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Test – Moniteur Philips Evnia 32MC5500W – Un ticket d’entrée attractif pour un grand écran

Test – Moniteur Philips Evnia 32MC5500W – Un ticket d’entrée attractif pour un grand écran
Le 14 mai 2026
Le 14 mai 2026
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Oui, le moniteur Philips Evnia 5500 fait beaucoup de promesses, à commencer par une certaine démesure matérialisée par un joli 32 pouces incurvé, 1440p, un taux de rafraîchissement de 240 Hz et quelques options pensées pour le gaming. Mais c’est surtout l’argument de son prix s’affichant aux alentours de 350 euros qui pourrait vous faire hésiter. Comme c’est bien en dessous des tarifs du marché, est-ce vraiment un bon plan ?

Voir les choses en grand

Point de description détaillée du carton aujourd’hui, ou seulement de manière très succincte, le packaging de l’écran assurant sa fonction première à savoir la protection de l’écran. Cette carapace a d’ailleurs été mise à l’épreuve lors de sa livraison et a parfaitement tenu le coup. L’ensemble reste sommaire, mais l’écran est extrêmement bien emmitouflé dans ses coques en polystyrène, avec un jeu très faible. À l’intérieur de la boîte, on trouve l’écran bien sûr, ainsi que le pied, le mât et les câbles nécessaires. Le montage se fait simplement et de manière très rapide.

Le moniteur reprend le form factor de la gamme Evnia de chez Philips et se présente avec sobriété dans un duo de teintes grises : un gris foncé pour la façade avant, tandis que l’arrière bombé adopte un gris légèrement plus clair, le tout en plastique mat. Les bordures sont minimes, à l’exception de la partie inférieure où un léger pli du plastique souligne la courbure de l’écran. La façade ne s’encombre d’aucun bouton. C’est à l’arrière du moniteur que l’on retrouve le bouton d’alimentation, qui sert également de commande pour naviguer dans les paramètres de l’écran. Et, non, il n’y a pas de rétroéclairage à l’arrière de l’écran. 

Premier point d’inquiétude, le pied (en plastique moucheté) repose sur une embase plutôt massive qui occupe une large place sur le bureau. Le dessous de ce dernier est entièrement métallique, sans habillage, équipé de quelques patins épais pour éviter de rayer le meuble . En termes d’encombrement, il faut compter environ 30 cm en profondeur pour le pied, auxquels s’ajoute le passage de câbles. L’emprise en forme de V occupe une longueur de 60 cm, tandis que son angle est d’environ 120°. Notons que la hauteur du V reste suffisamment réduite pour ne pas gêner l’installation d’un hub ou d’une barre de son, ce qui est un bon point. Malgré tout, on a déjà vu plus compact. La bonne nouvelle, c’est que l’écran est compatible avec la norme VESA, ce qui permet de remplacer facilement le pied si celui-ci ne convient pas.

Dans une moindre mesure, il est possible de régler la hauteur et l’inclinaison latérale du moniteur avec un débattement allant jusqu’à 30 °. L’inclinaison dans l’axe du pied, elle, est plus limitée, comprise entre +5° et -20°. À noter également que la partie supérieure du pied est censée servir de support pour un casque. Une bonne idée sur le papier, mais qui a du mal à se concrétiser en raison de sa difficulté d’accès due à la profondeur, à la taille et à la concavité de l’écran. 

Sur le plan de la connectique, l’essentiel est là. Comptez 2× HDMI 2.0, 2× DisplayPort 1.4 (240 Hz), 1 hub USB 3.0 (4 ports) avec des ports différenciés pour une charge rapide, ce qui est un gros plus, et 1 sortie audio jack. 

Quant à l’écran, il s’agit d’une dalle VA incurvée de 32 pouces affichant une résolution QHD (2560 × 1440). Donc, oui, pas de technologie IPS et encore moins d’OLED, mais, à ce niveau de prix, ce n’est pas une surprise. Bien qu’il s’agisse d’une technologie VA, la colorimétrie est bonne. On note seulement une perte de luminosité sur les bords lorsque l’image affichée a un fond clair. L’écran est compatible AMD FreeSync™ Premium Pro et prend en charge le HDR puisqu’il est compatible HDR 400, mais il s’agit du palier de base pour pouvoir prétendre offrir cette technologie. 

Enfin, même si l’intérêt est limité en fonction de l’usage, le moniteur gère la possibilité d’afficher deux sources vidéos simultanément en PIP (Picture-in-Picture, la deuxième source vidéo s’affichant dans une petite fenêtre superposée) et en mode PBP (Picture-by-Picture, les deux sources vidéos étant affichées côte à côte).

Une bonne immersion

En jeu, c’est surtout l’immersion qui constitue le principal argument de ce moniteur Evnia 5500. Pour ceux qui n’ont jamais utilisé un grand écran incurvé, l’effet est immédiat. L’image enveloppe véritablement le champ de vision et renforce la sensation d’être plongé dans l’action. Nous n’allons pas juger le moniteur Philips uniquement par ses dimensions, mais preuve est faite que la taille n’est pas qu’un argument marketing, il apporte véritablement un gros plus.

Nous avons déjà évoqué la colorimétrie qui reste bonne, avec une couverture DCI‑P3 de 92 %, malgré une uniformité perfectible. Côté luminosité, la fiche technique annonce jusqu’à 500 nits. Les noirs sont correctement restitués, même s’ils ne peuvent rivaliser avec la profondeur et le contraste offerts par d’autres technologies, comme l’OLED par exemple. Le contraste annoncé est de 4000:1, ce qui signifie que le blanc est 4 000 fois plus lumineux que le noir, ce qui est une valeur située dans la fourchette bonne à très bonne pour une dalle VA.

Philips annonce une fréquence pouvant atteindre 240 Hz via son displayport. C’est d’ailleurs le second argument mis en avant par la marque pour convaincre le consommateur. Que ce soit sur des FPS ou des titres mettant les réflexes à l’épreuve, l’écran s’en tire plutôt bien. La fiche technique de Philips indique 1 ms GtG (transition gris‑à‑gris) et 0,5 ms MPRT (Motion Picture Response Time) grâce au Smart MBR (réduction du flou par strobing du rétroéclairage). En jeu, nous n’avons pas observé de mouvements ou de traînées derrière l’image, ou alors de manière très, très résiduelle. Dans les faits, afin d’appréhender un peu mieux ce temps de réponse sans pour autant en faire une mesure précise, nous nous sommes tournés vers des sites comme UFO Test Ghosting. La latence semble osciller entre 3 et 6 ms, ce qui reste correct (en fonction de l’utilisation ou non de l’overdrive), sans que cela réponde aux besoins de l’e-sport. Nous ne conseillons pas le mode fastest de l’overdrive qui, lui, génère du reverse ghosting. 

Le paramétrage de l’écran s’effectue via le bouton-joystick situé sur l’arrière de la bête. S’il est plutôt facile d’accès, la navigation dans le menu OSD manque de réactivité, l’interface étant un peu lente, et chaque à-coup sur le joystick a la fâcheuse tendance à “mettre à l’épreuve” la stabilité de l’écran sur son assise.

Malgré cela, l’essentiel des paramètres que l’on est en droit d’attendre est bien présent. Ils sont organisés en sept catégories : smart image qui propose des préréglages adaptés à l’usage (standard, FPS, RTS, Courses, mode économie d’énergie, mode réduction de la lumière bleue), le mode jeu qui regroupe les options en lien avec le gaming (synchro adaptative, synchro MBR intell, Crosshair, Stark Shadow Boost, Smart Sniper, Low Input Lag, Smart Response), l’entrée pour gérer la source vidéo (ce réglage est également accessible en poussant le joystick vers le haut), la gestion du son, de la langue, du système et la réinitialisation du moniteur. En bref, l’organisation est claire et complète, même si l’expérience de navigation pourrait gagner un poil en fluidité.

Le Bilan

On a aimé 

  • L’immersion procurée par la taille et la courbure de l’écran
  • Sa colorimétrie et ses contrastes
  • Sa connectique à disposition
  • Son OSD plutôt complet…
  • Son tarif
  • L’emprise du pied
  • La légère perte de luminosité sur les côtés
  • Le HDR 400, plus marketing qu’autre chose
  • …mais manquant un poil de réactivité

L'immersion à "petit" prix

Difficile de décorréler les qualités de ce moniteur de son positionnement tarifaire plutôt agressif. Certes, il ne s’agit que d’une dalle VA, mais elle offre une immersion convaincante, une colorimétrie et une gestion des contrastes plus que correctes, une définition en 1440p et une fréquence d’affichage de 240 Hz via DisplayPort. Tout n’est pas parfait, que ce soit le pied, la réactivité de l’OSD ou la latence, mais il s’agit d’une proposition plus que séduisante, à considérer sérieusement.

Dognote
Perdu quelque part dans la boucle infinie d’un roguelite, ou échappant (ok, essayant d'échapper) au courroux d’un boss grâce à une roulade salvatrice, ou encore en quête de la prochaine mini‑médaille cachée dans un recoin improbable… Qui sait où l’aventure nous mène vraiment ?
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