Il était une fois…James Pond
Agent secret humide
James Pond 2 est tout d’abord sorti sur Atari St et Amiga en 1991, avant d’être décliné sur tous les supports possibles et imaginables, jusqu’à la PS2 ! Plusieurs éditeurs se sont penchés sur le titre, et la version dont je parle ici, pour l’avoir écumée, est celle de la Megadrive éditée par Electronic Arts.
Dans ce jeu de plateformes, on dirige l’agent secret James Pond, qui va lutter contre le Dr Maybe dont le but est de détruire une usine de jouets située au Pôle Nord.
Sa grande particularité est de pouvoir étendre son corps, un peu comme l’inspecteur Gadget. En dehors de ça, c’est du très classique : des plateformes, des ennemis, des pièges…Rien d’incroyable. Alors pourquoi parler de James Pond 2 ? Parce que ce jeu présente une copie sans la moindre fausse note, tout simplement.
En termes d’ambiance, le titre veut tout dire, on cherche la parodie et un ton délirant, ce qui fonctionne parfaitement et permet toutes les excentricités dans les niveaux, qui sont très variés. Techniquement, le jeu tourne parfaitement, y compris quand le scrolling s’affole, et les graphismes sont plutôt jolis et ont leur personnalité propre. A nouveau de très bons points qui font que ce jeu mérite de toute façon d’être joué, mais est-ce suffisant pour mériter un coup de projecteur plus de 20 ans après sa sortie ? Oui, trois fois oui, car James Pond 2 est un des rares titres à avoir trouvé sa place exactement entre Sonic et Mario, les deux stars incontestées du jeu de ce genre, et les deux icônes de cette époque.
En effet, si le déroulement des niveaux louche assez souvent sur le classicisme de Mario, James Pond 2 y ajoute une dimension verticale, et surtout des passages très speed rappelant les courses folles du hérisson aux baskets bleues. Moins épileptique que le jeu de Sega, moins plan-plan que le jeu de Nintendo, James Pond 2 trouve un très bel équilibre et prend une place laissée vacante entre ces deux jeux. Du coup, on accroche très vite à ce titre qui propose un challenge non négligeable, et on se demande encore pourquoi ce personnage n’a pas trouvé la notoriété qu’il mérite.
Peut-être parce que l’épisode précédent et le suivant ne sont pas du même niveau…
Que de souvenirs sur ce jeu! Il me rendait fou sur Game Gear! Je me souviens que sa difficulté était plus élevée qu’un Mario ou Sonic…mais l’ambiance était vraiment au top!