Activision Blizzard licencie 20 employés suite aux harcèlements et discriminations

«Des mesures nécessaires» le 20 octobre @ 17:092021-10-20T20:22:53+02:00" - 0 réaction(s)

Les affaires de harcèlements, de discriminations ou encore d’agressions sont monnaie courante dans les industries majeures et le jeu vidéo n’y échappe pas. Les victimes osent de plus en plus en parler et les entreprises elles-mêmes s’ouvrent à ces sujets qui étaient souvent mis de côté. Aujourd’hui, c’est chez Activision Blizzard que 20 employés ont été licenciés et 20 autres sanctionnés pour des affaires de harcèlements et de discriminations au sein du groupe américain.

Une augmentation du nombre de plaintes

C’est Fran Townsend, vice-présidente chargée des affaires de l’entreprise qui a déclaré que l’administration avait reçu un nombre croissant de plaintes pour harcèlement et pour discrimination et que des mesures allaient être prises à cet égard. Ces enquêtes ont donc provoqué le départ de 20 employés tandis que 20 autres ont fait face à des mesures disciplinaires.

« Ces derniers mois, nous avons reçu une augmentation des plaintes par le biais de divers canaux de signalement. Les employés mettent en lumière des soucis datant d’il y a plusieurs années ou d’aujourd’hui. Nous accueillons favorablement ces plaintes et notre équipe s’efforce de les examiner en utilisant nos ressources internes et externes. Sur la base des informations reçues dans le rapport initial, elles sont classées en différentes catégories et des ressources sont allouées pour donner la priorité aux plaintes les plus sérieuses. »

Des solutions concrètes pour affronter ces dérives

Activision Blizzard a créé 22 nouveaux postes pour rejoindre son équipe d’éthique et de conformité. L’ajout d’un plus grand nombre de « Way to Play Heroes » - des employés en aidant d’autres à signaler des incidents - et l’octroi de quatre jours de congé supplémentaires par an font partie des mesures concrètes de RSE que le groupe américain met en place.

Toutes ces enquêtes et ces mesures seront gérées au sein d’un service central d’éthique et de conformité, distinct des unités commerciales et des ressources humaines. La communication entre les employés va être optimisée pour que les pôles dédiés « traitent les plaintes et les préoccupations avec le soin et l’attention qu’elles méritent ».

Enfin, de nouveaux supports de documentation et de meilleures formations vont être mis en place auprès des employés pour prévenir des comportements abusifs et des situations de harcèlement dans le cadre de l’entreprise et en dehors.

"Nous nous sommes engagés à apporter des évolutions significatives et positives, et ce n’est qu’un début. Nous partagerons des mises à jour supplémentaires dans les semaines et les mois à venir. Nous savons qu’il y a toujours du travail à faire à ce niveau-là. Nous nous engageons à poursuivre ce travail.

Activision Blizzard connaît ce type de situations

De nombreuses poursuites judiciaires pour des allégations de harcèlement sexuel et de discrimination sur le lieu de travail ont été menées contre le groupe américain cette année. Ce dernier fait d’ailleurs toujours l’objet d’un examen minutieux.

En août, il a été annoncé que le président de Blizzard, J. Allen Brack, cité dans l’action en justice du Département californien de l’emploi et du logement équitable (DFEH), quitterait l’entreprise. En juillet, le DFEH a accusé l’entreprise de ne pas avoir traité le harcèlement sexuel et la discrimination à l’égard des employées.

Selon l’action en justice, le DFEH a « trouvé des preuves » que l’entreprise « a exercé une discrimination à l’encontre des employées dans les conditions d’emploi, notamment en matière de rémunération, d’affectation, de promotion, de licenciement, de renvoi implicite et de représailles » et que « les employées étaient victimes de harcèlement sexuel ».

Le DFEH a mis à jour sa plainte en août pour ajouter des allégations selon lesquelles l’entreprise avait déchiqueté des documents relatifs à l’affaire et interférait désormais avec le mandat du département pour enquêter sur les accusations. La plainte mise à jour accusait également Activision Blizzard de prendre « des mesures défavorables visant à restreindre les droits des employés dans le cadre de cette action gouvernementale ».

Cette allégation a été renforcée à la mi-septembre lorsqu’un certain nombre d’employés d’Activision Blizzard se sont associés à un syndicat du secteur des médias pour accuser l’entreprise de « démantèlement syndical » et d’intimidation des travailleurs.

Ainsi, Activision Blizzard a accéléré le mouvement quant aux mesures concrètes à prendre pour calmer cette tempête médiatique qui fait rage depuis juillet. Ces mesures surviennent deux semaines avant la publication du bilan financier du troisième trimestre 2021 estimé à 52 milliards de dollars. Ce dernier prendra en compte l’été passé, marqué par les diverses accusations et plaintes à l’encontre du groupe, ce qui peut leur porter préjudice.

Bobby Kotick, PDG d’Activision Blizzard, a affirmé que le groupe allait « montrer l’exemple » sur la manière de gérer le harcèlement sexuel et la discrimination dans l’industrie des jeux. SOC Investment Group, qui détient des actions d’Activision Blizzard, a cependant déclaré une semaine plus tard que la réponse de Kotick à l’action en justice et à la réaction des employés n’allait « pas assez loin » pour régler les problèmes en question.

Espérons que cette situation aboutisse à des mesures concrètes à l’échelle du géant américain, mais aussi de l’industrie vidéoludique dans son ensemble.

Source

Call of Duty : Vanguard

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Call of Duty : Vanguard

Genre : FPS

Éditeur : Activision

Développeur : Sledgehammer

Date de sortie : 05/11/2021

Prévu sur :

Xbox Series X, Xbox One, Playstation 4, PC Windows