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Preview – Avowed – On a joué pendant 3 heures au gros RPG exclu Xbox, voici notre avis !

Preview – Avowed – On a joué pendant 3 heures au gros RPG exclu Xbox, voici notre avis !
TiousPar
Le 21 novembre 2024
Le 21 novembre 2024
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Rendez-vous en 2025

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Alors qu’Avowed était initialement prévu pour cette fin d’année, c’est finalement début 2025 que l’on pourra mettre les mains dessus. La raison est un bouchon des sorties des jeux estampillés Xbox. Pendant que le studio peaufine actuellement son prochain RPG, nous avons pu essayer l’aventure via une version en cours de développement durant plus de trois heures, de quoi nous faire un premier avis construit sur le jeu.

Bon retour dans le monde d’Eora

Si vous avez suivi assidûment la communication autour d’Avowed, vous n’êtes alors pas sans savoir que le jeu se déroule dans le monde de fantaisie d’Eora, un univers déjà visité dans Pillars of Eternity, la licence imaginée par Obsidian Entertainment. Cette fois, les développeurs ont fait le choix de nous embarquer dans les Terres vivantes, et cette session de jeu a justement permis de vivre l’arrivée de l’émissaire d’Aedyr en ces lieux.

Rivaube ne représente qu'une petite partie des Terres vivantes

Dès le lancement de la partie, un narrateur explique au joueur, qui incarne le fameux émissaire d’Aedyr, pourquoi il est envoyé sur cette île à la nature restée sauvage. Avant de faire nos premiers pas dans le jeu, nous avons bien sûr pris le temps de créer notre personnage. Ce n’est pas l’outil le plus poussé de l’industrie, mais il n’a clairement pas de quoi rougir face à la concurrence.

Notez qu’en tant que divin, un être béni par un dieu d’Eora, il est possible de choisir deux éléments cosmétiques à appliquer sur le visage, comme des genres d’excroissances colorées. Dans les options, le jeu donne le choix de les masquer, mais les PNJ réagiront tout de même à ces signes distinctifs.

Une fois le personnage créé, une superbe cinématique en CGI se lance, dans laquelle le navire de l’émissaire coule après s’être fait touché par des tirs de canons positionnés sur un fort au loin. C’est ici que débute la quête, qui consiste à enquêter sur une épidémie commençant à ronger les Terres vivantes.

Les dialogues, la véritable force d’Obsidian

Bienvenue à Rivaube

Après s’être échoué sur une plage, il est enfin possible de se familiariser avec les contrôles d’Avowed. Dès les premières secondes de jeu, un dialogue s’enclenche, révélant l’une des véritables forces du titre. Comme souvent avec Obsidian, le studio propose une nouvelle fois de conduire des échanges à travers divers choix. Ces derniers permettent de survoler des sujets, de les approfondir, de coopérer, de manifester de l’antipathie, d’adopter une attitude menaçante, de répondre avec sarcasme, et bien plus encore.

Comme dans d’autres jeux du genre, l’antécédent du personnage sélectionné au début permet de débloquer des lignes de dialogues exclusives. Malheureusement, en si peu de temps de jeu, il est difficile de constater les éventuelles conséquences provoquées par les choix de dialogue. Cependant, les échanges avec les différents PNJ s’avèrent particulièrement agréables, offrant une véritable immersion dans l’univers du jeu, d’autant que les voix de la version originale sont particulièrement qualitatives et que les visages sont plutôt bien modélisés.

Également à l’instar d’autres jeux du genre, à l’exception de Baldur’s Gate 3 par exemple, la caméra reste simplement figée sur le personnage qui prend la parole, ce qui ne donne pas franchement lieu à des scènes très dynamiques.

Un monde malheureusement trop figé

Ça manque un peu de vie

Dague à la main, l’aventure dans les Terres vivantes débute ensuite. Malheureusement, les environnements ne sont pas aussi vivants qu’annoncé. Bien que le travail artistique soit particulièrement agréable à l’œil, tout est en réalité plutôt figé. Entre la végétation quasi immobile, les animaux qui ne peuvent pas être tués et qui ne réagissent pas aux attaques, ou encore les objets dans les intérieurs qui ne peuvent pas être déplacés, Avowed rate le coche de proposer une expérience pleinement immersive. On notera aussi l’incohérence de certaines caisses en bois et vases qui ne peuvent pas être détruits, contrairement à d’autres.

De même, on regrettera la passivité de tous les PNJ, qui sont absolument insensibles à tout ce qui peut leur être fait.

Comme une envie de me promener...

Pour continuer sur les quelques désagréments rencontrés, avant de se concentrer sur ce qui devrait plaire aux amateurs de RPG, les performances du jeu étaient particulièrement instables avec les paramètres graphiques réglés pour profiter du meilleur rendu, le tout en seulement 1440p. Il faut cependant rappeler qu’il s’agit d’une version en cours de développement et qu’elle n’est en rien représentative du produit final.

Maintenant que les défauts sont relevés, on peut se concentrer sur tout ce qu’Avowed a à proposer de bon, à commencer par l’exploration.

L’exploration au cœur de l’expérience de jeu

L'escalade a été récompensée

Bien que les Terres vivantes soient figées, l’envie se fait naturellement sentir d’en explorer les moindres recoins pour trouver tous les trésors dissimulés dans la première zone ouverte, Rivaube, un lieu verdoyant situé au bord de la mer ayant pour ville principale Paradis. Notez d’ailleurs qu’il est possible d’opter pour une vue à la troisième personne, mais cela se fait en passant par les options du jeu, ce qui casse clairement le rythme. On aurait aimé que, comme dans un jeu Bethesda, on ait juste à appuyer sur le stick pour faire basculer la caméra.

Quoi qu’il en soit, la curiosité est grandement récompensée dans Avowed, à condition d’oser faire de l’escalade, de plonger, de traverser une cascade d’eau ou encore de s’aventurer dans une grotte qui regorge d’araignées.

Il ne faut cependant pas s’attendre à une carte absolument immense dans laquelle il serait possible de se perdre totalement, Obsidian ayant une nouvelle fois opté pour la création de plusieurs zones de jeu, à l’image de ce qui avait été fait dans The Outer Worlds.

Un camp, comme dans Baldur's Gate 3

Afin de revenir sur nos pas rapidement, plusieurs points de voyage rapide ont été placés, dont certains où il est possible d’installer un camp pour passer la nuit, donnant l’occasion de se reposer et récupérer ses points de vie et son essence, mais aussi de stocker ses équipements, les améliorer via un système de craft, ou encore échanger avec les compagnons, un peu à la manière de Baldur’s Gate 3.

Il convient de souligner que les aventures sont rythmées par de superbes musiques orchestrées.

Un système de combat finalement convaincant

Après les premières présentations de gameplay, une partie des joueurs s’était montrée inquiète concernant les combats, qui manquaient d’impact et de dynamisme. Bien conscient de ce problème, Obsidian s’est penché sur le sujet et il faut bien dire que les efforts menés en ce sens ont payé.

Pas très noble de la part de Kai d'attaquer par derrière...

Avec les armes de corps à corps, comme les épées, les marteaux, les haches, les dagues ou encore les lances, on ressent bien mieux les impacts que ce qu’on avait pu voir dans de précédentes vidéos de gameplay. Par exemple, il est agréable de constater que les carcasses des ennemis sont projetées après avoir porté le coup fatal.

Pour ce qui est de l’utilisation des pistolets et des arcs, il faut bien dire que le gameplay est un peu moins vif, dans la mesure où combattre à distance oblige moins à parer et esquiver.

La glace permet de créer des plateformes sur l'eau

Enfin, que serait un RPG de fantaisie sans ses sorts ? Ils peuvent ici être appris ou être utilisés par le biais de grimoires, à condition d’avoir une jauge d’essence assez rechargée. On retrouve les traditionnels pouvoirs de glace, d’électricité ou encore de feu, pouvant être parfois combinés avec l’environnement pour profiter des quelques éléments systémiques incorporés par Obsidian.

Malheureusement, en si peu d’heures de jeu, nous n’avons profité que de trop peu de compétences et nous n’avons pu voir à l’œuvre qu’un seul compagnon, qui pouvait d’ailleurs tirer un bon coup de feu à notre demande.

Un endroit sûrement sans danger

Ce qui est sûr, c’est qu’avec la possibilité de créer deux configurations d’armes et de combiner différents équipements à une main, le système de combat s’adaptera sans problème à différents types de gameplay. Que ce soit avec une épée et un bouclier, un grimoire et un pistolet, ou encore un bon gros marteau, chaque style de jeu trouve sa place.

Tous les éléments pour faire un bon RPG

Quand Obsidian propose de découvrir un nouveau jeu, on s’attend généralement à passer pas mal de temps dans les menus, et c’est bien sûr le cas dans Avowed. En effet, l’aspect RPG représente évidemment une composante majeure de l’expérience.

Un menu facilement compréhensible

On retrouve ainsi sans surprise un inventaire de joueur avec une limite de poids et différentes familles d’objets, comme les armes, les armures, les potions, les anneaux, les objets de quête etc. Gare à ne pas porter trop d’objets pour éviter d’être encombré ! Bien sûr, les items sont à acheter chez des marchands ou à trouver en explorant les Terres vivantes.

RPG oblige, tous les équipements disposent de leurs propres statistiques et caractéristiques. Par exemple, il est possible de trouver un anneau permettant de régénérer la santé lorsque le personnage est mouillé, ce qui peut s’avérer particulièrement pratique en combat.

De ce côté-là, Avowed ne réinvente pas la roue, mais il se démarque par sa capacité à mixer différents styles de jeu, entre rôdeur, magicien, combattant, le tout supporté par les compétences de divin et celles des compagnons.

Ils vont être surpris

Comme les noms le laissent à penser, les compétences de rôdeur permettent de se spécialiser dans les armes à une main ou encore les arcs, celles de combattant dans l’équipement lourd et celles de magicien dans l’utilisation de sorts. Être un divin octroie bien sûr quelques avantages qui pourront être débloqués tout au long du jeu, comme la capacité à effectuer une attaque furtive particulièrement dévastatrice. Justement, en parlant de la discrétion, à la manière d’autres jeux déjà existants, il est possible, en étant accroupi, de se cacher dans des hautes herbes pour surprendre les ennemis. On notera même la présence d’indicateurs de détection.

Enfin, à chaque gain de niveau, il est bien sûr possible d’attribuer des points dans différentes catégories, comme la volonté, la constitution, la dextérité, etc., ce qui influera sur les statistiques du personnage.

Finalement, que penser d’Avowed ?

Alors qu’Avowed s’est vu de trop nombreuses fois comparé à Skyrim, il ne faut absolument pas s’attendre à un successeur. Le prochain RPG d’Obsidian n’a nullement été dimensionné pour être un grand bac à sable, mais a plus vocation à proposer une expérience de jeu sur mesure.

Après avoir passé quelques heures de jeu dessus, nous avons hâte de retourner dans les Terres vivantes, mais il faut bien avouer que le fait que le monde soit particulièrement figé vient clairement ternir notre jugement.

Heureusement, Avowed se dote de solides arguments, comme les dialogues et l’exploration, ce qui fait bien sûr pencher la balance. Il faudra cependant passer bien plus de temps dessus pour bien mesurer la profondeur des dialogues et du système de combat.

Il ne faudra plus attendre très longtemps pour se faire un avis définitif sur le jeu, puisqu’il sera disponible à partir du 18 février 2025 sur Xbox Series X|S et PC. Il intégrera dès son lancement le Xbox Game Pass Ultimate, le PC Game Pass, ainsi que le Xbox Cloud Gaming. Notez que l’édition Premium octroie un accès anticipé de 5 jours.

Tious
J’ai rejoint Xboxygen en 2020 sur un coup de tête et j’y travaille désormais à plein temps, entre mes sessions de jeu sur PC. Eh oui, je n’ai plus de console Xbox aujourd’hui, mais après tout, le PC est désormais une Xbox !
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Avowed

Développeur : Obsidian
Éditeur : Xbox Game Studios
Date de sortie : 18/02/2025

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