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Test – Child of Light

Test – Child of Light
Le 28 avril 2014
Le 28 avril 2014

Awesome, right ?

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Parmi la vague de jeux qui sortent régulièrement, seuls quelques-uns vont se démarquer de temps en temps. De par l’ambiance, l’univers ou la narration, plutôt que de créer des bains de sang, préféreront stimuler les émotions. Avec Child of Light sur Xbox One, Ubisoft tente de repousser l’émotionnel aux frontières du poétisme, nous contant une histoire très personnelle et toute en rimes.

Child of Dust : An Elysian Tale

Certains mécanismes ne sont activables que par votre luciole au nom à dormir dehors.

Child of Light est un RPG en 2D qui tourne grâce à Ubi-Art Framework, le moteur “artistique” maison du développeur français et qui a déjà fait ses preuves récemment avec Rayman Legends. Ce qui fait que techniquement, c’est solide, sans faire tousser quoi que ce soit dans la console. Le côté aquarelle qui se dégage du titre n’est vraiment pas pour déplaire aux rétines et permettra de renforcer l’histoire et les musiques mélancoliques pour un résultat immersif et prenant. Vous incarnez Aurora, une jeune princesse d’Autriche du XIXème siècle qui, pas de bol pour elle, va casser sa pipe dès l’intro du jeu. Mais au lieu d’être morte, elle va se retrouver propulsée, on se sait pourquoi, on ne sait comment, dans un univers où la réalité et le monde de Lémuria vont se mélanger d’une bien étrange façon.

L’ambiance est tellement onirique que le temps semblera ne plus avoir d’emprise sur le joueur

Rassurez-vous, les textes et voix sont intégralement en français.

Ignorant son destin, elle va tenter de rentrer chez elle en se frayant un chemin au travers d’une horde de monstres étranges, mais sera accompagnée d’alliés qui ne le sont pas moins.

Sur la douzaine d’heures d’aventure que propose le titre, pas une seconde ne laisse de répit. Oh, on pourrait reprocher la courtesse du titre pour un jeu de ce genre, avec trop peu de quêtes annexes, ainsi qu’une difficulté peu élevée et relativement assistée. On pourra cependant tenter de se consoler en lançant une Nouvelle Partie + pour recommencer l’histoire avec des ennemis plus ardus, tout en conservant ses statistiques.

Mais l’ambiance est tellement onirique que le temps semblera ne plus avoir d’emprise sur le joueur, avec notamment les dialogues qui, comme tout le reste du jeu, sont tout en rimes (ce sont des vers très libres). Bon parfois, il y a quelques ratés. Et même si certains sont accidentels, la plupart sont bien volontaires, puisqu’un personnage aura vraiment du mal à rimer et se fera reprendre systématiquement par un synonyme qui rime. Le jeu se divise grosso modo en deux phases. La première est la phase d’exploration en 2D dans laquelle Aurora gambadera dans les terres de Lémuria à la recherche d’une sortie vers chez elle, dans un premier temps, puis devra sauver le monde dans un second. Cette phase aventure fait grandement penser au très bon Dust : An Elysian Tale.

Child of South Park : Le Bâton de la Vérité

Quelques petites énigmes basées sur la lumière parsèmeront l'aventure.

Les phases de combats se déclencheront lorsque vous toucherez un ennemi. Ces affrontements feront largement penser aux combats du tout récent South Park : Le Bâton de la Vérité : ils utilisent le système du tour par tour et se font par groupe de 2 personnages parmi 8, où chacun est spécialisé dans un domaine précis et possède ses propres techniques et types d’attaques. Enfin, les menus de combat, qui se sont montrés efficaces et dynamiques, reviennent également. Cependant, Child of Light propose quelques menues modifications dans ce système de combat, avec pour commencer l’apparition de la barre d’action. Sur cette dernière, l’icône de chaque personnage, allié ou adversaire, sera représentée et se dirigera vers la fin de la première section : la section d’attente de tour. Dès lors, le personnage peut choisir son action, sa ou ses cibles et valider ses choix. Il entrera ainsi dans la seconde et courte partie de la jauge de temps : la jauge d’exécution. Lorsqu’une icône est dans cette zone, si le personnage correspondant se fait toucher avant que son attaque soit lancée (à la fin de la zone), son action est annulée et il retourne quelque part dans la zone d’attente.

La fameuse jauge de combat : coeur d'un système très vicieux.

Et c’est là où les choses se compliquent un peu : les vitesses varient selon les statistiques du personnage, selon certaines compétences, selon des bonus ou malus appliqués par des adversaires ou des alliés, ou encore grâce à votre compagnon luciole qui, en s’illuminant, peut ralentir une cible adverse. Le tout est de ne pas laisser sa jauge de luciole se vider.

Chaque personnage de votre groupe étant spécialisé, le moyen d’équiper et d’améliorer chacun d’entre eux, en plus des classiques arbres de compétence, sera d’associer des pierres précieuses avec certains aspects de chaque personnage. Ces pierres précieuses, nommées Oculi, se trouveront d’abord dans leur état brut. Plus vous en récolterez, plus vous pourrez vous adonner à la création de nouvelles pierres. Chaque oculi apporte des bonus différents selon le type, la qualité, mais aussi l’emplacement dans lequel il est affecté.

On se rend compte que les combats au tour par tour ont encore de belles choses à proposer

Le résultat de cette combinaison de paramètres, c’est que dès que l’adversité aura atteint un certain niveau, les combats demanderont beaucoup de stratégie. En effet, ceux-ci consistent à empêcher les adversaires d’attaquer tout en faisant en sorte de ne pas se faire annuler son attaque d’un côté, ainsi qu’à gérer la lumière de la luciole (dirigeable par le joueur principal, ou par un éventuel second joueur qui ne gérera que la créature). A cela, il faut ajouter le fait de prendre en compte les buissons fournisseurs de Voeux (ce qui permet de recharger la jauge de luciole) ainsi que les dépendances élémentaires. Bref, on se rend compte que les combats au tour par tour ont encore de belles choses à proposer et ne sont pas si inertes que ça pour notre époque où le temps réel est roi.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’univers
  • Les musiques
  • Les combats ingénieux
  • Court pour un RPG
  • Trop peu de missions secondaires

Conclusion du test de Child of Light

Child of lémurien
{{Child of Light est une belle histoire au gameplay inspiré par deux grands titres et au rendu propulsé par le très efficace moteur Ubi-Art qui a déjà fait ses preuves récemment.

Facile d’accès pour tous, sans pour autant négliger la stratégie, Child of Light est un de ces titres pas très long pour son genre. Mais en même temps c’est compréhensible, étant donné le culot de ce pari de rimer sur un air poétique : il serait mauvais de forcer les gens hermétiques aux oeuvres des poètes et autres paroliers.

Que vous soyez petit ou grand, le jeu arrivera à vous toucher, tant par son innocence que par son honnêteté.}}

S
Grand Testeur devant l'Ethernet. Divinité du Test. Accessoirement en train de conquérir l'univers.
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Child of Light

Développeur : Ubisoft Montréal
Éditeur : Ubisoft
Date de sortie : 30/04/2014

15 commentaires

15 Commentaires
L
Longshot Spirit
28 avril 2014 18h26

Ca (me) fait grave envie !

T
TheBitMapBrother
28 avril 2014 18h43

Merci pour le test qui a éclairé ma lanterne sur les mécanismes du jeu. Apparemment l’ambiance onirique du jeu a provoqué chez l’auteur du test une envie de créer des nouveaux mots comme “poétisme” et “courtesse” : une question de rime sûrement 😉

J
jmabate
28 avril 2014 18h46

depuis rayman, c’est le retour en force de la 2D :-))

T
TheBitMapBrother
28 avril 2014 19h28

De la 2D next gen tu veux dire :-))

J
jmabate
28 avril 2014 19h47

old gen PS360 :-))

W
work44
28 avril 2014 21h37

J’aime la référence à Dust, un jeu que j’avais adoré.
Celui-ci pourrait bien me tenter, aux prochaines soldes Microsoft 🙂
Quid de la version 360 ? Est-ce que la différence graphique est frappante avec la version One?

K
Kris-K
28 avril 2014 22h29

15 € pour cette duree de vie ce n’est pas cher payé certains veulent tout pour rien .

Si on attend qu’il soie a 5euros pour l’acheter il ne faudra pas s’étonner de voir que des softs comme ça sortent si rarement .

W
work44
29 avril 2014 8h39

La question n’est pas tant le prix que le ratio temps de jeu/jeux en cours ou à faire, que j’ai à disposition, d’autant que ce jeu n’est pas une priorité.
Je vais pas le payer plein pot pour le stocker gentiment dans ma bibliothèque en attendant de pouvoir y jouer dans 6 mois.

S
samnite
29 avril 2014 12h01

Vous pensez qu’il sera dispo à quelle heure sur le xbox live ?

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