Atomfall : le PDG de Rebellion évoque des suites et loue les bienfaits du Game Pass

Une longue interview
Plus tôt dans l’année, après la sortie d’Atomfall dans le Xbox Game Pass Ultimate et le PC Game Pass, Jason Kingsley, le PDG de Rebellion, avait déjà fait les louanges du service de Microsoft. En avril, le studio avait annoncé que son nouveau FPS avait été lancé par plus de 2 millions de joueurs. Le Game Pass a évidemment boosté le nombre de joueurs, mais ce n’est pas pour autant que le titre n’a pas été « immédiatement rentable ». Justement, dans une nouvelle interview, Jason Kingsley a de nouveau évoqué son expérience avec Microsoft, mais aussi précisé les plans du studio.
Le PDG de Jason Kingsley loue une nouvelle fois les bienfaits du Xbox Game Pass

Jason Kingsley a accepté de répondre à de nombreuses questions pour The Game Business. Il a ainsi de nouveau fait les louanges du Game Pass. Il estime que l’abonnement a notamment offert énormément de visibilité à Atomfall.
» Oui, effectivement, de nombreux joueurs se sont tournés vers un environnement qui permet de tester un nouveau jeu, sans frais immédiats. Ce n’est pas gratuit à proprement parler — les services d’abonnement ne le sont jamais — mais dans l’expérience utilisateur, cela peut donner cette impression, ce qui est très bien. Cela réduit le risque, donc on essaie plus facilement plusieurs jeux.
Je suppose que sur Steam, par exemple, on peut se faire rembourser, et de toute façon, les droits des consommateurs permettent toujours de retourner un jeu en magasin. Ça a toujours été possible, mais c’est fastidieux. Le Game Pass, en revanche, a été formidable, principalement parce que nous avons pu bénéficier d’une grande visibilité pour une nouvelle marque, une nouvelle idée. «
Tout comme Alex Hutchinson de Racoon Logic, Jason Kingsley a fait mention d’excellentes relations avec Microsoft pour intégrer un jeu dans le Game Pass.
» Et surtout, j’ai beaucoup apprécié l’implication de Microsoft. Ils ont été formidables. Ils nous ont vraiment aidés à faire connaître le jeu — ce qui est logique, car ils veulent promouvoir leur service d’abonnement — mais ils ont été très faciles à accompagner. Parfois exigeants, il faut le dire. Quand tout fonctionne bien, il faut plus de ressources pour soutenir cette dynamique. Il faut produire davantage de captures d’écran, plus de vidéos, de présentations… et cela ne fait qu’augmenter.
Plus vous avez du succès, plus il faut produire de contenus. Cela peut devenir stressant, car on crée beaucoup. Mais nous avons tenu bon, et c’est un bon stress — comme si quelqu’un vous poussait à courir plus vite. Ils ont été excellents, vraiment. Ce sont de très bons partenaires. C’est une entreprise énorme, certes, mais composée de nombreuses personnes passionnées de jeux vidéo, ce qui est rafraîchissant. «
Nouvelles technologies, plus de visibilité, Rebellion évoque ses plans futurs

Christopher Dring de The Game Business a aussi cherché à savoir sur quoi travaille Rebellion. Jason Kingsley a ainsi révélé que le studio s’intéresse aux nouvelles technologies, notamment les machines portables. Pour lui, le fait que les joueurs cherchent à jouer sur des matériels plus petits, tout en ayant des téléviseurs de plus en plus grands, représente un défi.
» Continuer à créer des jeux. Nous sommes en train de passer d’une technologie intergénérationnelle… Atomfall, par exemple, sort sur sept formats différents, ce qui est complexe. Les plateformes les plus anciennes ne sont plus viables économiquement. Donc, tout le monde migre vers les nouvelles. De nouveaux types de matériel apparaissent. On observe notamment une montée en puissance assez nette du format portable, ce qui est intéressant, tout comme la manière dont les gens jouent sur des écrans plus petits et personnels. C’est paradoxal, car dans le même temps, il y a aussi une tendance vers les écrans gigantesques. On se retrouve avec deux extrêmes : plus personne ne joue sur un écran de taille moyenne. C’est soit un petit écran, soit un écran énorme. Cela pose des questions sur l’adaptation des interfaces utilisateur. «
Sans grande surprise, le PDG de Rebellion a aussi précisé que la société continue de faire évoluer sa technologie maison.
» Bien sûr, nous continuons à faire évoluer notre technologie. Nous collaborons avec les fabricants de matériel de diverses manières, ce qui est stimulant. L’un des aspects distinctifs de notre entreprise, c’est que nous utilisons notre propre technologie. Nous développons tout en interne. Grâce à cela, nous sommes approchés par les fabricants au même titre que Epic ou Unity, car ils veulent aussi que nous prenions en charge leur matériel. C’est donc un avantage compétitif : si nous utilisions un moteur tiers, nous n’aurions pas accès aux informations sur les futurs matériels — dont certains ne verront jamais le jour ou sortiront sous une forme totalement différente. C’est un domaine passionnant. «
Rebellion cherche également à plus faire parler de ces jeux. Pour leur donner plus de visibilité, l’entreprise a acquis une société spécialisée dans la gestion d’agences YouTube.
» Nous réfléchissons aussi à la manière de rendre nos jeux plus visibles, d’élargir leur portée. C’est pourquoi nous avons acquis une société appelée Blackshaw, spécialisée dans la gestion d’agences YouTube. Ils travaillent avec des influenceurs et organisent des campagnes publicitaires multi-canaux. C’était un domaine qu’on voulait explorer. «
Atomfall et Sniper Elite au cœur de la stratégie de Rebellion

Bien évidemment, Rebellion veut produire de bons jeux. Jason Kingsley n’exclut ainsi pas d’étendre l’IP Atomfall avec des suites et des spin-offs. La franchise Sniper Elite reste aussi au cœur de la stratégie du studio.
» Au fond, notre objectif reste de produire de bons jeux. Nous allons continuer à le faire. Avec le succès massif d’Atomfall, une nouvelle question se pose : que faire ensuite ? Il y aura des contenus additionnels, des discussions sur d’éventuelles suites, des spin-offs. Nous avons aussi de nouveaux projets pour Sniper Elite. L’idée est de maintenir un équilibre entre suites et nouvelles créations originales.
Avec trois, voire quatre IP, et plus de 500 employés dans le studio, il faut aussi réfléchir à l’organisation. Comment gérer tout cela ? Ce sont des défis, mais aussi beaucoup d’opportunités.
En fin de compte, ce que nous voulons, c’est créer du contenu — du bon contenu — qui divertisse et donne envie de revenir. Si quelqu’un achète l’un de nos jeux ou regarde l’une de nos vidéos et se dit : « Ça valait le coup, voyons ce qu’ils ont d’autre dans leur catalogue », alors c’est que nous avons réussi à satisfaire cette personne. «
Si vous souhaitez découvrir Atomfall ou encore Sniper Elite : Resistance, ils sont disponibles sur Xbox One, Xbox Series X|S, PS4, PS5 et PC. Ils ont intégré le Xbox Game Pass Ultimate et le PC Game Pass dès leur lancement.