutôt bien faits). Les bruitages ne sont vraiment pas mauvais mais ne sont pas assez consistants pour pallier les 5 heures de jeu nécessaires pour boucler la campagne. Oui parce que le jeu est ultra facile à l’exception de deux petits passages tellement chauds qu’ils en sont relous. Calibrer la difficulté ne doit pas faire partie du dico des développeurs apparemment.
Il serait peut être temps d’arrêter la casse de ce côté sur les jeux, d’autant plus que le mode online est totalement inintéressant, tant il est peu varié, classique et mal foutu (vivent les respawns en plein milieu des tirs pour recrever pile au moment où on ressuscite !), ne permettant pour ainsi dire pas de sauver les meubles.
Le Bilan
On a aimé
- L’originalité du système d’esquive…
On a moins aimé
- … mais qui est ultra mal foutu
- 5 heures de jeu, qui dit mieux ?
- Banal dans tous les sens du terme
- J’ai vu des maternelles qui racontaient bien mieux une histoire
Conclusion du test de Bodycount
Un de plus !
Bodycount ne restera pas dans les annales, c’est le moins que l’on puisse dire. Trop court, trop facile, banal, peu intéressant. Mais si vous avez 5 € en trop pour de l’occasion et que vous voulez un jeu sans identité où on tue des gens, alors Bodycount est fait pour vous !
« Bodycount ne restera pas dans les anales »
Si, justement, surtout pour ceux qui l’ont acheté en pensant à un Black 2 :o)
En revanche, il ne restera pas dans les annales :-/
Bodycount ne restera pas dans les anales
Si justement :o)
En revanche, il ne restera pas dans annales :-/
Bodycount ne restera pas dans les anales
Ahaha, celle là elle est bien bonne ! Fait exprès ? faute volontairement laissé ?
Mdr ! Sacré Stephan.
Enorme j’aime B-) (pas le jeu)
bon j’ai testé aussi et il faut le dire c’est de la mer** franchement on est en 2011 et on arrive encore a faire ca ?
Le pire c’est que les devs diary était très prometteurs.
Sauf que on a l’impression qu’ils parlaient pas du même jeu en fait:’-))
Dans la catégorie FPS, le césar du plus gros navet 2011 est attribué à BodyCount 😉
C’est clair rien que la démo faisait comprendre que ce jeu était à la ramasse techniquement au niveau du gameplay, même pas eu envie d’y jouer plus de 5 min, rien que le temps de latence entre le mouvement de mon doigt sur le pad et le mouvement du personnage m’a calmé ^^. Un navet monumental qui ne restera pas dans les annales mais bien dans les anales de ceux qui l’ont acheté