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« J’ai (encore) fait bondir les gamers » : Emmanuel Macron tente d’apaiser sa polémique autour du jeu vidéo

« J’ai (encore) fait bondir les gamers » : Emmanuel Macron tente d’apaiser sa polémique autour du jeu vidéo
Le 7 février 2026
Le 7 février 2026
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Le jeu vidéo s’est une nouvelle fois invité au cœur du débat politique. Ce 7 février, Emmanuel Macron a pris la parole sur les réseaux sociaux pour clarifier ses propos récents, après une vague de réactions indignées venues du monde du jeu vidéo. Une mise au point nécessaire, tant ses déclarations ont été perçues comme une (nouvelle) attaque frontale contre la pratique vidéoludique.

Un rappel appuyé de son soutien au jeu vidéo français

Le Président de la République reconnaît le malaise : « J’ai (encore) fait bondir les gamers… ». Une formule volontairement provocatrice, suivie d’une volonté affichée de dissiper les « incompréhensions ».

Emmanuel Macron insiste d’abord sur un point clé. Selon lui, son engagement en faveur du jeu vidéo ne date pas d’hier. Il dit avoir « toujours soutenu le jeu vidéo, la popculture – industrie, création, culture, emplois ».

Le chef de l’État met notamment en avant les points suivants :

  • La mise à l’honneur de l’esport français à l’Élysée,
  • Les engagements pris pour structurer la filière,
  • L’attraction d’événements esport majeurs en France,
  • La récente décoration des équipes de Sandfall Interactive, créateurs de Clair Obscur: Expedition 33

Emmanuel Macron dit aussi soutenir la création d’une équipe nationale française de jeu vidéo, portée par des structures comme Karmine Corp, Vitality ou Gentle Mates. Un discours qui cherche clairement à rappeler que la France est, selon ses mots, riche de « pépites françaises qui ont une influence mondiale ».

Une ligne rouge assumée : les usages excessifs chez les plus jeunes

Mais là où la fracture s’est créée, c’est sur la question des usages. Emmanuel Macron répète que soutenir une industrie n’empêche pas de poser des questions sur ses effets. Il évoque alors des préoccupations largement par des parents à propos de « certains jeunes qui passent leurs journées et parfois leurs nuits à jouer ».


Contexte politique

  • En 2023, lors des émeutes après la mort de Nahel Merzouk, Emmanuel Macron a suscité la controverse en associant la violence urbaine à une forme « d’intoxication » par les jeux vidéo et les réseaux sociaux, déclarant avoir parfois le sentiment que des jeunes « vivent dans la rue les jeux vidéo qui les ont intoxiqués ». Ces propos ont été critiqués, y compris par certains observateurs pour leur simplification du problème. Source.
  • En février 2026, Emmanuel Macron a de nouveau abordé le sujet en critiquant spécifiquement les usages excessifs chez les jeunes, déclarant que jouer « cinq à six heures par jour à tuer des gens » peut « déréaliser le rapport à la violence et conditionner ». Il a annoncé avoir saisi des experts pour évaluer scientifiquement les effets des jeux vidéo sur la santé mentale des jeunes avant d’envisager d’éventuelles mesures. Source.

Mais soutenir une industrie et une culture n’interdit pas de poser une question simple, sans caricature : quels sont les effets de certains contenus et de certains usages sur les plus jeunes ?

Le constat des parents c’est que certains jeunes passent leurs journées et parfois leurs nuits à jouer. Il a aussi été souvent dénoncé que des jeux classés PEGI 18 sont joués par des enfants.

Il y a là un sujet majeur de santé publique, d’éducation et de responsabilité. Pour la santé physique, les yeux en particulier, et la santé mentale, quand un jeune ne sort plus du tout car il joue abusivement, bien sûr que cela inquiète et nous devons nous en saisir.

Ce que j’ai annoncé chez Brut, en réponse à cette enseignante qui criait sa colère, ce n’est pas l’interdiction des jeux vidéo : c’est le lancement d’un travail scientifique, collégial, pour regarder la réalité en face. Calmement, lucidement et avec toutes les parties prenantes.

C’est notre responsabilité de demander à des chercheurs, scientifiques et cliniciens d’évaluer les impacts, de démêler les idées reçues et d’éclairer le débat public.

C’est exactement ce que je fais : j’ouvre un débat sérieux, informé et apaisé, que je souhaite loin des raccourcis.

On peut aimer le jeu vidéo, en être fier, et en même temps regarder sans tabou certaines pratiques et leurs effets.

Emmanuel Macron / Président de la République française

Malgré cette tentative d’apaisement, le fossé reste profond avec une partie des joueurs et des professionnels du secteur, qui dénoncent une nouvelle fois une focalisation quasi exclusive sur les dérives, au détriment des bénéfices culturels, sociaux et éducatifs du jeu vidéo. Emmanuel Macron a clairement laissé entendre qu’il était possible, à termes, d’interdire certains jeux selon les résultats de l’étude.

De son côté, le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV) a rapidement rappelé que de nombreuses études scientifiques indiquent qu’il n’y a pas de corrélation directe entre jeux vidéo et violence. On note aussi que si le jeu vidéo est régulièrement attaqué par certains bords politiques, ces questions d’interdiction de violence ne sont jamais émises envers l’industrie du cinéma ou de la télévision.

Tomchoucrew
J'ai fondé Xboxygen en 2006 pour offrir une autre vision de l'actualité Xbox, plus complète, ouverte et critique :)
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commentaires

2 Commentaires
E
EverFish
7 février 2026 16h05

Toute création, musique, film, jeu, livre peut influencer et inciter à des comportements extrêmes.
C’est la responsabilité des parents d’éduquer, de mettre au clair les limites et différencier le réel de l’irréel.
Macron n’a pas tort, on peut soutenir tout en posant des questions qui peuvent déranger.
Ex: je donne 1000€ à mon enfant tout en demandant quelle sera l’utilisation et les incidences.
Par contre, réduire à « le jeu vidéo c’est mal », non non…pas du tout.

M
Moustic33
7 février 2026 22h33
Réponse à  EverFish

Tout est dit, ta réponse est parfaite.

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