Xbox veut ses jeux sur « tous les écrans », y compris chez PlayStation et Nintendo

Ca va être difficile
Le responsable financier de Xbox était présent au Wells Fargo TMT Summit pour évoquer la stratégie de la marque. Il a évoqué entre autres les ambitions de Microsoft quant au Xbox Game Pass.
La stratégie de croissance de Xbox expliquée par son directeur financier
On le sait, Microsoft a longtemps cherché à enrichir son catalogue de jeux pour faire de la plateforme Xbox une plateforme de choix. C’est pour cette raison que la société a racheté Bethesda en 2021 puis Activision Blizzard King en 2023.
On l’a vu depuis, certains jeux continuent d’être supportés sur d’autres plateformes (Minecraft, Elder Scrolls, …), et d’autres sont devenus des exclusivités Xbox et PC, le dernier exemple en tête étant Starfield. Pourtant, la marque compte bien s’étendre davantage, comme le confirme Tim Stuart, directeur financier chez Xbox.

En ayant les finances de la société entre les mains, celui-ci confirme que les marges sont relativement faibles dans le domaine des consoles. Il évoque les millions de consoles et de PC dans le monde, mais les « milliards » de mobiles. Il évoque ainsi les succès d’ABK sur ce domaine, et cite Candy Crush et Call of Duty Mobile.
Pour nous, lorsque nous pensons à l’activité, au jeu tel qu’il est lié à Microsoft et à Activision, l’effet de levier opérationnel et l’expansion des marges sont définitivement une pièce du puzzle.
Aux niveaux les plus élevés, vous passez d’une entité third-party à faible marge que nous vendions dans notre magasin à une activité de first party à forte marge, donc lorsque vous pensez à la composante Xbox de Call of Duty, vous passez d’une activité à faible marge à une activité à forte marge. Ensuite, nous élargissons également nos activités et disons que nous générons maintenant des ventes à marge élevée sur PlayStation, sur Nintendo.
Pour Tim Stuart, le but ultime pour Microsoft est d’apporter tous ces contenus et services sur « n’importe quel écran capable de faire tourner un jeu ». Pour lui, ce sont les jeux first-party, les abonnements et la publicité qui sont des activités à forte marge dans lesquelles Microsoft veut se développer.
Ce que vous entendrez de plus en plus de notre part, c’est un changement de stratégie. Et encore une fois, je n’annonce rien d’énorme ici, mais notre mission est d’apporter nos expériences first party et nos services d’abonnement à tous les écrans sur lesquels on peut jouer.
Il s’agit des téléviseurs intelligents, des appareils mobiles et de ce que nous aurions considéré comme des concurrents dans le passé, tels que PlayStation et Nintendo. Nous allons nous tourner vers Nvidia GeForce Now, leur service d’abonnement aux jeux.
On ignore si Microsoft parviendra réellement à rendre le Xbox Game Pass accessible sur les consoles PlayStation ou Nintendo, mais ce serait là un sacré tour de force.

Il y a deux façons de grossir un business tel que le jeu vidéo quand on s’appelle Microsoft. La première est de construire des studios capables de grandir pour proposer des titres quelques années plus tard. C’est ce que Sony a longtemps fait à ses débuts, une stratégie payante, mais plus longue.
Microsoft a plutôt souhaité racheter des studios afin de grossir rapidement et disposer tout de suite d’une force de frappe. On parle alors de croissance externe. L’avantage est évidemment un gain de temps énorme puisque les studios rachetés sont déjà opérationnels et disposent d’une roadmap toute prête. Mais cette stratégie a aussi ses inconvénients, on peut notamment citer un besoin plus fort en organisation pour assimiler une société et des effectifs qui n’ont pas l’historique et la connaissance de la société mère.