Test – Revenge of the Savage Planet – Une odyssée spatiale fun et déjantée

Tabarnak, aussi loufoque qu’un alien en roller !
Revenge of the Savage Planet est la suite de Journey to the Savage Planet, sorti en janvier 2020. Développé et publié par Raccoon Logic Studios Inc., ce jeu d’aventure et de science-fiction conserve l’univers coloré et l’humour décalé du premier opus, tout en proposant une expérience encore plus immersive et délirante.

Disponible depuis le 8 mai dernier, il est jouable sur Xbox Series X|S et intégré dès son lancement au catalogue du Xbox Game Pass. Il est également accessible sur PlayStation 5, PlayStation 4 ainsi que sur PC. Cette fois, l’aventure se déroule en vue à la troisième personne avec la possibilité de jouer en solo ou en coopération, que ce soit en local ou en ligne. Une occasion parfaite pour partager découvertes, affrontements et fous rires dans un univers extraterrestre aussi fascinant qu’excentrique.
Aux confins de l’espace

Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, notre astronaute finit échoué sur une planète inconnue, grouillante de mystères et peuplée de créatures dangereuses. Pour espérer survivre, il devra explorer ce monde hostile, améliorer au mieux son arsenal, développer sa base et trouver un moyen de rentrer sur Terre… pour prendre une revanche bien méritée !
Survie, exploration et craft au programme

Contrairement à Journey to the Savage Planet, on passe ici en vue à la troisième personne, un choix qui peut surprendre, mais qui s’intègre tout de même bien au gameplay. Notre héros fait preuve d’une agilité remarquable, il est capable de sauter, courir, glisser, nager et surtout scanner son environnement pour en tirer un maximum d’informations et détecter les points faibles des aliens, afin de les étourdir pour les capturer à l’aide du fouet qui fait office de lasso. Les phases de combat sont assez amusantes, avec la possibilité d’électrifier ou brûler les ennemis, ainsi que de s’adonner au lancer d’appâts, entraînant de comiques réactions en chaîne, tout en exploitant au mieux l’écosystème et en gérant l’endurance et la santé.

En effet, l’exploration et le craft, indispensables à la survie, sont au cœur de l’expérience. Pour s’adapter à chaque nouvelle planète, il faut donc méticuleusement analyser chaque plante et créature, afin de mieux comprendre leur utilité ou leur dangerosité. L’étude approfondie des biomes et de leurs résidents est essentielle et passe par la collecte d’échantillons à rentrer dans l’ordinateur de recherche pour en faire une étude scientifique détaillée.

Nous avons testé le jeu en solo ainsi qu’en coopération locale et cet ajout apporte un vent de fraîcheur stimulant. L’expérience à deux est encore plus fun, renforçant l’aspect divertissant et immersif du jeu. Au niveau de la technique, nous n’avons pas constaté de bug majeur et, globalement, l’aventure se déroule sans accroc et reste fluide.
Des gadgets ingénieux et des améliorations futuristes
Comme évoqué précédemment, l’imprimante 3D occupe un rôle clé, offrant la possibilité de fabriquer d’autres composants pour améliorer l’arsenal. Les options disponibles, plus nombreuses que dans le premier opus, sont assez variées et s’étendent aux armes, au drone, au module de saut et au javelin.

Grâce à ces modifications, de nouveaux outils ou capacités deviennent accessibles, comme le grappin, le double saut et le jet pack qui permettent d’atteindre des zones auparavant inaccessibles, révélant ainsi de nouveaux lieux ou mystères. L’exploration et le craft prennent alors toute leur importance, en enrichissant le gameplay et en récompensant la curiosité.

En effet, au fil des améliorations, notre voyageur acquiert de nouvelles compétences également très utiles en combat : propulseurs, parade d’esquive ou renvoi de projectile, laveuse à pression qui se voit équipée de divers réservoirs (eau pour nettoyer, lave pour incendier, blob vert glissant et inflammable, blob ferro collant et conducteur électrique), fournissent davantage de possibilités qui rendent l’expérience plus dynamique et variée.
Une explosion de couleurs et un humour délirant !

L’humour, déjà bien présent dans Journey to the Savage Planet, adopte ici une dimension encore plus mordante. Dialogues piquants, situations cocasses, messages vidéos et publicités complètement déjantées sur l’écran du tableau de bord… Tout est conçu pour être tourné en dérision et même les IA n’y échappent pas ! C’est le cas de notre petit drone compagnon, EKO, qui nous délecte en papotages inutiles ou absurdes, ponctués de délicieux élans sarcastiques selon le contexte.

Cet univers, aussi extravagant que jubilatoire, est porté par des situations burlesques et la rencontre inattendue et surprenante de créatures étranges, non dénuées de charme et ça fait du bien ! Mais, sous cet enrobage cosmique, se dissimule une satire sociale bien ficelée, faisant une critique subtile du capitalisme et des grandes corporations prêtes à sacrifier la sécurité au nom du profit. Ce mélange habile de science-fiction, d’aventure et de comédie est une formule intelligente qui fonctionne à merveille.
N’oublions pas la bande-son qui apporte sa contribution à l’immersion. Les mélodies entraînantes sont inspirées de la SF et accompagnent très bien l’aventure, tandis que les bruitages efficaces s’adaptent aux scènes comiques, ajoutant une touche fantaisiste et décalée. Et, cerise sur le gâteau, l’incontournable accent québécois, véritable signature du jeu, donne encore plus d’authenticité et d’aspect hilarant à l’ensemble. C’est donc un sans faute de ce côté-là !

De son côté, l’exploration est aussi immersive que gratifiante. Chaque expédition réserve son lot de surprises, comme des caisses d’approvisionnement, la collecte d’échantillons scientifiques, de nouvelles ressources, indispensables aux améliorations, et même quelques petites énigmes cachées qui éveillent la curiosité. Ce savant mélange encourage l’implication du joueur tout en diversifiant l’expérience.

Côté gameplay, on apprécie une meilleure fluidité ! Facile à prendre en main, varié et efficace, il permet une mobilité totale : sur terre, dans les airs, sous l’eau… Aucun obstacle ne peut freiner notre brave cosmonaute et, avec un tel éventail de possibilités, le périple intergalactique est toujours rythmé et le divertissement garanti !
Parmi les petits plaisirs, on peut personnaliser notre module d’habitation, en le meublant et en le décorant grâce aux crédits accumulés. De quoi créer un véritable petit nid douillet et apporter une touche de confort bienvenue. Après tout, qui a dit que l’exploration spatiale devait être austère ? Une jolie façon de laisser libre cours à sa créativité pour se façonner un espace qui nous ressemble, tout en procurant un moment de détente, idéal pour souffler entre deux batailles contre des aliens enragés !
Un périple barré mais des petits couacs cosmiques

Même si Revenge of the Savage Planet brille par son univers coloré, décalé et original, certains aspects peuvent diviser les joueurs. On pense tout d’abord au changement notable de la vue, qui passe ici à la troisième personne. Cela peut ne pas convenir à tout le monde, voire même être rédhibitoire pour certains, bien que cela ne soit pas notre cas. On aurait, de ce fait, apprécié l’ajout d’une option permettant de basculer entre la première et la troisième personne, pour s’adapter aux préférences de chacun.
De plus, l’humour déjanté peut être à la fois une force et une faiblesse. En effet, la tonalité de la parodie poussée à l’extrême peut aussi bien séduire que rebuter, selon les sensibilités de chacun. Pour celles et ceux qui ne sont pas adeptes de ce style comique, cela peut assez vite être énervant à la longue, les faisant décrocher de la partie.

En outre, comme dans le premier opus, le fait de devoir récupérer les ressources perdues à chaque fois qu’on meurt peut devenir pénible et répétitif. Au final, le titre est assez similaire à son prédécesseur en termes de jouabilité, car il garde globalement la même base, ce qui peut décevoir les joueurs en quête d’une réelle évolution du gameplay.
À noter également l’absence regrettable, surtout pour un univers aussi riche en couleurs, du HDR. Cette technologie aurait sublimé l’intensité des mondes vibrants, leur donnant plus de profondeur et de dynamisme, pour une immersion visuelle encore plus saisissante.
Enfin, on peut également évoquer un scénario qui n’est pas des plus développés et qui sert surtout de toile de fond à l’histoire, mais, comme vous l’avez compris, l’expérience est ailleurs.
Concernant la durée de vie, comptez environ une dizaine d’heures pour achever l’aventure, en fonction du temps accordé à l’exploration, et bien plus si vous voulez tout faire.
Testé sur Xbox Series X, code fourni par l’éditeur
Le Bilan
On a aimé
- La direction artistique
- Les quatre planètes aux divers biomes
- L’humour encore plus déjanté
- La coopération locale et en ligne
- Le bestiaire varié et détonnant
- Les gadgets et améliorations
- Le gameplay plus fluide
- La bande sonore agréable
- Très divertissant
On a moins aimé
- Quelques bugs mineurs
- La parodie trop barrée pour certains
- Le manque de profondeur du scénario
- L’impossibilité de changer la vue
Conclusion du test de Revenge of the Savage Planet
C’est une mission accomplie pour les Canadiens
Revenge of the Savage Planet est une suite réussie et améliorée de son prédécesseur, avec un univers plus vaste, quatre planètes à explorer et un changement de vue passant ici à la troisième personne. On apprécie son gameplay enrichi et plus fluide, ses nouvelles armes et l’ajout de la coopération locale qui apportent un vrai plus au divertissement. On retrouve aussi avec plaisir son humour burlesque et sa direction artistique colorée, qui restent des éléments marquants qui renforcent son identité unique. Malgré quelques bugs mineurs et des aspects qui peuvent diviser, comme la vue à la troisième personne ou sa parodie burlesque, cette aventure intergalactique, sans non plus révolutionner le genre, reste agréable et ravira les amateurs d’exploration. On vous conseille d’ailleurs de la vivre avec un ami. Puisqu’il est déjà disponible dans le Xbox Game Pass, il serait dommage de passer à côté !