Test – Le Parrain 2

Et n’oublie pas mes étrennes !
Ersatz de GTA, le jeu vidéo Le Parrain 2, fait suite au Parrain (jusque là logique) sorti quelques années plus tôt sur la précédente génération de machines. Et vous allez voir qu’il va nous faire une offre que nous ne pouvons pas refuser.
Contemporain ?

La situation vous place à la fin des années 50 à Cuba. Vous êtes un homme de Michael Corleone, fils du défunt Vitto, qui tente une négociation avec des grandes familles afin de se partager une part du gâteau que propose Cuba. Ce sera le lieu de votre tutoriel, puisque vous devrez vous enfuir de l’île après une attaque terrible de la Résistance. Direction News York, où se déroulera la première partie de vos pérégrinations. Oui, vous avez bien lu première partie, puisque vous pourrez au fil du scénario vadrouiller à Floride (dans l’Etat de Floride) et à Cuba.
Vous serez désormais à la tête d’une famille, et en tant que chef de famille, vous devrez prendre les décisions qui s’imposent, à savoir la faire grandir et fructifier l’empire Corléone. Malheureusement, les familles rivales ne l’entendent pas de cette oreille et une bataille ouverte pour le contrôle des commerces des différentes villes fera rage.

Enfin « rage », c’est très vite dit, puisque vous ne les rencontrerez qu’au fur et à mesure. Une première sur New York, deux en Floride et deux autres à Cuba. Autant dire que l’on va se marrer ! Hahaha ! Non sans rire, on va rire bien jaune.
L’aspect technique d’abord, nous fait remonter quelques années en arrière, et seuls les personnages sont modélisés avec un minimum d’attention. Les décors sont vides et très répétitifs en plus d’être très simplistes et l’interface en jeu est extrêmement invasive. Les animations sont largement améliorables, les véhicules que vous « empruntez » se traînent (alors qu’avec leurs conducteurs d’origine, elles vont bien plus vite, c’est flagrant avec les voitures de police) et n’ont aucune réaction réaliste.

Et ça n’en devient que plus enrageant lorsqu’on voit qu’il faut se traîner sur un pâté de maison parce que sauter par dessus le muret pas plus haut que vos chevilles n’est pas prévu à cet endroit, alors que des murets un peu plus hauts se passent à peu près aisément. Alors comment veut-on être un Don sérieux si on n’arrive même pas à monter une vulgaire marche ? Déjà que les trottoirs c’est limite…
En plus le jeu est bourré de bugs très dérangeants ! Votre voiture qui disparaît après s’être pris un mur (et vos acolytes également, tant qu’on y est), des cibles à éliminer qui ne sont pas à l’endroit où elles doivent être, recommencer une exécution alors que vous aviez bien procédé au modus operandi seront votre lot quotidien.
Non, non, vous n’êtes pas sur une version preview ou debug, mais bien sur une version commerciale.
Ben ton Parrain n’est pas content !

Le Parrain 2 propose toutefois quelque chose de différent, quelque chose de plus par rapport à ses concurrents. Encore heureux, parce que jusqu’à présent, il se fait manger tout cru.
En effet, pour imposer votre suprématie, vous devrez prendre des commerces qui vous verseront un pécule pour votre « protection ». Il vous faudra pour cela, liquider les gardes de la famille qui le contrôle, puis ensuite persuader le gérant de l’établissement de bien vouloir s’offrir vos services. Comment le persuader ? Frappez-le, bousillez son magasin, projetez-le, faites-lui voir que ça fait haut de tomber du toit, menacez-le d’une arme, empoignez-le ou tirez lui dessus. Si vous trouvez son point faible, vous gagnerez 25% de plus. Mais attention ! Si vous y allez trop fort, êtes trop gourmand, et dépassez le taux de pression (représenté par deux indicateurs de tolérance dans une jauge qui se remplit plus ou moins vite en fonction de la personne et des actions de votre persuasion), il refusera en bloc votre soutien pendant quelque temps. De même, il n’est pas immortel, et si vous y allez plus fort, il faudra attendre un peu avant que son successeur ne rouvre la boutique.

Une fois des magasins en poche, il vous faudra les protéger avec des hommes (aussi appelés sbires, ou denrée périssable). Chaque homme de main engagé a un coût, et il vous faudra gérer les finances pour éviter d’être à perte, sinon les hommes non-payés partiront et laisseront vos biens sans défense. Et cela serait dommage de perdre un commerce dans lequel vous avez un monopole, puisque vous perdriez le bonus affilié à celui-ci.
Et pour renflouer vos caisses, rien de tel que de rendre service aux gens. En échange de services (vols, destructions, sabotages, meurtres, passages à tabac), les gens vous donneront de l’argent, ou vous rendront des services en donnant des infos sur des hommes de main des familles ennemies et la manière de les tuer pour faire passer un message. Vous pourrez également rendre service à des hommes influents qui vous rendront service à leur tour (immunité policière temporaire, sortie d’hôpital accélérée, mettre hors d’état de nuire temporairement une famille, reconstruction de vos commerces accélérée…).

Vous pourrez aussi arroser les officiers de police et les témoins de vos exactions pour agir sans qu’on ne vous pose de problèmes. Un vrai truand !
Mais ne vous leurrez pas, ce sera très répétitif, vu le nombre limité de schémas de missions possibles. Même la mise en situation est répétitive, ils auraient au moins pu diversifier les dialogues de mission aléatoires.
Et si rendre service vous pose problème, il vous suffira de braquer des banques et vider régulièrement les coffres forts des commerces. Autrement dit, vous n’aurez pas réellement de soucis financiers si vous mettez un tant soit peu la main à la patte !
Et ton papa aussi !

Gérer tous les commerces, les attaques à distances, les défenses de vos propriétés attaquées semble être difficile, mais grâce au système de l’Oeil du Don, finis les soucis et bonjour les ennuis !
En effet, le jeu vous propose une sacrée dose de menus allant de vos comptes journaliers, à l’organigramme des différentes familles rencontrées, jusqu’aux différents lieux possédés.
Si cet aspect se veut exhaustif, au final, il ne servira pas souvent à l’exception des organigrammes qui renferment les informations sur les contrats des têtes ennemies débloquées et les services à rendre entre deux gestions de défense à distance.

L’aspect stratégique vanté dans ce soft revient à se la jouer bourrin et à vaincre par le nombre. Ni plus, ni moins. C’est bien dommage. Surtout que les familles apparaissent presque les unes après les autres et n’interagissent pas vraiment entre elles. Du parfait petit bétail.
Mais si vous voulez la paix, il faudra récupérer tous les commerces de la famille ciblée, puis donner l’assaut dans leur domaine, dernier rempart à leur survie. Dans ce dernier, vous y affronterez des hommes de mains, mais aussi les lieutenants qui n’ont pas été tués par contrat ou mis hors d’état de nuire temporairement. Les assauts peuvent y être très intenses, et détruire le domaine verra la mort de toute la famille, même s’ils n’y étaient pas présents. Pas très logique, et surtout on passe à côté des vengeances scénarisées (qui font l’objet des films de ce genre) ou de trahisons pour rejoindre vos rangs, qui auraient pu être intéressantes, mais non, rien de plus.

Le jeu se permet de vous emprunter de votre temps dans des dialogues scénarisés très linéaires alors que vous avez quand même le choix dans vos réponses, mais le tout reviendra au même, ne pensez même pas aux conséquences, elles ne changent pas. L’aspect stratégique / diplomatique encore une fois est bien décevant.
Reste la jouabilité à peu près correcte, bien qu’imprécise par moments et bien que le gameplay reste incohérent sur bien des points (impossibilité de sauter, de monter des marches qui ne sont pas des escaliers).
Et ta maman aussi !

Comme toute bonne famille, vous jouerez la maman poule en recrutant des hommes de confiance qui pourront vous suivre partout (jusqu’à 3 compagnons en simultané). Il vous faudra alors aller dans les lieux que vous possédez, passer des entretiens et choisir les hommes en fonction des talents que vous recherchez (destructeur, médecin, cambrioleur, incendiaire, cogneur et mécanicien).
Malheureusement, quel que soit votre choix, seuls les médecins (pour vous remettre sur pieds, vous et autres compagnons), cambrioleurs (pour ouvrir les coffres) et destructeurs qui, pour mettre fin définitivement au domaine d’une famille, seront réellement utiles.
Et ce choix devient encore plus inutile, lorsque vous pourrez faire monter un de vos hommes en grade (et oui, on ne choisit pas le moment des promotions ou du recrutement, il faut attendre d’avoir la permission !), ce qui lui permet d’apprendre une spécialisation en plus (3 spécialités maximum pour votre bras droit).

Leur soutien sera cependant nécessaire durant les gunfights, puisqu’ils serviront très bien de chair à canon sous vos ordres (via B), à défaut d’avoir une réelle utilité. Offrez-leur des améliorations dans leur menu personnel, et ce seront de vraies vaches à peu près blindées, vous laissant le loisir de vous planquer et d’abattre vos ennemis en ne subissant que peu de dégâts.
Mais on leur pardonnera (ou pas) puisque si vous les abandonnez sur le bord de la route, ils arriveront quand même en même temps à pied que vous en voiture de sport. Il maîtrisent probablement l’art de la téléportation.
Les compétences de vos hommes équipés d’armes à feu sont limitées, et les développeurs ont trouvé la bonne idée de faire une partie de jeu spécialement dédiée pour augmenter leurs capacités (entre autres) en les incarnant et en choisissant une arme précise. Ils ont appelé ça mode multijoueur. Et c’est aussi catastrophique que le solo : visée imprécise, maps ridiculement petites, appel au bourrinisme le plus primaire qui soit. Mais encore faut-il trouver des joueurs, sinon, il faudra se passer de l’upgrade en armement de vos hommes.
Finalement c’est pas plus mal, puisqu’on souffre déjà pendant la très linéaire et très répétitive douzaine d’heures que propose le solo, on va pas remettre le couvert dans des séances sado-masochistes, non plus !
Le Bilan
On a aimé
- Le système de menaces sympa, bien que pas assez poussé
- Les ennemis ont du répondant
On a moins aimé
- Répétitif, linéaire et très court
- Énormément buggué
- L’aspect stratégique en carton
- l’IA alliée carrément aux choux
Conclusion du test de Le Parrain 2
Comment ça, vous refusez ?
{{Le Parrain 2 n’arrive pas du tout à convaincre, surtout face à des cadors tels que GTA IV, sortis bien avant et qui lui mettent quand même une belle dérouillée à tous les niveaux.
Que voulez-vous ? On ne s’improvise pas grand bandit comme ça, lorsqu’on n’est qu’une petite frappe sans cervelle.}}
Je suis entièrement d’accord avec ce vote.
J’ai bien aimé ce jeu, avec une atmosphère bien particulière. C’est sur y’a des bugs mais la carte en 3d est bien, le fait d’engager des hommes de mais avec diverse aptitude. Apres les villes sont tres petites!! c’est vrai que c’est tres ch…. de devoir faire tout un labyrinthe pour rentrer ou sortir d’un immeuble alors que un petit bout de mur ou meme un portail fermé nous bloque(genre on ne peu pas découper le grillage ou poser des bombes a ces endroit la) Y’avait de bonnes idées dans… Lire la suite »
autant le premier volet m’a fachement plus le 2 est nul.
mais pourquoi faire un test d’un jeu si vieux?