Le créateur de la Xbox tacle le discours de Microsoft : « Ce n’est pas ma p*tain de faute »

Seamus Blackley, le créateur de la première Xbox, n’a généralement pas sa langue dans sa poche et l’a prouvé une nouvelle fois dernièrement en réagissant à la stratégie actuelle de Microsoft.
« ce n’est pas ma p*tain de faute »

Invité du dernier épisode du podcast de VideoGamer, publié il y a quelques semaines, il s’est notamment exprimé sur la communication de Microsoft autour de la puissance de ses consoles, affirmant que la performance graphique brute n’est plus aussi importante et que c’est le contenu qui prime désormais.
La bataille du contenu ne repose plus sur ce genre de prouesse technique, mais sur d’autres aspects. Si vous voulez gagner, vous devez identifier ces éléments qui captivent les joueurs. Vous devez créer une expérience qui, au premier regard, donne envie aux gens de l’avoir.
Selon lui, le discours sur la puissance n’est plus aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était au moment de la première Xbox, et ce n’est pas « sa p*tain de faute » si Microsoft a continué sur cette voie avec les générations suivantes.
La façon dont ils ont géré cette marque et son histoire par la suite, ce n’est pas ma p*tain de faute. Je n’aurais pas fait les choses de la même manière, je ne sais pas si cela aurait été plus ou moins réussi, mais je pense sincèrement que ce discours sur la puissance est inutile aujourd’hui.
Seamus Blackley est loin d’être un personnage ordinaire. Si la marque Xbox existe aujourd’hui, c’est bien grâce à lui, et nous vous invitons chaudement à découvrir son portrait dans notre dossier qui lui est dédié. Découvrez ainsi comment Blackley s’est battu en interne pour finalement décrocher le saint Graal de Bill Gates pour valider la console Xbox.
Le contenu prime sur la puissance
Avec la Xbox Series X, il est vrai que Microsoft a beaucoup misé sur le fait qu’il s’agissait de la console la plus puissante du marché, en comparaison de la PS5. Mais la sortie de la console sans aucun gros jeu exclusif n’a pas aidé la firme à tirer profit de cet avantage technique sur sa principale rivale, d’autant plus qu’aujourd’hui, la plupart des jeux tiers tournent mieux sur la console de Sony, pourtant moins puissante.
C’est une situation qui s’est déjà produite à de nombreuses reprises par le passé, et notamment avec le Xbox 360 qui, bien que moins puissante que la PS3, était la console la plus rependue et donc la machine leader pour les développeurs, avec des versions Xbox 360 généralement mieux optimisés que les versions PS3.
Si le manque d’exclusivité Xbox a fait beaucoup de tort à Microsoft ces dernières années, le géant semble heureusement très largement s’être ressaisi avec le rachat de deux des plus éditeurs du secteur, et de nombreux projets en développement pour les années à venir.
La marque n’a de toute façon plus l’opportunité de vendre la Xbox Series X comme la console la plus puissante du marché, puisque Sony dispose maintenant de la PS5 Pro. Le public lui-même ne semble par ailleurs plus aussi réceptif aux discours qui mettent en avant les prouesses techniques des consoles.
Nintendo a également prouvé que le contenu primait sur la puissance avec sa Nintendo Switch, une console aux spécificités largement dépassées en 2025, mais qui continue malgré tout de se vendre massivement grâce à des jeux et des expériences qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.