Test – Dungeons of Hinterberg : le Xbox Game Pass tient sa surprise de l’été !

Une carte postale d’ailleurs
Dungeons of Hinterberg est le premier jeu du studio autrichien Microbird Games, basé à Vienne, et publié par Curve Games. Ce jeu d’aventure, qui combine action-RPG et réflexion, pourrait bien vous surprendre. Préparez-vous à embarquer pour un voyage dépaysant qui vous tiendra en haleine.

Après une présentation remarquée lors du Xbox Games Showcase 2023, suivie de plusieurs trailers alléchants, Dungeons of Hinterberg est disponible depuis le 18 juillet sur XBox Series X|S, Steam et dans le Game Pass. Ce titre promet une histoire originale et vivifiante, ponctuée de casse-têtes ingénieux et de défis stimulants, parfaits pour nous sortir de la torpeur estivale et réveiller notre âme d’aventurier. Alors, êtes-vous prêts à boucler vos valises et à partir vers l’inconnu ?
Hinterberg : le village où la magie prend vie

C’est dans ce contexte que l’on incarne Luisa Dorfer, une jeune et brillante avocate, épuisée par le stress et la monotonie de son travail. Son désir d’évasion la pousse à quitter la capitale, le temps des vacances, et à louer une maison d’hôte au centre d’Hinterberg. Déterminée à percer les énigmes des donjons magiques, elle se lance dans une quête périlleuse, prête à affronter tous les dangers.

Un style graphique qui se démarque !
Dungeons of Hinterberg se distingue par son style graphique particulier, qui lui confère une identité visuelle propre. Les graphismes en cell-shading, à la fois jolis et colorés, évoquent l’esthétique des bandes dessinées et apportent une touche artistique à l’ensemble. Ce choix atypique ne plaira peut-être pas à tous, mais peut, en revanche, séduire par son originalité. Le design, soigné et riche en détails, se manifeste dans chacune des quatre destinations proposées : la vallée verdoyante de Dobergokel, la forêt luxuriante d’Hinterwald, les hauteurs enivrantes de Kolmstein et les marécages mystérieux de Brünnelsumpf.
Chaque région offre des diaporamas touristiques distincts qui procurent une véritable bouffée d’oxygène et une immersion totale. On ressent vraiment le plaisir d’être un visiteur, explorant chaque recoin avec curiosité. Les couleurs vives renforcent cette sensation de voyage et d’évasion, et le jeu nous transporte dans un univers où chaque nouveau lieu est une expérience différente à vivre pleinement. Les dialogues, présentés sous forme de bulles comme dans une bande dessinée, ajoutent une touche d’authenticité et sont intégralement traduits en français. Cette présentation offre une expérience immersive et l’on peut ainsi apprécier parfaitement les nuances et l’humour des conversations, tout en profitant d’une traduction soignée.

Le studio propose deux options de jeu : le mode performance et le mode qualité. On vous conseille vivement de choisir le mode performance, car le mode qualité entraîne une chute de framerate et rend le jeu moins fluide et stable.
Enigmes, monstres et magie : la recette enchantée ?
Le gameplay mêle habilement exploration, combat et résolution de mystères pour des péripéties variées. Un carnet, comprenant une carte détaillée, aide les joueurs à s’orienter et à placer des points de repères essentiels. De plus, une fonction de voyage rapide, accessible via le menu ou des pancartes réparties dans chaque zone, rend les déplacements très pratiques et faciles. Soyez attentifs aux alentours, car des coffres aux trésors, contenant diverses récompenses précieuses, se dissimulent dans les décors et invitent à une fouille minutieuse !

Chaque contrée possède un autel magique pour apprendre deux sortilèges uniques. Ces sorts, spécifiques à leur terre d’origine, permettent à la fois de résoudre des énigmes environnementales et de livrer bataille, bien qu’ils ne soient exploitables que dans leurs régions respectives. Si les premières incantations apprises sont assez classiques, les pouvoirs suivants sont plus élaborés et c’est avec plaisir qu’on les manipule. Sans trop vous en dévoiler, on décerne une mention spéciale au snowboard pour ses sensations de glisse grisantes !
L’intérieur des donjons est diversifié, chacun possède son propre thème et ses multiples casse-têtes. La réflexion est de mise ainsi que l’utilisation des sortilèges pour les résoudre. Les défis proposés sont variés et captivants : certains reposent sur des mécanismes de puzzle plus complexes, tandis que d’autres font appel au bon sens et à l’observation. Cette diversité offre une manière stimulante de faire travailler nos neurones, tout en restant accessible et sans difficulté insurmontable, ce qui procure un bon équilibre entre challenge et plaisir de jeu.

Ce jeu à la troisième personne combine astucieusement des éléments de hack-and-slash avec du RPG. Les tenues et les armes sont interchangeables et peuvent être améliorées, vendues ou achetées. L’épée permet d’infliger des attaques légères ou lourdes et Luisa dispose de deux attaques spéciales (qui varient en fonction des compétences débloquées).
Des potions et des objets de soin restaurent les jauges de PV et de PM, à assigner aux emplacements dédiés via un menu intuitif. Divers talismans sont à équiper, octroyant de multiples attributs qui peuvent faire la différence sur le terrain. Les esquives (attention à la jauge d’endurance) et l’enchaînement des pouvoirs rendent les affrontements dynamiques, fluides et agréables.
Des liens à tisser au fil des sortilèges
En dehors des donjons, le jeu met l’accent sur les intéractions sociales avec les Hinterbergeois(es) et les touristes. En nouant des contacts et en forgeant de véritables amitiés, on découvre des histoires personnelles et, à chaque palier d’affinité atteint, on gagne des récompenses uniques à chaque individu. Ces informations sont consignées dans l’onglet des relations sociales du carnet, alors pensez à y jeter un coup d’œil ! Certaines personnalités, comme Hannah, la forgeronne, peuvent enchanter l’arme avec divers effets magiques et améliorer les habits de protection.
Sans oublier Klaus, un guide touristique chevronné, dont le savoir-faire et la connaissance approfondie des lieux en font un allié précieux. De nombreuses autres personnes, toutes hautes en couleur, sont également à découvrir. Ces rapprochements enrichissent l’expérience et ajoutent une dimension narrative et émotionnelle à l’aventure. La rue commerçante avec ses marchands, vendent et achètent divers produits avec la monnaie locale, les Hinterbiffs. Ces transactions sont l’occasion d’acquérir divers articles ou tenues tout en se débarrassant du surplus.
En fonction des activités et des paliers atteints dans les relations sociales, il est possible d’améliorer les statistiques de Luisa à travers quatre jauges principales : savoir, divertissement, notoriété et détente. Un bon équilibre entre ces jauges optimise ses compétences et son expérience, tout en débloquant des bonus, et facilite la progression dans le jeu.
La gestion du temps est présente avec des journées divisées en matin, après-midi, soir et nuit. Chaque période du jour propose des activités spécifiques, comme l’exploration des donjons, réservée aux après-midi. Si l’on préfère délaisser les donjons pour se ressourcer dans un coin pittoresque, pas de souci ! Cependant, cela nous fera passer en soirée. Pensez aussi à effectuer vos emplettes avant que les magasins ferment leurs portes à la tombée de la nuit.
Un univers enchanteur mais perfectible

Malheureusement, le titre souffre de plusieurs soucis techniques qui nuisent à l’immersion, ce qui est regrettable. Les problèmes de caméra, parfois un peu folle lors des affrontements, peuvent être perturbants. De plus, il arrive que des personnages disparaissent à travers les murs ou, à l’inverse, apparaissent soudainement devant nous.
Certains éléments de décor, comme des étendues de gazon, se transforment en herbes hautes à mesure que l’on s’en approche. Les effets d’ombres, semblables à des dessins faits à la main, se déplacent en même temps que nous lors de nos balades. Espérons que les développeurs corrigent rapidement ces défauts qui peuvent parfois nous sortir de l’histoire.
Par ailleurs, les combats se déroulent en temps réel dans des arènes fermées, rendant les affrontements inévitables. Bien que le bestiaire alterne diverses créatures aux attaques différentes, on aurait apprécié davantage de boss véritablement épiques. Cela aurait relevé le niveau de défi tout en nous faisant profiter de scènes plus mémorables.
La durée de vie, ni trop courte ni trop longue, varie entre 20 et 25 heures, ce qui en fait un jeu idéal pour se détendre durant les vacances.
Testé sur Xbox Series X, version Game Pass du jeu
Le Bilan
On a aimé
- L’identité visuelle originale
- Les mécaniques de jeu bien pensées
- Le vrai scénario en dehors des donjons
- Le RPG est bien intégré
- La bande sonore apaisante
- Les personnages attachants
On a moins aimé
- Les affrontements en arène fermée
- Le manque de boss épiques
- L’évidence, pour les habitués, de certaines énigmes
- La caméra erratique lors des combats
- Les quelques problèmes techniques
Conclusion du test de Dungeons of Hinterberg
Une épopée estivale rafraîchissante !
Dungeons of Hinterberg se révèle être une véritable bouffée d’air frais, tant il est plaisant à jouer et idéal pour s’évader du quotidien. Avec ses jolis décors, ses mélodies apaisantes et ses défis stimulants, le titre parvient à créer une expérience immersive et relaxante. Microbird a brillamment réussi à combiner action-RPG et réflexion, offrant une histoire riche en rebondissements et en découvertes, malgré quelques soucis techniques. Ce premier titre prometteur laisse entrevoir un avenir radieux pour le studio et il sera intéressant de suivre leurs prochaines créations.