Test – Torchlight

au bout du tunnel, de l’XP
Mon vieux maître disait toujours : « Mieux vaut un bon « pompass » qu’un mauvais jeu. » A l’époque j’étais encore jeune et je ne comprenais pas bien la portée de son auguste parole. Sa sagesse était toutefois immense, et l’histoire du jeu vidéo fut constellée de jeux reprenant cette phrase à jamais gravée dans mon esprit. Aujourd’hui, cette maxime revient à mon esprit car Torchlight est un bon « pompass ».
Souvenez vous…

On est en janvier 1997. Le monde du jeu vidéo vit sa vie tranquillement et digère une année 96 forte de gros titres tels que Resident Evil, Soul Blade, Duke Nukem 3D, Crash Bandicoot et j’en passe… Le PC suit sa route, la Super Nintendo est en fin de vie et la Playstation s’installe progressivement comme la console à posséder. C’est alors que sort un ovni qui va définir un genre à lui tout seul. Un ovni qui terrasse bon nombre de joueurs de par sa réalisation et son addictivité immédiate, couplées à un fun dévastateur.

Ce jeu s’appelait Diablo et allait marquer d’une pierre blanche le monde du jeu vidéo. On est aujourd’hui en 2011 et l’un des jeux les plus attendus à venir reste Diablo III. De nombreux jeux ont essayé de singer le roi avec plus ou moins de réussite, à ce jour on en dénombre quelques uns sur Xbox 360 (Sacred 2) et sur le XLA (Arkadian Warriors, Deathspank) mais aucun n’est arrivé aussi près de l’excellence Diablo que Torchlight.
Un hack and slash Canada Dry

Torchlight est un clone de Diablo. Vraiment. Même la musique du village initial est un hommage au superbe thème de Matt Uelmen. La direction artistique de Torchlight va, elle, chercher ses références dans l’univers de World of Warcraft. Autant dire d’emblée que Torchlight accroche le regard et retient l’oreille. Il est beau, agréable à regarder et dispose déjà d’épaules suffisamment larges pour tenir la comparaison.
L’histoire a le mérite d’exister sans pour autant chercher à surprendre ou a tenir en haleine le joueur. On arrive à Torchlight, petit village minier, qui vit grâce à l’exploitation de l’Embre, pierre puissante, magique, à l’origine inconnue. Notre arrivée est marquée par l’attaque du village par des créatures sortant tout droit de la mine. S’ensuit une longue et éprouvante descente dans les entrailles de la terre à la poursuite des origines du mal et de L’Embre.

On ne va pas épiloguer sur la suite tant l’intérêt de Torchlight est loin de se situer dans sa trame scénaristique. Tout comme Diablo, Torchlight c’est avant tout un combat contre des hordes de créatures, la recherche d’armures et d’armes de plus en plus puissantes et la montée de niveau qui transformera votre personnage en demi-dieu. Avant de vous lancer dans l’aventure, sachez que le jeu est terriblement facile dans son niveau de difficulté par défaut. Optez dès le début pour le mode difficile ou très difficile pour trouver du challenge.
Destructeur, Conquérante, ou Alchimiste ?

Vous êtes déjà perdu ? Ne vous inquiétez pas derrière le nom de ces classes se cachent les traditionnels Guerrier, Voleur et Mage. Lors de la création de votre personnage vous allez devoir choisir entre ces trois seules classes qui définiront l’apparence de votre avatar. La customisation s’arrêtera là et de toute façon dès que vous tomberez sur des éléments d’armure votre personnage prendra un look radicalement différent.
On aura donc le choix entre le bourrin de service adepte du combat au corps à corps, le voleur, seule présence féminine, qui privilégiera l’attaque à distance et la pose de pièges et l’érudit de service aux sortilèges dévastateurs et pouvant invoquer de puissants alliés. L’arbre de compétences est propre à chaque classe même si l’on retrouve par moment des caractéristiques communes.

La petite originalité de Torchlight se trouve dans la présence d’un familier aux côtés de votre personnage. Trois sont disponibles à la création, loup, lynx et lézard, aux caractéristiques propres mais qui se distingueront beaucoup plus à vos côtés lorsqu’ils seront nourris avec divers poissons. Ils se transformeront alors en monstre très puissant pendant un certain laps de temps. Votre animal ne peut pas mourir. Lorsque sa vie arrivera à zéro il fuira un certains temps vous laissant seul face aux créatures de la mine. Son rôle ne se résume pas à celui de tank. Il dispose de son propre sac (de contenance identique au vôtre, soit 50 objets), peut s’équiper de bagues et de collier et a la possibilité de partir en ville pour vendre les objets que vous ne voulez pas. Dans ce cas, il partira pendant quelques minutes avant de revenir les poches vides.
Torchlight sa mine, ses monstres et ses commerces

Torchlight a beau être un petit village, il dispose néanmoins de tous les commerces que peut souhaiter un aventurier digne de ce nom. En plus des traditionnelles quêtes à récupérer auprès des habitants, vous allez pouvoir rencontrer un armurier, un vendeur de potions, un vendeur de sorts mais aussi un enchanteur, un joaillier et un coin de pêche pour nourrir votre familier.
L’enchanteur vous permettra moyennant finance de donner à vos objets des caractéristiques spéciales supplémentaires, mais attention à ne pas trop abuser de ce service car vous risquez de perdre tous les enchantements de l’objet !

Le joaillier, lui, aura la possibilité de transformer deux pierres précieuses identiques en une troisième plus puissante. Ces pierres peuvent être serties dans différents équipements pour leur accorder des caractéristiques spéciales. Mais attention, la seule façon de récupérer ces pierres par la suite sera la destruction pure et simple de l’objet.

L’histoire principale vous fera visiter 35 niveaux de la mine de Torchlight, générés aléatoirement dans 7 décors différents, ce qui casse la monotonie de la descente. Le bestiaire est assez fourni et la présence d’adversaires uniques dans les niveaux, versions plus grandes et plus résistantes des monstres de base, apporte beaucoup de vie au périple de notre personnage et un certain challenge. Ces créatures uniques disposent de noms propres, laissent au sol les objets les plus intéressants et donnent à leur mort un surplus de notoriété au joueur. La notoriété est un des autres éléments originaux de Torchlight. Chaque palier de notoriété gagné vous donnera un titre et un point de compétence à répartir où bon vous semble.
Une fois l’histoire principale terminée, un donjon secret vous permettra de continuer d’amasser niveaux, objets et pouvoirs. Le jeu vous permet aussi à la fin de votre périple de partir à la retraite (votre personnage n’est alors plus jouable) et de léguer à votre progéniture une arme ou armure qui obtiendra des facultés spéciales et portera le nom de votre ancien personnage. Un petit plus bien sympathique qui vous permettra de refaire l’aventure avec un nouveau personnage tout en ayant un petit souvenir de votre ancien colosse.
Le Bilan
On a aimé
- La direction artistique du titre
- Un excellent clone de Diablo
- Les musiques
- Une maniabilité au pad aux petits oignons
On a moins aimé
- Pas de jeu à deux
- Quelques ralentissements
- Quelques problèmes de traduction
- Textes très petits
Conclusion du test de Torchlight
Mieux vaut un bon « pompass » qu’un mauvais jeu
Torchlight est un excellent jeu pour le XLA. On pouvait craindre l’adaptation d’un jeu PC sur la console et notamment le passage de la souris à la manette. On ne peut que saluer le travail d’adaptation tant les commandes se révèlent intuitives et souples. Malgré cet enthousiasme quant aux qualités de Torchlight, on ne peut que regretter que l’adaptation du jeu sur le XLA n’ait pas bénéficié de l’ajout d’un mode coopératif qui aurait placé le jeu comme l’un des tout meilleurs sur le XLA. Il faudra attendre le deuxième opus, qui, au vu des ventes de ce Torchlight (1200 Mpts au passage) ne devrait pas se faire prier pour arriver sur notre console. Et lui offrira ce tant attendu mode deux joueurs ! Vivement !
rien que le fait de le comparer à Diablo me fait envie 🙂
Je l’ai sur mac, et je le trouve vraiment très bon, et très agréable à l’oeil.
Le pire dans tout ça, c’est qu’à la base, je n’aime pas ce genre de jeu. Mais comme tous mes potes vont prendre le 2, je le prendrai aussi pour les parties multi.
bon test;-)
Et je confirme; Torchlight est un tres bon Diablo Like
Et le meilleur Hack n Slash du LIVE ARCADE!