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Test – Aliens vs Predator

Test – Aliens vs Predator
Le 27 février 2010
Le 27 février 2010

Pour 1 humain tué, le 2ème est offert

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Vous avez toujours aimé voir des gens se faire massacrer par des bestioles de l’espace ?

Vous avez toujours apprécié voir un chasseur qui fond sur sa proie ?

Vous avez toujours voulu être une créature surnaturelle ?

Ne rêvez plus, grâce à Aliens vs Predator, vous serez cette proie, vous serez ce chasseur, et vous serez également cette bébête de l’espace crainte de tous.

Dans l’espace, personne ne vous entendra crier. Enfin personne sauf les mecs qui branchent le câble ou qui installent votre parabole.

Alien, je m’appelle Alien

Une des trois campagnes vous permet de vous mettre dans la peau du xénomorphe n°6, provenant d’une des espèces les plus dangereuses de tout l’univers cinématographique que même le T-Rex de Jurassic Park, il flippe sa race devant lui. Etant un cobaye d’un laboratoire humain, vous arrivez à vous échapper grâce à un appréciable concours de circonstance, et serez guidé par la reine de la ruche qui vous donnera vos objectifs pour la libérer. Bien évidemment, vous aurez carte blanche pour vous repaître de toute créature alentour dans des accès de violence très explicites ou même infecter les pauvres civils sans défense.

Cette campagne mise essentiellement sur l’infiltration à la première personne, puisque agissant seul, vous devrez vous faufiler dans les canalisations, ramper au plafond et bondir discrètement sur vos victimes pour optimiser votre espérance de vie.

Et comme les choses sont bien faites, vous êtes capable de voir dans l’obscurité pour vous confondre avec cette dernière et passer inaperçue. Et s’il ne fait pas sombre dans ces bâtiments militaires, vous n’aurez qu’à supprimer la lumière en détruisant les générateurs ou les ampoules une par une pour créer votre plus précieuse alliée. Pas besoin d’arme, vous avez vos griffes acérées, votre queue transperçante et votre dentition de winner. Votre odorat représenté par des halos autour des personnages vous permet de les détecter même à travers les murs ainsi que leur niveau de dangerosité (jaune = civils, rouge = humanoïdes, bleu = androïdes). Comble du comble, vous pourrez même vociférer ce sifflement strident pour attirer votre futur encas ! Votre vie se régénère automatiquement en période de calme sans avoir à utiliser de kit de soin. Mais si vous en pressentez le besoin ou juste pour le fun, vous pourrez décérébrer les morts dont le cerveau est intact, ce qui vous redonnera toute votre santé. Vous ne jouez plus un xénomorphe, vous êtes un xénomorphe, vous pensez en xénomorphe et vous vous mouvez comme un xénomorphe. La jouabilité de Freezer, euh, je veux dire du xénomorphe est assez déstabilisante et très aléatoire. En effet, étant donné que vous pouvez marcher ou bondir sur quasiment n’importe quelle surface, un long temps d’adaptation sera nécessaire pour arriver à vous déplacer comme bon vous semble et vous repérer facilement sans trop de heurts.

De plus, la vue est très raz du sol, puisque vous avancez sur vos quatre pattes. Probablement la campagne la plus ardue à jouer à cause justement de sa vue FPS qui chamboule tout. Une vue à la troisième personne, bien que cassant un peu l’immersion, aurait été probablement plus judicieuse pour le confort de jeu manette en main.

Cha…Cha…Cha, c’est le chasseur !

Deuxième des campagnes disponibles, celle du chasseur tribal extraterrestre, également connu sous le nom de Predator au cinéma.

Ce dernier est là pour faire ses preuves en tant que Chasseur confirmé. Son objectif étant de tuer des Serpents (les xénomorphes), tout ce qui ressemble de près ou de loin à un guerrier est bon à être un entraînement pour lui et finir dans sa collection de têtes et de colonnes vertébrales, juste à côté des coupes de Volley Ball de son école. Et tant pis pour les non-guerriers, puisqu’ils seront considérés comme dommages collatéraux. Aucun scrupule, donc, à vous fondre dans le décor grâce à votre camouflage optique et vos lames en guise de griffes pour découper ou transpercer quelques têtes.

La campagne du Predator est une campagne très verticale basée sur les sauts, les bonds et la stratégie. Vous êtes un guerrier, pas un tank dernier cri avec autoradio CD/MP3 intégré ! Il vous faudra donc jouer d’astuce et de ruse pour éloigner vos proies une par une de leur groupe et leur dire la bonne aventure. Et pour ce faire, rien de tel que d’imiter le cri de sa proie grâce à une sorte de modulateur intégré dans son casque, il peut imiter la voix de quelqu’un et la faire entendre à un autre endroit pour attirer le badaud. Le Predator possède un arsenal qui semble archaïque, mais qui en fait est bourré de technologie et est plus que dangereux, à commencer par son masque qui sert de Hud, indiquant les données de combat sur les ennemis, le canon plasma à visée laser et lock automatique sur son épaule, la lame circulaire téléguidée, les mines de proximité également déclenchables à distance et enfin la lance dépliante.

Le Predator devra recharger l’énergie de son canon et de ses mines en absorbant celle des générateurs humains afin de pouvoir les utiliser. Il faudra bien la gérer pour ne pas être à court et avec aucune source d’énergie à portée en cas de situation de crise.

Comme dit précédemment, être un Predator, demande une certaine verticalité basée sur les bonds. Ces derniers, activables avec le maintien de LT et dans la direction désirée, vous permettent d’atteindre des distances et des hauteurs inaccessibles autrement. Malheureusement, ce système vous empêche d’être ultra réactif et ultra efficace en situation de combat réel, provoquant quelques morts ultra rageantes à cause de temps de latences dus au ciblage de la destination du bond. Heureusement que sa force de frappe, de loin la plus puissante des trois races que propose le jeu, équilibre un peu plus la chose…

Réserve de nourriture humaine de l’espace…

Dernière des trois races, les humains. Vous vous trouverez dans la peau d’un bleu de la marine coloniale et vous allez, par un fâcheux concours de circonstances, vous retrouver au menu de Xénomorphes non-amicaux ainsi que futur trophée à mettre au dessus de la cheminée pour le Predator. Heureusement que vous êtes équipé d’un flingue et de votre lampe torche qui ne vous quitteront pas dans ces niveaux hostiles emplis de ténèbres.

Les actions sont basiques pour un FPS plutôt classique, puisque vous pourrez sauter (mais pas très haut, vu que vous êtes chargé comme une bourrique), donner des coups de crosse, tirer, mourir, utiliser une fonction secondaire pour chaque arme, utiliser des interrupteurs et autres leviers, mourir, courir, consulter votre radar à détecteur de mouvement, frapper, bloquer ou encore mourir.

Votre armement n’est pas très étendu (une demi douzaine d’armes), il est cependant très efficace, entre le pistolet avec tir par rafale en mode secondaire, le lance flamme/lance acide, le fusil à pompe à simple et double décharge, fusil mitrailleur/lance grenade, fusil à lunette et enfin le Cribleur qui peut s’apparenter à une sorte de Gatling, mais en carrément mieux grâce à son système de visée semi automatique qui cible automatiquement tout ennemi qui entre dans un certain champ de vision, il ne reste qu’à tirer.

Vous aurez aussi la possibilité de jeter des fusées pour illuminer temporairement les environs, mais de manière bien plus efficace que la lampe torche.

Le déroulement de la campagne est lui aussi beaucoup plus basique que les deux autres, mais possède un aspect sur le qui-vive très attrayant étant donné votre faiblesse et le fait que personne n’aime les humains, c’est bien connu.

… Veuillez passer votre commande !

Techniquement, le jeu est assez en retard par rapport à ce qui se fait actuellement. Ce n’est pas parce que c’est un remake qu’il n’aurait pas été nécessaire de lui donner un vrai coup de polish ! Ici, pas d’ombres ou de lumières dynamiques à l’exception de l’ombre du personnage humain ou des rares générées par les fusées. Pour tout dire, les autres humains ou créatures n’en ont pas, ce qui gâche l’immersion dans le jeu. Les textures sont correctes, sans plus.

Les animations sont un peu raides par moment, notamment durant les transitions avec une action contextuelle (tuer furtivement, attraper…). Cependant, les animations des visages ne sont pas mauvaises, et on lit carrément la terreur sur le visage des victimes humaines, notamment au niveau des yeux qui font carrément leur effet.

La jouabilité est elle plutôt basique, et malgré les quelques accrocs précisés ci-dessus il n’y a pas grand chose à signaler de ce côté.

Les dialogues des IA humaines sont très répétitifs. Vraiment redondants, ils doivent connaître en tout et pour tout, cinq phrases sur tout le jeu à l’exception des dialogues qui font avancer le scénario.

Artistiquement, le jeu est carrément rentre dedans avec une ambiance aux petits oignons qui saura vous mettre la pression en tant qu’humain et vous faire ressentir parfaitement les sensations de traque et de vice chez les deux autres espèces. Vous serez parfaitement immergé dans l’univers. A déconseiller aux cardiaques.

Du bon boulot illustré par des décors sombres, une mise en scène appliquée et une bande sonore judicieuse qui met bien dans l’ambiance.

On regrette seulement que les trois campagnes soient si courtes, puisqu’on les termine en environ 10 et 12 heures en fonction de si vous voulez récupérer tous les enregistrements, fioles de semence, et ceintures. On ressent d’ailleurs, de ce côté, un manque de finalisation scénaristique qui aurait pu justifier à lui seul des rajouts au jeu original.

Mais au lieu de cela, les développeurs ont voulu se concentrer sur le mode multijoueurs.

Ce dernier vous propose plusieurs modes de jeu à commencer par un mode survie, qui a le vent en poupe depuis le mode Horde de Gears of War 2. Votre but sera de survivre aux vagues de xénomorphes, de 1 à 4 joueurs sur une des 4 maps inspirées par le mode solo. Vous aurez droit aux classiques modes Deathmatch, Deathmatch par équipe (Humains Vs Aliens), roi de la colline auxquels s’ajoutent un mode Deathmatch par race (Humains vs Aliens vs Predators) qui augure un joyeux massacre trilatéral jusqu’à 18 joueurs, un mode infection vous demandant de survivre à un xénomorphe si vous ne voulez pas rejoindre ses rangs et buter vos anciens petits camarades, un mode chasse au Predator vous permettant de chasser le Predator et celui qui le tue prend sa place.

Au fur et à mesure de vos succès, vous gagnerez des points d’expérience vous permettant de gagner des niveaux et de débloquer des apparences pour chaque race.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’ambiance dégagée par le soft
  • La volonté de proposer des approches différentes en fonction des races
  • La violence indécente du jeu
  • Très court
  • Jouer le xénomorphe est assez délicat et manque de précision
  • Le Predator manque de vivacité en termes de bonds
  • Techniquement un peu à la ramasse

Conclusion du test de Aliens vs Predator

Hou la flippe !
Aliens vs Predator propose une expérience immersive totale et fidèle à la licence. Que ce soit dans la peau du Marine, de l’Alien ou du Predator. On regrette que quelques détails de gameplay gênent l’approche du point de vue des Aliens et du Predator et que la technique ne fasse pas vraiment honneur à la machine ou même aux ambitions des développeurs. Il serait néanmoins inconscient pour les fans de fantastique ou des films de passer outre ce jeu qui propose une ambiance oppressive trop peu présente et aussi bien réalisée dans les jeux actuels.

L
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Aliens vs Predator

Développeur : Rebellion
Éditeur : Sega
Date de sortie : 19/02/2010

commentaires

8 Commentaires
W
wes67
27 février 2010 15h38

Merci pour le test.

Mais vu les nombreuses critiques, je me le réserve quand il sera à 20€.

De plus, pour le marine, impossible de s’accroupir, se mettre à couvert, ou visée plus profonde avec l’arme, donc … moyen.

S
Stéphan
27 février 2010 15h44

Mais vu les nombreuses critiques, je me le réserve quand il sera à 20€. De plus, pour le marine, impossible de s’accroupir, se mettre à couvert, ou visée plus profonde avec l’arme, donc … moyen. En effet, cependant, cela ne gêne en rien de ne pouvoir s’acroupir ou de ne pouvoir se mettre à couvert. Surtout que face à des opposants de cet accabit privilégiant le corps à corps et la rapidité d’action, ça sert pas à grand chose. Tu seras déjà bouffé avant même d’avoir eu le temps de… Lire la suite »

Y
yvesnet
27 février 2010 18h49

Je m’en doutais un peu !!! Le scénario semble respecté mais un jeu au final ayant un panel de gameplay restreint et moyen par rapport à ce qui aurait pu se faire, dommage !!!

E
Ezekiel.666
27 février 2010 19h21

bizzarement, j’ai totalement adherer a ce jeu !!! peut etre parsque je m’attendais pas a une boucherie, mais juste a un soft sympa, qui va direct a l’essentiel !!!

puis, en gros fan des films, sa doit y faire ^^

P.S: les aliens vs predator version cine sont a chier par contre ^^

A
Apollon13
27 février 2010 19h36

ah ok c’est un remake du vieux en fait… A l’époque mis à part l’ambiance et la surprise (et les graphisme à l’époque pas trop mal si je me souviens bien), c’était déjà plutôt moyen… Bon bah du coup je l’ai déja fait ya longtemps sans avoir sauté au plafond… Pense pas que vais le refaire !

S
Stéphan
27 février 2010 23h48

Attention cependant à une chose apollon : N’ayant pas joué au tout premier opus sorti sur PC, je ne me suis basé que sur les dires des développeurs lors d’une developper’s Diary du jeu. Après, il se peut qu’il y ait des choses sensiblement différentes par rapport au jeu original. D’où l’utilisation du terme remake dans mon test (= refaire). Je suppose qu’il y a probablement des choses quand même un peu différentes en dehors des graphismes, mais je ne saurai pas lesquelles en l’état. L’idéal étant que quelqu’un ayant… Lire la suite »

A
Apollon13
28 février 2010 9h56

peut être quelque modif mais en lisant ton test je me suis revu jouer à l’ancien sur pc… Donc les changements doivent pas être époustouflant…

Après le jeu n’était pas mal à l’époque… Disons qu’il fallait excuser son coté un peu juste par le fait qu’il avait 3gameplay différent…

O
opitrace
28 février 2010 13h40

Pour ma part j’ai moyennement aimé,pas vraiment pour les campagnes qui sont ces vrai moyenne mais que j’ai aimé quand méme,on va pas dir qu’il et pourri quand méme lol,mais ces surtout pour le multi,les instant kills sont sympa mais quand sa vous arrive 3 ou 4 fois de suite sa devient vraiment énervant,et la différence de puissance entre les trois races et vraiment inexcusable,il me reste la campagne du marine a finir puis je m’en débarrasse aprés a cause du multi justement pas assez intéréssant.

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