Test – Swarm

Les petits bonhommes bleus
Swarm, c’est un peu le jeu où on se dit “c’est quoi ce truc ?” quand on regarde quelqu’un jouer devant l’écran. Ce jeu Xbox Live Arcade développé par Hothead Games ne peut qu’être intriguant quand on voit ces petites bestioles bleues bouger dans tous les sens et se faire massacrer à tour de bras. Mais alors, c’est quoi Swarm ?
{Le scoring avant tout
}

Il s’agit tout simplement d’un jeu d’action dans lequel on contrôle cinquante swarmites au début de chaque niveau, ces étranges créatures bleues à qui on va en faire voir de toutes les couleurs durant les 10 niveaux du jeu. Il faut savoir que Swarm est un jeu basé sur le score, et sans faire de bons scores, ne comptez pas progresser dans le jeu. Chaque niveau demande un certain nombre de points à avoir pour passer au suivant, et ce n’est pas si facile que ça.
Les points du jeu se gagnent en récoltant des sortes d’orbes violettes dans les niveaux, et certaines valent plus de points que d’autres. Jusque là, c’est très simple, mais s’ajoute à ça un système de multiplicateur de points. Plus on récolte d’orbes violettes, et plus le multiplicateur augmente. C’est là que se trouve le coeur du jeu, car sans multiplier ses points, impossible de terminer les niveau, et impossible d’aller plus loin. Il faudra souvent recommencer, apprendre comment sont construits les niveaux et à quels endroits il est possible d’avoir un gros multiplicateur afin de mettre toutes ses chances de son côté.
{Découvrons les swarmites
}

Pour récolter ces orbes violettes qui donnent des points, il faut aller les chercher avec les swarmites, ces créatures bleues larguées à chaque début du jeu par l’énorme trompe dégoulinante de “Maman” comme ils l’appellent. Malheureusement, un swarmite n’est pas très résistant, et il faudra veiller sur la troupe de près. A chaque début de niveau, 50 swarmites sont sous notre contrôle, et le but sera d’en ramener au moins un à l’autre bout du niveau pour le terminer. On ne peut pas contrôler un swarmite en particulier, on contrôle toujours le groupe. Si un swarmite vient à s’écarter un peu trop, il faudra aller le chercher avec toute la meute ou bien choisir de le perdre.
Le tout début du jeu ne permet pas de faire énormément de choses avec ces swarmites mais on apprend rapidement à les regrouper, les espacer, les faire se monter les uns sur les autres, sauter, avancer plus vite etc. Les combinaisons de touches peuvent sembler complexes au début, mais on finit par mener la troupe facilement après quelques dizaines de minutes. Comme le but est de récolter ces orbes violettes, il faudra parfois séparer les swarmites pour récupérer un maximum d’orbes le plus rapidement possible, ou bien en sacrifier quelques uns pour aller chercher une grosse orbe un peu planquée. Qu’on se rassure, certains endroits permettent de récupérer de nouveaux swarmites puisque sans swarmite en vie, la partie s’arrête et on recommence au dernier checkpoint. Et ces checkpoint sont bien disposés. Assez près les uns des autres pour qu’on ne se décourage pas mais en même temps assez espacés pour qu’on recommence parfois un passage une dizaine de fois pour obtenir le score qu’on voulait. Et non seulement, il faudra atteindre un score pour passer au niveau suivant, mais il faudra aussi avoir trouvé des morceaux d’ADN dans les niveaux pour combattre les boss du jeu.

Bien sûr, les niveaux vont crescendo. Plus on avance, plus il y aura de pièges un peu partout allant des barils qui explosent aux barrières électriques et en passant par les mines et autres explosifs qui se déclenchent à notre passage. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser, la mort d’un swarmite n’est pas inutile, au contraire. Chaque swarmite qui meurt permet de garder le multiplicateur de point actif. Si on est à un multiplicateur x16 sur le point de se terminer, il suffit de tuer quelques swarmites (les occasions ne manquent pas) pour que le compteur ne tombe pas, voire qu’il augmente. Il faudra donc constamment jongler entre le fait d’avoir assez de swarmites pour continuer le niveau, et en sacrifier quelques uns pour faire péter le score et garder un multiplicateur actif. Il n’est pas rare de se retrouver à 2 ou 3 swarmites au milieu d’un champ de bataille en priant pour arriver à un checkpoint ou à un endroit qui nous redistribue quelques nouvelles créatures. Et puis il y a des médailles à gagner dans le jeu par rapport aux différentes morts possibles de nos swarmites (brûlés, électrocutés…).
Même si Swarm n’est pas jouable à plusieurs, il est à noter que chacun peut comparer ses scores sur les niveaux par rapport aux autres joueurs du monde entier. De même pour le score global. Un petit mode multijoueurs aurait certainement été sympathique s’il avait été bien pensé. Peut-être pour une suite ?
Le Bilan
On a aimé
- Gameplay simple
- Ambiance drôle et sympa
- Un certain challenge, la course au meilleur score
On a moins aimé
- Le jeu peut être terminé en une après-midi
- Un mode coop aurait pu être sympa
Conclusion du test de Swarm
Efficace mais un peu court
Swarm ne va rien révolutionner, mais s’avère indiscutablement un jeu sympathique, teinté d’une pointe d’humour non déplaisante et dans un univers un peu décalé attachant. Mener à bout les petites créatures ne sera pas toujours facile puisque les niveaux sont semés d’embûches, mais à force de persévérance, on finit par y arriver. Le principal défaut du jeu se situe au niveau de sa durée de vie puisqu’il est possible de le terminer en une après-midi en n’étant pas trop mauvais. Il n’en reste pas moins un jeu très agréable.