Test – Souris Logitech G PRO X Superlight 2c : la légèreté au service de la performance

La PRO X Superlight 2c reprend les fondamentaux de Logitech tout en cherchant à combler au maximum les exigences des joueurs compétitifs. Plus compacte et encore plus légère que la Superlight 2, elle ambitionne d’être une référence dans la catégorie des souris ultra-légères. Reste à savoir si cette version « 2c » réussit à conserver l’équilibre entre confort, précision et fonctionnalités.
Design, ergonomie et construction
La Superlight 2c arrive dans un packaging sobre, accompagné de l’essentiel : souris, dongle Lightspeed, adaptateur d’extension, câble USB-C et trappe compatible Powerplay. Rien de superflu, mais tout ce qu’il faut pour être opérationnel.

Dès la prise en main, la philosophie du modèle saute aux yeux. Avec seulement 53 g, Logitech signe ici sa souris la plus légère à ce jour. Cette réduction de poids, associée à un format environ 5 % plus compact que la Superlight 2, rend immédiate la maniabilité du produit. La souris cible clairement les mains petites à moyennes et favorise les grips fingertip ou claw. Les grandes mains, en revanche, risquent de la trouver trop compacte et d’obtenir un appui moins naturel.
Côté design, la Superlight 2c reste fidèle à l’ADN minimaliste de la gamme : pas de texture marquée, pas de RGB, une coque lisse et une symétrie visuelle. Sa conception est pensée exclusivement pour les droitiers, les boutons latéraux étant situés à gauche. La finition est impeccable et la qualité perçue excellente, même si la surface lisse demande un peu plus d’attention pour conserver un grip sûr.
Sous la souris, les larges patins courbés offrent une glisse très fluide, renforcée par son faible poids, ce qui est un vrai point fort en jeu compétitif. On retrouve également le logement magnétique pour le dongle ainsi que la trappe Powerplay, qui permet un rechargement sans-fil constant (avec l’équipement adéquat).

Les boutons principaux utilisent les switchs hybrides LIGHTFORCE, alliant vitesse de l’optique et sensation mécanique. Le clic est sec et très réactif, mais aussi relativement sonore, ce qui peut déranger dans les environnements calmes ou lors des jeux nécessitant un spam intensif. Les boutons latéraux, eux, sont plus doux et plus discrets. Petit bémol, l’absence de bouton DPI, qui impose de passer par le logiciel G HUB ou de sacrifier une touche latérale pour son usage.
La molette reste classique et maîtrisée : un crantage net, un grip agréable, mais un clic central étonnamment feutré, presque silencieux. Ce choix tranche un peu avec le caractère très nerveux du reste des commandes.
Capteur, connectivité, paramètres et autonomie
Le cœur de la Superlight 2c repose sur le capteur HERO 2, une évolution notable par rapport à la génération précédente. Il monte à 44 000 DPI, encaisse jusqu’à 88 G d’accélération et suit à 888 IPS. Ces chiffres, largement supérieurs aux besoins réels, garantissent une précision sans faille, même à basse sensibilité. En jeu compétitif, c’est une arme redoutable, que ce soit sur des FPS rapides comme Call of Duty et Battlefield ou sur des titres exigeants en micro-gestes comme League of Legends.
La fréquence à laquelle la souris envoie sa position à l’ordinateur (polling rate) peut grimper jusqu’à 8000 Hz via Lightspeed. Cette option se destine clairement aux joueurs très pointilleux, car l’impact réel reste difficilement perceptible au-delà de 1000 Hz. Elle consomme aussi davantage de ressources, ce qui est à considérer selon votre machine. En tout cas, la connexion Lightspeed reste exemplaire : stable, instantanée et sans aucune sensation de latence. Malheureusement pas de Bluetooth, mais la possibilité de connecter deux périphériques Logitech sur un seul dongle est un vrai plus pour simplifier son setup.
En bureautique, la souris reste agréable grâce à son poids plume et à la fluidité du capteur. Toutefois, l’absence de bouton DPI dédié et le faible nombre de commandes limitent un peu sa polyvalence. C’est une souris pensée d’abord pour l’esport et cela se ressent.

G HUB permet une personnalisation approfondie : remapping des touches, gestion détaillée des DPI (par paliers de 5), création de profils par jeu, calibration selon la surface… Le logiciel reste dense au premier abord, mais les explications intégrées et le didacticiel initial facilitent la prise en main. Le manque de rétroéclairage ne change rien à l’autonomie, mais enlève tout aspect visuel programmable.
L’autonomie atteint jusqu’à 95 heures, un excellent résultat pour une souris aussi légère et sans RGB. Dans une utilisation quotidienne de 3 à 4 heures, elle tient largement plus de deux semaines. Les utilisateurs du tapis Powerplay, eux, ne verront jamais la batterie descendre.
Le Bilan
On a aimé
- Le poids ultra-léger (53 g) et le format compact.
- Le capteur HERO 2 très performant.
- La connexion Lightspeed exemplaire
- L’autonomie solide (jusqu’à 95 h)
On a moins aimé
- La taille trop petite pour les grandes mains
- L’absence de bouton DPI physique
- L’absence de la technologie Bluetooth
- Les clics principaux assez sonores
Conclusion du test de la Souris Logitech G PRO X Superlight 2c
La Logitech G PRO X Superlight 2c est une évolution parfaitement cohérente de la Superlight 2 : plus compacte, plus légère et toujours aussi précise. Elle s’adresse aux joueurs compétitifs à la recherche d’une souris ultra-maniable, stable et fiable, avec un capteur d’une précision irréprochable.Ses limites viennent surtout de son positionnement et de ses choix ergonomiques : trop petite pour certaines mains, peu de boutons, pas de gestion du DPI sur la souris, pas de Bluetooth, ce qui est dommage pour le prix. À 169,99 €, elle vise clairement les joueurs exigeants plutôt que le grand public. Elle n’en reste pas moins l’une des meilleures options actuelles pour ceux qui recherchent une souris ultra-légère, pensée pour la performance pure, et qui savent tirer parti de sa prise en main extrêmement agile