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Test – Risk Factions

Test – Risk Factions
Le 22 juillet 2010
Le 22 juillet 2010

Nouveaux objectifs

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On range les dés cabossés et le plateau tout corné, et on fait place à Risk : Factions, la version vidéoludique du célèbre jeu de stratégie pour conquérants en herbe. Et à cette occasion le studio Stainless Games nous a même gratifié d’un mode scénarisé intitulé Factions, qui comme vous allez le voir, apporte pas mal de nouveautés de gameplay.

Une refonte graphique et conceptuelle

Risk Factions met en scène, comme son nom l’indique, plusieurs factions dans une mini-campagne de 5 missions avec les humains, les chats, les robots, les morts-vivants et l’armée de Bouddha … Ces différentes races n’apportent rien au niveau du gameplay, la seule différence sera uniquement d’ordre esthétique lors des mini-scènes qui viennent égayer les lancers de dés. Les cinq missions sont aussi précédées de petites saynètes animées qui, même si elles sont loin d’êtres indispensables, apportent quand même au côté sympathique du jeu. Reste à savoir si cet univers plutôt enfantin ne déplaira pas à certains. En effet, il était assez inattendu de voir des chats ou des yétis dans un style cartoon prendre la place des canons et autres cavaleries. Bien sûr, les changements ne se limitent pas qu’à l’esthétique, et contrairement au bon vieux Risk des familles, les parties de Risk Factions vont au-delà de la gestion de troupes sur une carte de la Terre. Des objectifs et des capitales font par exemple leur apparition pour étoffer le gameplay. Les cartes imaginaires disposent aussi de territoires clés, avec par exemple un temple qui permet de convertir des troupes adverses à chaque tour, un barrage hydraulique qui va noyer toutes les armées alentour, etc.

Bien évidemment, ceux-ci apportent un atout non négligeable à qui saura les prendre d’assaut, et le temple cité plus haut s’avérera être d’une grande aide, voire d’une trop grande aide. Des missions sont aussi disponibles, avec des mini-objectifs à réaliser pour obtenir des récompenses sous forme d’avantages stratégiques.

Au final cette campagne vous occupera une petite après-midi, en sachant qu’il n’existe qu’un seul niveau de difficulté. Assez court, celle-ci ne servira finalement que de tutoriel grandeur nature pour éviter aux nouveaux-venus de se faire massacrer en multijoueurs.

Contre-espionnage à coup de messages privés

Le mode multijoueurs, en local ou sur le Live, vous propose des escarmouches à 5 joueurs maximum. Séparé en deux branches, Risk Factions vous propose de vous affronter selon les règles traditionnelles de Risk et uniquement sur la carte du monde, ou alors de reprendre les ingrédients du mode campagne pour des parties Conquête du monde ou Centre de commandement, avec au menu une dizaine de cartes différentes (une entrée DLC est déjà dans le menu principal). Inutile de vous expliquer le concept de la Conquête du monde, penchons-nous donc sur les parties Centre de commandement. Ici votre rôle de commandant sera d’être le premier à accomplir trois missions, différentes selon les cartes, tout en ayant le contrôle d’une des capitales. Ces missions consistent par exemple à prendre X territoires ennemis en un tour (et ainsi bénéficier d’un dé de défense gratuit), à contrôler un continent bien précis (et bénéficier d’un mouvement de troupe au début de vos tours), etc. Trois options se proposent également à vous au moment de la création de la partie pour modifier les objectifs, dans le but de pouvoir choisir entre une partie rapide, normale ou épique avec des missions plus ou moins compliquées et longues.

Comme toujours, les renversements de situation sont légion, remercions le principe du lancer de dés, et les coups bas et autres alliances officieuses viendront pimenter le tout. Le Live vient en partie amputer ce climat si particulier du vrai jeu de plateau, avec des traîtres potentiels assis en face de vous en chair et en os, mais en contrepartie on bénéficie de plusieurs avantages qui rendent les parties plus confortables. Le plus important étant bien sûr le lancer de dés géré par l’ordinateur qui raccourcit les affrontements entre deux grosses armées. En clair lancer 50 pions contre une case à 40 ne vous coûtera plus une quinzaine de laborieux lancers de trois dés et sujets à la triche et à la mauvaise foi. Le bouton X vous permettra même de lancer une bataille rapide, qui vous cachera le détail des lancers de dés pour se concentrer sur l’évolution en temps réel des effectifs de chacun. Autant vous dire que voir un gros régiment, formé à la sueur de son front, fondre comme neige au soleil en quelques secondes face à un chanceux fait mal au cœur.

Le Bilan

On a aimé 

  • Plus besoin de déballer quoi que ce soit
  • Les nouveautés de type objectif
  • Un jeu qui s’allie à merveille au Xbox Live
  • {Sûrement moins fun qu’une vraie soirée entre potes
  • Une campagne qui ne servira que de tutoriel

Conclusion du test de Risk : Factions

C’est dans les vieilles recettes que l’on fait les meilleurs pots
Fort d’un concept de départ plus qu’éprouvé, Stainless Games aurait pu se contenter d’une bête transposition du jeu sur console. Au lieu de cela, ils nous ont gratifié, en plus de la version classique, de nouvelles règles accompagnées de nombreuses cartes qui devraient faire plaisir aux blasés de la version plateau. Le multijoueurs qui représente le coeur du jeu ne souffre d’aucun défaut notoire et tout est bien là pour passer des heures à conquérir le monde.

L
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Risk : Factions

Développeur : Stainless Games
Éditeur : EA
Date de sortie : 23/06/2010

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