Preview – Alien versus Predator

Impressions sur le multi
[sommaire]Votre bon serviteur s’est rendu ce mardi 27 dans les locaux de SEGA, en plein centre de Paris, pour la présentation de Aliens vs Predator. Plusieurs écrans plats et autant de PS3 étaient disposés pour découvrir la partie multijoueur de ce FPS, autant vous dire que la tâche a été rude avec l’absence de mon pad Xbox fétiche. Étaient également présents deux développeurs de Rebellion, spécialement venus du Royaume-Uni pour cette présentation, ainsi que d’autres « journalistes » pour s’affronter en réseau local et poser nos questions.
Aliens vs Predator, cru 2010, est le remake de l’ancienne mais néanmoins excellente version sortie sur PC et, bonne nouvelle, ce sont les mêmes développeurs aux commandes. Vous retrouvez donc les marines, les aliens et les predators, chacun prêt à en découdre avec ses propres armes. Le mode solo, absent ce mardi matin, sera donc composé de trois parties pour incarner tour à tour les trois races, alors que le multijoueur avec ses 7 modes de jeu, ses 18 joueurs online max et ses cartes qu’on nous promet nombreuses, devrait constituer une part non-négligeable de l’intérêt du titre.
Avant d’entrer au cœur du sujet, il faut noter que la version apportée à Paris n’était apparemment pas des plus fraiches, et certains bugs venaient entacher le gameplay, comme par exemple le predator qui se voyait amputé de certains de ses mouvements.
Trois gameplay bien distincts
En parlant de predator, commençons donc avec la présentation des trois races. Celui-ci dispose de quatre armes que l’on sélectionne à l’aide du BMD, dont le célèbre disque que vous pourrez lancer sur vos proies et ensuite diriger quelques secondes en vol pour faucher les imprudents qui traineraient aux environs. Vous disposez aussi du célèbre camouflage et de la vue thermique pour débusquer les ennemis en toute tranquillité. Le HUD est composé d’une jauge de vie et d’une jauge d’énergie qui se videra en activant, par exemple, le camouflage. Concernant la vie, il vous faudra user de sortes de kits de santé. Pour attaquer, vous avez le choix entre coup au corps léger ou fort, et l’approche en fourbe dans le dos pour déclencher une fatalité qui tuera instantanément, une grosse dizaine de fatalités étant prévues pour la version finale. Ici, nous avons eu droit à l’arrachage pur et simple de la tête d’un humain en guise d’exemple, prometteur. Attention toutefois, car si ces attaques peuvent paraître radicales en les combinant au mode camouflage, vous n’aurez pas le droit à l’erreur vu que celui-ci se désactivera dès lors que vous tenterez un assaut ou que vous utiliserez une arme. Concernant les déplacements, vous pourrez, un peu à la manière de Batman dans Arkham Asylum, scruter le décor à la recherche de plates-formes accessibles, qui vous permettront de bien visualiser la situation en hauteur et de préparer votre prochaine action. Ces plates-formes sont plus nombreuses que dans Batman mais bien évidemment elles devront être assez proches de vous, tout le monde ne se promène pas en collants avec un grappin dans la poche. Au final, on se balade assez rapidement de plate-forme en plate-forme et le côté chasseur furtif est bien présent manette en main.
Continuons avec les aliens, une race basée sur la vitesse et le fait de pouvoir courir sur n’importe quelle surface et dans n’importe quelle direction. Malgré le réticule de visée qui vous indique constamment votre position par rapport au plancher des vaches, il n’est pas rare de se donner le tournis tellement l’alien se montre nerveux et agile. Pour passer du sol aux murs il suffit de viser la paroi et d’appuyer sur un bouton, ce qui vous permettra par exemple de grimper sur un mur, de ramper sur le plafond, de grimper sur un arbre et de vous faufiler le long du tronc, etc. Niveau attaques, on retrouve le même schéma que pour le predator : deux coups différents pour le corps à corps, l’attaque fatale dans le dos de l’ennemi et sûrement encore d’autres surprises. La gestion de la santé diffère de par le fait que celle de l’alien se régénère automatiquement, il faudra donc être agile pour fuir en attendant que votre jauge remonte. En ce qui concerne la détection des ennemis, l’alien est capable de détecter les silhouettes proches, peu importe que l’adversaire soit derrière un mur ou en mode predator invisible. Concernant le mode solo, il sera possible d’émettre un son pour attirer un marine terrifié dans un guet-apens. (Une magnifique transition pour le dernier personnage du jeu !)
Pour finir, rendons donc hommage aux pauvres marines qui, il faut bien l’avouer, semblent bien impuissants devant de tels monstres. Leurs déplacements se font comme dans tout FPS lambda, avec une hauteur de saut qui semble vraiment ridicule après avoir tâté du predator escalador ou de l’alien hyperactif, et son armement se résume aux coups de crosse, aux armes à feu ordinaires (mitraillette lance-grenade, fusil à pompe, pistolet, …) et à une pauvre lampe-torche possédant un cône d’éclairage très restreint. A noter au passage qu’il est possible pour l’humain, mais aussi pour l’alien ou le predator, de sprinter et de bloquer les coups au corps à corps de votre assaillant pour mieux contre-attaquer d’une mandale vengeresse. Pas grand chose à rajouter ici, vous aurez compris que le pan de l’histoire solo concernant les marines risque d’être assez éprouvant pour nos nerfs.
Les différents protagonistes étant bien ancrés dans vos esprits, il est maintenant temps de passer aux trois modes de jeu multijoueur qu’il nous a été possible d’essayer en réseau local à six.
La valse des modes
Commençons avec le moins original d’entre tous, le mode deathmatch, qui permet donc à 18 personnes de se foutre sur la tronche dans la bonne humeur. Chacun choisit sa classe et c’est parti pour une série de meurtres, ou de morts violentes. En effet, si vous êtes plutôt attiré par le gameplay plus classique des marines, vous constaterez rapidement que le rapport de force n’est vraiment pas équilibré. Les fatalités de vos amis extra-terrestres s’enchainent et vous finirez au mieux avec un ratio franchement frustrant et au pire avec un torticolis à force de manipuler votre lampe torche pour scruter vainement les environs. Les développeurs présents se sont bien rendu compte de cet état de fait et ils nous ont promis qu’un travail de rééquilibrage allait être fait. Pour autant, il est difficile d’imaginer comment ils y arriveront au vu de la configuration meurtrière des deux autres races. A moins d’une idée de génie, il est fort probable que, lorsque le jeu sera disponible, ce mode de jeu soit délaissé au profit des six autres.
Nouvelle transition d’anthologie pour vous parler de la chasse au predator. Nouvelles règles, nouvel intérêt. La partie commence avec la sélection aléatoire d’un predator parmi les joueurs présents, les autres se retrouvant alors dans la peau de marines. Le predator doit réussir à tuer un maximum d’humains pour comptabiliser des points, alors que les humains devront se serrer les coudes et se la jouer escouade pour déjouer les plans du predator et prendre sa place. En effet, lorsque le predator est tué, le marine auteur de cet exploit passe de l’autre côté de la barrière et vice versa, de sorte qu’il n’y aura qu’un seul predator tout au long de la partie.
Le troisième et dernier mode, que l’on pourrait appeler le mode du survivant, démarre dans la même configuration que le précédent, mais en remplaçant le predator par un alien. Cette fois-ci, la seule possibilité de changer de clan est de se faire avoir par l’alien, ce qui amènera un joueur de plus dans le clan adverse et, si vous suivez bien, un joueur de moins dans le camp des marines, et ce jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un survivant humain, qui comme on se l’imagine, devrait flipper sa race face à 17 aliens enragés de s’être fait avoir comme des bleus.
C’est dans ces deux derniers modes que le marine devient réellement intéressant (et compétitif), vu que vous serez obligés de travailler un minimum ensemble pour espérer survivre. La coopération est donc de mise, ainsi que le stress communicatif qui affolera toute l’équipe dès que les premiers cris ou les premiers coups de feu se feront entendre. Béni soit Microsoft de nous avoir tous dotés d’un micro-casque.
Les deux seules cartes disponibles ici semblent plutôt bien réalisées quoique petites si on imagine 18 joueurs dans la place. A confirmer le jour J, vu le peu de temps qui nous a été accordé pour à la fois essayer de prendre ses marques avec les trois différents gameplay et essayer d’apprivoiser la structure générale des cartes et leurs endroits clés.
Premier contact visuel mitigé
Pour conclure comme je l’aime, c’est-à-dire sur un point négatif, le moteur du jeu (interne au studio et développé sur la base de la version PC de 1999) fait un peu peine à voir, surtout si on le compare aux productions actuelles sur consoles HD. Les textures sont assez pauvres, les éclairages sont justes moyens, tout comme les modèles des personnages. J’ai un peu de peine à dire cela mais c’est vraiment l’impression que j’en ai eu, impression renforcée par le contraste saisissant entre le rendu in-game sur un grand écran plat de cette build et les différents visuels disponibles ici et là que j’ai pris soin de consulter la veille. D’un autre côté, et encore heureux, la fluidité est au rendez-vous et sert très bien le gameplay très nerveux du titre (à vérifier plus tard avec le lag d’une partie online).
Enfin, positivons en nous rappelant que le mode solo devrait quant à lui reprendre celui très réussi de l’ancienne version PC (si tant est que la sauce prenne encore 10 ans plus tard) et que la version jouable en multijoueur présente aujourd’hui n’était sûrement pas au niveau de ce que nous aurons au final.
La sortie européenne, voire mondiale, est prévue pour le mois de février 2010 (au pire mars selon SEGA). Aliens vs Predator est développé pour Xbox 360 , PS3 et PC, et on sait d’ores et déjà que du DLC est planifié pour compléter l’expérience vidéoludique, parce que bon vous voyez, c’est dur de tout mettre d’un seul coup.
ouai je suis le premier XD.ça a l’air pas mal moi je pense que je vais commencé par les aliens comme ça c’est plus facile.
J’avoue que je lui trouve un très fort potentiel, mais j’attendrai tout de même de voir ce qu’il donne graphiquement.
Ça va être dantesque avec les marines, que ce soit en solo comme dans le mode « survivant » en multi !
Le multi va être d’enfer 😀
Perso je pense pas que graphiquement ce jeu sera une réussite mais l’habit ne fait pas le moine :p