Publicité

Test – Mandragora: Whispers of the Witch Tree – Un bon mélange entre metroidvania et souls-like

Test – Mandragora: Whispers of the Witch Tree  – Un bon mélange entre metroidvania et souls-like
Le 28 avril 2025
Le 28 avril 2025

Gratifiant

Partager cet article :

Développé par le studio Primal Game Studio, Mandragora: Whispers of the Witch Tree, sorti le 17 avril dernier, est un action RPG en 2,5D. Les joueurs sont plongés dans un monde dévasté par une force mystérieuse, l’Entropie, et doivent naviguer à travers un paysage sombre et plein de dangers. Le jeu propose une grande liberté en permettant de créer et personnaliser sa propre classe de personnage, tout en offrant un système de compétences unique. Avec une direction artistique soignée et un gameplay qui mélange metroidvania et souls like, Mandragora s’annonce comme un titre ambitieux.

un voyage de rédemption

Mandragora: Whispers of the Witch Tree se déroule dans un monde détruit par la corruption des hommes. Le monde de Faelduum est victime de l’Entropie, une force maléfique qui dévore tout sur son passage. Chaque zone de ce monde est marquée par cette corruption croissante, les joueurs doivent donc se frayer un chemin à travers des paysages en ruines, comme des catacombes, des villes abandonnées, des ruines anciennes ou des forêts lugubres. Les environnements sont soigneusement dessinés à la main avec de jolis détails, créant une agréable immersion dans cet univers mourant. Le choix de chara design peut même rappeler un certain No Rest for the Wicked.

Le personnage principal, un inquisiteur, se retrouve plongé dans l’aventure grâce à de mystérieux pouvoirs qu’il a développés depuis son enfance. En quête de réponses, il doit faire face à de nombreux ennemis, souvent des créatures déformées par l’Entropie elle-même. La direction artistique met l’accent sur une ambiance gothique, mais la beauté de ce monde déchu ne réside pas seulement dans ses graphismes : l’aspect narratif de Mandragora se révèle également assez profond et mystérieux, son intrigue se dévoilant lentement via des dialogues et des découvertes.

À mesure que l’histoire progresse, le joueur découvre que la lutte contre l’Entropie ne se déroule pas forcément comme on le lui a expliqué depuis le début. On assiste rapidement à quelques retournements de situation et on comprend les nouveaux enjeux.

Un gameplay riche

L’un des aspects majeurs du gameplay de Mandragora réside dans la profondeur de personnalisation de son personnage. Au-delà de la simple progression des niveaux, le joueur a accès à un arbre de compétences vaste et flexible, lui permettant de façonner son héros selon ses préférences et son style de jeu. Chaque compétence débloquée offre de nouvelles possibilités, des techniques spéciales ou encore des améliorations qui influent directement sur le gameplay. Cela permet de s’adapter en fonction des situations ou d’expérimenter des combinaisons inattendues. L’arbre de compétences comprend des branches de progression pour la force et la magie, ainsi que des capacités de furtivité ou d’agilité, donnant ainsi un large éventail de stratégies au joueur.

De plus, le titre propose un système de création de classe extrêmement détaillé. Il est possible de choisir parmi diverses classes de départ, mais celles-ci sont loin d’être figées. Au fur et à mesure (et au niveau 25), nous pouvons mélanger et personnaliser les différentes compétences, créant ainsi une classe unique qui répond aux besoins de notre aventure. Chaque choix dans l’arbre de compétences a un impact direct sur les capacités du personnage, certaines compétences se débloquant uniquement si l’on suit un certain chemin dans l’arbre.

En parallèle de cette personnalisation, l’un des défis du jeu réside dans la gestion des ressources et l’adaptation au monde. Le héros peut se retrouver dans des situations où ses ressources sont limitées, ou avec sa jauge de magie ou de vie drastiquement diminuée par exemple. C’est là que des personnages secondaires font leur apparition pour proposer différents services.

Dans une sorte de repaire, plusieurs compagnons viendront en effet nous rejoindre. Ainsi, un forgeron, une couturière, une joaillière ou encore un trappeur, un cuisinier et quelques autres viendront renforcer nos rangs

Ils permettent, entre autres, d’améliorer notre équipement, ou, comme le cuisinier, de concocter des plats (coucou Zelda) pour nous donner des bonus temporaires (plus de dégâts, régénération de vie ou de mana, etc.)

Exploration et difficulté croissante

L’exploration dans Mandragora est à la fois un défi et une récompense. Le monde est vaste, parsemé de secrets et d’énigmes, et son exploration en est un élément clé Chaque zone du jeu possède une identité propre, que ce soit une forêt d’arbres maudits ou une cité en ruines, et chaque espace recèle des éléments à découvrir : objets cachés, informations sur le lore ou encore ennemis redoutables. Chacun des niveaux intègre également son lot et son style d’ennemis. Certains peuvent revenir assez régulièrement, mais Mandragora propose une belle variété dans son bestiaire. L’exploration est cruciale pour collecter des ressources, débloquer des compétences et faire face aux défis de plus en plus complexes.

D’ailleurs, le level design des différents niveaux est une franche réussite, les développeurs jouent énormément sur la verticalité et donnent l’occasion au joueur de prendre le temps de réfléchir aux différents chemins à prendre, soit pour se rendre directement à l’objectif soit pour avoir la chance de tomber sur des zones cachées. Heureusement que les autels permettent de se téléporter dans les différentes zones, pour pouvoir revenir explorer les environnements après avoir débloqué de nouvelles aptitudes !

L’autre caractéristique fondamentale du titre est sa difficulté. Mandragora ne fait pas de concessions : chaque pas dans ce monde est une lutte constante. Les ennemis deviennent progressivement plus puissants et la gestion des combats devient de plus en plus exigeante. Le système de combat est difficile, car les attaques ennemies sont puissantes et les mouvements du personnage doivent être bien calculés pour bien gérer le placement de nos attaques.

A l’instar des jeux de FromSoftware, la mort signifie la perte de l’expérience durement gagnée, qu’il est néanmoins possible de récupérer si l’on ne trépasse pas une seconde fois. De même, certains boss possèdent des attaques uniques (dans la limite de ce que propose la 2D) avec des designs très charismatiques, mais d’autres sont assez génériques et passe-partout.

Cependant, cette difficulté est aussi ce qui rend Mandragora si satisfaisant. La victoire n’est jamais facile, mais elle est d’autant plus gratifiante quand elle est obtenue après une série de combats acharnés, d’explorations dans des zones dangereuses ou de résolutions d’énigmes. Le jeu sait récompenser le joueur avec des compétences et des objets précieux, mais aussi avec des moments d’introspection où l’on se rend compte de l’ampleur de la lutte contre l’Entropie. Toutefois, si le défi proposé devient trop difficile, il est possible de diminuer jusqu’à 30 pourcent les dégâts et les points de vie des ennemis.

Malheureusement, malgré les nombreux atouts du jeu, un problème majeur vient entraver la progression. Mandragora ne propose pas de sauvegarde manuelle et repose uniquement sur un système de sauvegarde automatique, activé lors des chargements ou des repos aux autels. Grâce à la fonction “quick resume”, nous avons pu reprendre notre partie à chaque fois sans difficulté, mais, au bout d’une vingtaine d’heures, le jeu a subi un crash et est revenu à l’interface principale. En tentant de relancer notre sauvegarde, nous avons découvert que celle-ci ne contenait que les premiers temps de jeu, soit environ une heure de progression. Un patch a été déployé depuis, mais notre progression est perdue à jamais…

Testé sur Xbox Series X, code fourni par le studio

Le Bilan

On a aimé 

  • Le système de classe
  • La direction artistique
  • L’exploration récompensée
  • La difficulté croissante, mais gratifiante
  • Le problème de sauvegarde au lancement
  • Les quelques pics abrupts de difficulté

Conclusion du test de Mandragora

Un bon défi
Mandragora: Whispers of the Witch Tree se présente comme un action RPG ambitieux, avec une direction artistique solide et une bonne profondeur dans la personnalisation des personnages. Le jeu séduit par son monde richement détaillé, sa difficulté croissante, ses multiples systèmes de gameplay et les nombreux secrets dissimulés dans les niveaux. Malheureusement, à l’heure où nous avons écrit ces lignes, Mandragora souffrait d’un défaut majeur concernant la sauvegarde, ce qui rendait le jeu impossible à jouer. Outre cela, la difficulté pourra peut-être en décourager certains, même s’il est possible d’ajuster les dégâts et la vie des ennemis. Le titre reste cependant très intéressant pour les amateurs de RPG exigeants et nous ne pouvons que vous le conseiller depuis la mise à jour

Protoxe
Testeur vétéran depuis plus de 10 ans chez Xboxygen. Toujours le même objectif, partager au mieux mon ressenti et faire découvrir de nouveaux jeux.
Partager cet article

commentaire

0 Commentaires
Accueil » Tests » Test – Mandragora: Whispers of the Witch Tree – Un bon mélange entre metroidvania et souls-like